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Amicale des vétérans du PCF
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20 juillet 2009

disparition de Georges Valbon (1924-2009)

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Disparition de Georges Valbon,

résistant et bâtisseur


Fils d’immigrés italiens, il participa à la libération du territoire, aux portes de Paris, qui devint la Seine Saint-Denis, et dont il fut le premier président. Il est mort samedi dans sa quatre-vingt-cinquième année.

Il était une figure du communisme en Seine-Saint-Denis, qu’il a parcourue toute au long de sa vie de militant, du Bagnolet des années de jeunesse à Bobigny, où il a présidé le Conseil général dès 1968 à la création du département, jusqu’en 1993. La mort de Georges Valbon, samedi, a suscité une vive émotion dans le 93. Il fut parmi les plus importants artisans des réalisations sociales et culturelles audacieuses qui firent la fierté des collectivités gérée par les communistes.

On ne peut réduire le rôle de Georges Valbon aux limites géographiques du territoire séquano-dyonisien, mais il incarnait à lui seul plusieurs caractéristiques de cette banlieue ouvrière depuis les années trente, où l’on travaillait dur, et où l’on se battait dur contre les patrons. Dans le combat de classe se forgeait la solidarité avec les travailleurs immigrés fuyant la misère, les persécutions antisémites, le fascisme ou le franquisme.

Georges Valbon est fils d’immigrés italiens. Son père Pie-Julien Valbon, a quitté le val d’Aoste où vient de triompher Mussolini. Après un court séjour à Lunery (Cher), lieu de naissance de Georges en 1924, la famille s’installe à Bagnolet.. Sa mère Cécile est couturière et Pie-Julien se fixe comme plombier couvreur.

Bon élève, le jeune homme obtient son certificat d’études primaires avec mention très bien. Il passe ensuite le concours de l’école Chaix où pendant quatre ans il apprendra le métier de typographe. Avec l’occupation nazie, l’adolescent est rattrapé par le fascisme que ses parents ont fui. Il est encore élève typographe, quand il imprime ses premiers tracts antinazis sur les presses de l’école.

Réfractaire au STO, il devient clandestin. En juillet 1944, lieutenant FTP il commande un groupe armé à Bagnolet, participe à la libération de la mairie des Lilas, puis de Montreuil, des forts de Rosny et de Romainville. Il combat les Allemands place de la République à Paris. Engagé volontaire en septembre 1944, il quitte l’armée en 1946 en refusant d’aller faire la guerre colonial en Indochine.

« Ce n’est pas, expliquait Georges Valbon, parce que des hommes,
des femmes, des enfants sont nés pauvres qu’ils doivent avoir
un enseignement au rabais. »

Dans le pays à reconstruire, Georges Valbon sera l’un des bâtisseurs de cette partie du département de la Seine, où il a combattu les armes à la main. À Bagnolet, d’abord, où il devient secrétaire de la section du parti communiste puis il occupe des responsabilité dans la fédération Seine-Nord-est. Jean-Claude Lefort, député honoraire du Val de Marne, et lui même originaire de Bagnolet, se souvient : «mes parents étaient les gardiens de la section, c’est là que je suis né. Georges n’a plus quitté notre vie depuis ces terps pourtant lointains». «C’était un homme d’une immense culture. Il a côtoyé les «grands» avec autant de bonheur que «les simples gens».

Ce goût de la culture, cet amour de la musique ne furent pas un violon d’Ingres cultivé dans le jardin secret de l’homme politique. L’ambition, révolutionnaire, des communistes de faire de la culture un bien commun a profondément marqué la gestion des communes puis du département par les communistes. Dès 1970, la Seine-Saint-Denis comptait une trentaine de conservatoires. La culture n’est pas un luxe, pas davantage qu’elle ne doit rester l’apanage des classes favorisées. Cette politique qui fait de l’accès aux activités culturelles une priorité recueille l’adhésion de la population.

À Bobigny, dont Georges Valbon est maire de 1965 à 1996, la fréquentation du conservatoire de musique passe de 300 jeunes en 1971 à 1600 cinq ans plus tard. «Ce n’est pas, expliquera Georges Valbon, parce que des hommes, des femmes, des enfants sont nés pauvres, de par la responsabilité des riches qu’ils doivent avoir en enseignement au rabais. Notre conservatoire est un instrument de qualité, de lutte contre l’inégalité».

Ce qui vaut pour le droit des travailleurs à la musique, l’est tout autant pour les autres facettes du champ culturel. La Seine-Saint-Denis doit à cette gestion émancipatrice, le nombre de ses cinémas municipaux, de ces théâtres, du dynamisme de la création artistiques que tant d’habitants de la capitale découvrent dans le «9.3»

Tout en continuant d’exercer des responsabilités au plan national dans les instances du PCF, Georges Valbon ne sacrifia qu’une parenthèse de sa vie militante hors de son département. En 1982, après la victoire de François Mitterrand et la formation pour la première fois depuis 1947 d’un gouvernement à participation communiste, il accepta de quitter la présidence du département pour devenir président des Charbonnages de France à la demande du nouveau gouvernement. Le militant, habité par le sens de l’intérêt général, ne pouvait se dérober.

Mais un an et demi plus tard, ne voulant servir de caution à une politique s’éloignant des objectifs de 1981, Georges Valbon prenait ses responsabilité en démissionnant, neuf mois avant que les ministres communistes fassent de même en juillet 1984… Et revenait à Bobigny.

Jean-Paul Piérot
L'Humanité
, 20 juillet 2009

- une vidéo Ina sur Georges Valbon

 

Georges Valbon (1)
Georges Valbon, jeune

 

Georges Valbon 1971
Georges Valbon, 1970-1971

 

Georges Valbon (2)
Georges Valbon

 

Georges Valbon (3)
Georges Valbon

 

 
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29 juin 2009

édito du bulletin des vétérans, n°48, juillet 2009

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les communistes dans les luttes

et dans le rassemblement


Des élections européennes, on peut retenir d'abord l'abstention massive et l'espoir représenté par le Front de Gauche.
L'abstention est essentiellement celle des couches populaires, de ceux qui ont le plu à  souffrir de la crise. Ils ont exprimé par là leur aversion d'une Europe qui ne sert que les intérêts des financiers et des lobbies économiques. Il s'agit d'une sanction de l'Europe libérale, d'un rejet non pas de l'Europe mais des institutions et de la politique de Bruxelles. On peut noter qu'il en a été de même dans les autres nations.

Le Front de Gauche a dénoncé clairement l'Europe de la concurrence libre et non faussée, il a avancé des propositions concrètes.

La campagne du Front de Gauche a commencé à ouvrir des perspectives pour un changement radical de politique, pour une véritable alternative. Il est nécessaire de formuler un projet politique qui ouvre un débouché au mouvement social, un projet qui réponde aux aspirations populaires et respecte les différents courants.

sortir du capitalisme en crise

Les communistes entendent poursuivre et amplifier la démarche qui a été celle du Front de Gauche : autour de contenus profondément transformateurs, interpeller toutes les forces politiques et sociales à gauche. Des exigences nouvelles se font jour, incitant à ne pas couper l'écologie du social, les dégâts environnementaux étant dus à la soif de profit immédiat du mode de production capitaliste.

Les communistes vont mener de front l'appel à élargir le Front de Gauche et à l'enraciner localement et la popularisation de leurs propositions, comme le projet emploi-sécurité-formation, la constitution d'un pôle public bancaire, la sauvegarde et le développement des services publics, une démocratie nouvelle qui rompe avec le présidentialisme à la Sarkozy, l'attention portée à la santé, la protection sociale, l'éducation et la recherche.

La crise met au centre des réflexions le débat de fond.

Le communisme est-il, comme le prétend la droite, une vieille idée, totalement surannée ou, au contraire, la voie qui fasse reculer, dans le monde, la misère, la pauvreté, l'exploitation, qui permette l'émancipation de chaque femme, de chaque homme ?

Comme l'a dit Samir Amin, l'enjeu ce n'est pas de sortir de la crise du capitalisme, mais de sortir du capitalisme en crise.

Nous mettrons à profit toutes les rencontres de cet été et, particulièrement, la Fête de l'Humanité, pour porter nos idées à la connaissance du plus grand nombre de citoyens.

Daniel Renard

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meeting du Front de Gauche, le 8 mars 2009 au Zénith

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23 avril 2009

Retirada

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"la Retirada" - Espagne républicaine

compte rendu d'initiative de l'Amicale des vétérans du PCF à Marseille


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1939-2009… il y a 70 ans
«la Retirada»
Fin de la guerre d’Espagne

2009… Cette année sera marquée par les manifestations du 70ème anniversaire de «la rRtirada», c’est-à-dire la fin de la guerre d’Espagne en 1939.

Depuis le début de l’année des manifestations très importantes ont commencé ou sont prévues dans de très nombreux pays. En Espagne, bien sûr, mais aussi dans toute la péninsule Ibérique, dans tous les pays d’Europe, ceux d’Amérique du Sud comme ceux d’Afrique du Nord et dans d’autres pays du monde.

En France, les manifestations prennent un tour particulier car c’est le pays qui «accueillit» l’immense majorité de toutes celles et tous ceux, femmes, qui «tras el pirinéo» ( derrière les Pyrénées) fuyaient Franco et le fascisme.

Ils seront en tout un peu plus de 500 000 à passer la frontière entre l’Espagne et la France. Parmi eux il y a, bien sûr, les soldats de l’armée républicaine mais la majorité étaient des civils, des femmes, des enfants, des ouvriers, des paysans, des intellectuels, des poètes, des musiciens, des écrivains etc. Ils sont tous arrachés à leur terre, à leur langue, à leur culture et à leurs racines. 1939. C’est l’exode d’un peuple.

Les femmes ont tenu dans cette histoire un rôle essentiel. Elles ont été des combattantes de la liberté à l’égal des hommes.

Mais en guise d’accueil, ce furent les camps du mépris.

Remarquons en effet, qu’en plus de la déception provoquée par la politique de non-intervention de la France, les réfugiés seront parqués dans des camps de concentration. La France de 1938, en effet, celle de Daladier, s’était dotée d’un arsenal de lois honteuses pour le pays des droits de l’Homme, mais qui permirent de surveiller et de réprimer les étrangers. C’est en fonction de ce cadre législatif que les républicains espagnols étaient appelés : «les indésirables».

L’exode des Espagnols en France, ce sera plus de 10 000 morts dans les camps de concentration français, plus de 7 000 morts au camp de Mauthausen, et environ 8 000 morts pendant la seconde guerre mondiale.

L’histoire des Républicains Espagnols exilés en France : la souffrance, l’héroïsme, l’injustice.

L’amicale des vétérans avec d’autres partenaires :
Mémoires Vivantes – FTP- l’ACER – le Cercle Catala – la MOI
- le photographe Francis Blaise organise deux jours d’hommage
pour ce 70ème anniversaire de la «Retirada».


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"Espagne", Henri-Cartier Bresson, 1933

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Henri-Cartier Bresson


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la "Retirada"

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7 mars 2009

programme de réunions

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assemblées départementales

de vétérans P.C.F.

 

Voici la liste des assemblées départementales ou régionales de nos amicales :

Côte d'Or                                                    31 janvier 2009

Val d'Oise                                                     3 février

Indre                                                          27 février

réunion régionale Midi-Pyrénées               26 mars

Aisne à Tergnier                                           28 mars

Gard à Nîmes                                                 3 avril

Lot-et-Garonne                                             7 avril

Loiret à Orléans                                           14 avril

Loiret à Chalette                                          16 avril

Dordogne à Périgueux                                 22 avril

Rhône                                                        25 avril

Hautes-Pyrénées à Tarbes                          26 avril

Loire-Atlantique à Nantes                           28 avril

 

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janvier 1970

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1989, bicentenaire de la Révolution française

 

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14 décembre 2008

salut de l'Amicale des Vétérans

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intervention de Daniel Renard
,

président de l'Amicale des Vétérans,

au Congrès du PCF


Huma_18_d_c_2008__2_Je veux d'abord dire mon émotion en présentant le salut de l'Amicale des Vétérans, quand, au congrès précédent, c'était Louis Baillot, hélas décédé depuis.

Des camarades s'interrogent sur le mot "Vétérans". Je les rassure. Les vétérans ne se veulent pas et ne sont d'anciens combattants. Combattants d'hier, ils sont également combattants d'aujourd'hui. Certes, une des vocations de l'Amicale est la mémoire militante. Étudier historiquement, faire connaître le parcours des militants communistes est nécessaire, à partir des archives et des témoignages. C'est un travail tourné vers l'avenir.

Les vétérans ne cultivent pas la nostalgie. Comme tous les communistes, ils sont attentifs au nouveau, à ce qui naît, à ce qui bouge, à ce qui peut grandir.

La crise systémique du capitalisme bouleverse le contexte des luttes sociales, du combat politique. Comme toujours dans l'histoire, rien n'est écrit d'avance. Tout dépend du regard que portent les hommes sur la réalité, sur les perspectives possibles, tout dépend de leur initiative.

C'est dire que, pour nous, communistes, un vaste chantier s'ouvre. Les opinions s'affrontent. La droite cherche quelques mesures pour sauvegarder le capitalisme… jusqu'à la prochaine crise. D'autres qui se disent de gauche ne se retrouvent pas dans l'action pour remplacer la capitalisme par autre chose, ils veulent simplement faire fonctionner le capitalisme "de façon humaine", le réguler.

La perspective communiste est de transformer les rapports sociaux, de mettre en cause la domination du capital, donc d'inverser le rapport des forces actuel, de faire reculer fortement les inégalités sociales, de mettre en œuvre un autre mode de développement respectueux des hommes et de la planète. Nous conjuguons progrès social et progrès écologique.

le communisme du XXe siècle
ne se réduit pas au soviétisme

Ces idées trouvent une nouvelle audience. En témoigne, entre autres, l'intérêt grandissant pour la pensée de Marx. Le dépassement du capitalisme, le communisme est bien de pleine actualité. Comme l'a dit une camarade, notre vision n'est pas moins, mais plus de communisme.

Certes la perspective communiste souffre de ce qui s'est fait en son nom, dans les pays de l'Est et qui n'en n'était qu'une désastreuse caricature. Mais le communisme du XXe siècle ne se réduit pas au soviétisme. Cela a été l'engagement, à travers tous les continents, de millions d'hommes pour la dignité, pour la liberté, la justice sociale, pour la paix.

Si les communistes français sont resté longtemps aveugles devant la réalité en Union soviétique, ils ont eu un rôle majeur contre le fascisme, contre le colonialisme, pour la défense des libertés en France et dans le monde, pour la conquêt de droits sociaux. Oui, nous pouvons être fiers de ce que nos aînés ont accompli, sous le Front populaire, sous la Résistance, pour le droit des peuples et pour la sauvegarde de la paix. Dans les conditions d'aujourd'hui, soyons créatifs comme eux.

Aujourd'hui, face aux dégâts engendrés par le capitalisme, c'est bien vers une société reposant sur une autre logique qu'il faut se diriger. Dans nos analyses comme dans nos propositions, nous rompons avec les approches productivistes, avec les approches étatistes, nous affirmons les valeurs héritées de la pensée de Marx, l'éradication de toutes les dominations, de toutes les aliénations. Nous opposons la solidarité, le développement maximal de la personnalité de chacun à la concurrence universelle, à une société dont le principe est que l'homme est un loup pour l'homme. La perspective communiste est celle de l'émancipation humaine.

Les vétérans se réjouissent que le congrès affirme hautement ces idées qui font l'accord de tous les communistes.

La préparation du congrès a donné lieu à l'expression de diverses approches, à des débats approfondis. C'est bien venu, c'est utile face à une conjoncture complexe et contradictoire. Notre parti est un corps vivant qui s'enrichit de la réflexion de chacun. Dans le même mouvement, tout, pensons-nous, doit être recherché pour aboutir à une claire démarche commune.

la recherche du rassemblement
depuis les années 1930

Si, au moment où le capitalisme fait la démonstration de son caractère fondamentalement nocif, inhumain, du fait qu'il est historiquement périmé, caduc, nous pensons que le communisme a un avenir (nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls à le déclarer), une formation communiste, une organisation est indispensable pour contribuer aux luttes dans tous les domaines, pour s'inscrire efficacement dans la bataille d'idées. Un parti porteur d'intelligence collective, se plaçant résolument sur des positions de classe et affirmant son objectif : la conquête de la démocratie politique, sociale, de la démocratie en tous domaines. C'est dire que nous avons rompu depuis déjà longtemps avec la matrice bolchevique.

Pour un nouveau départ, chacun de nous réfléchit à ce qui peut rendre le Parti communiste encore plus démocratique, plus ouvert, plus en prise avec les réalités de la société française et du monde, ainsi plus à même d'offrir des repères et d'ouvrir les chemins de l'espérance.

Notre parti a depuis longtemps lié intimement ses analyses, ses propositions propres à la recherche du rassemblement de toutes les forces, de tous les courants attachés à la démocratie, au progrès, de tous ceux qui aspirent à un monde nouveau.

Agir pour un tel rassemblement a été, depuis les années 1930, une dimension essentielle de l'identité communiste.

J'ai essayé de traduire la pensée des camarades vétérans dans leurs interventions dans les conférences départementales.

Nous nous impliquerons résolument dans tous ces combats, convaincus que le communisme, que le Parti communiste français, ont de l'avenir.

Daniel Renard
samedi 13 décembre 2008

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L'Humanité, 18 décembre 2008


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agir pour le rassemblement

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7 octobre 2008

communisme réel

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Joan Miró



qu'est-ce que le communisme réel ?


Au XXe siècle, le communisme a été écartelé entre des idéaux émancipateurs de haut vol et des traductions politiques en Union soviétique et d'autres pays de l'Est européen qui les ont défigurés, réduits à rien.

Au XXe siècle, comme aujourd'hui, le communisme réel est l'engagement de millions d'hommes à travers tous les continents pour la dignité, contre l'exploitation et la misère, c'est la revendication du droit au bonheur pour chacun. Des penseurs, de tendances diverses, dénoncent le capitalisme et, pour certains, se réfèrent au communisme. Quelques citations.

Nicolas Hulot, militant écologiste
- Nous sommes pris de court parce que nous avons été pendant des années dans un système où l'homme était au service de l'économie et non pas l'inverse, et dans une société qui s'est construite sur la spoliation des biens communs ; cela continue encore aujourd'hui avec la brevetabilité du vivant. Or les choses vont changer de gré ou de force ! Il y a cette fameuse phrase de Gandhi : "Le monde contient bien assez pour les besoins de Nicolas_Hulotchacun, mais pas assez pour la cupidité de tous". Aujourd'hui, nous avons une occasion inespérée de redonner du sens au progrès, de repréciser ce qu'est cette émancipation de l'homme. Il faut le construire ensemble, avec le monde du travail et en faisant appel à la science, à la recherche et à l'économie. Inventons ensemble un nouveau modèle économique-! Parce qu'il est dans "toujours plus pour le plus petit nombre", le capitalisme est aujourd'hui obsolète ! Et cela ne peut pas marcher dans un monde où tout se sait et où tout se voit.

Alain_Badiou
Alain Badiou, philosophe
- Ce n'est pas d'anti-capitalisme que l'on a besoin, mais d'affirmation de nos propres principes. L'hypothèse de l'émancipation, fondamentalement, reste l'hypothèse  communiste.

Yvon_QuiniouYvon Quiniou, philosophe
- L'essentiel de l'analyse critique du capitalisme que nous offre Marx demeure valable aujourd'hui… Nous n'avons pas à changer de paradigme intellectuel pour penser, critiquer et améliorer la société, à moins de renoncer à la dénonciation de son inhumanité actuelle et à prétendre que les concepts qui la révèlent – exploitation, oppression, domination, aliénation – ne sont plus valides.

Anicet Le Pors, ancien ministre
Anicet_Le_Pors- Si le mouvement communiste du XXe siècle a été chargé d'erreurs, de fautes graves, il a été également marqué par l'abnégation et le courage d'innombrables communistes qui, en tout état de cause, méritent le respect. Il convient de tirer les conclusions de l'expérience du siècle passé et poursuivre la réflexion dans les conditions de l'ère nouvelle. La conviction exprimée et l'hypothèse faite ici est qu'aucun autre mot ne pourra mieux que "communisme" dire au XXIe siècle le primat de la raison et l'espérance du genre humain. Dans ces temps ingrats, il faut donc le protéger.


Slavov Zizek, philosophe slovène
- Nous prenons peu à peu conscience des potentiels destructeurs, pouvant aller jusqu'à l'auto-annihilation de Zlavoj_Zizekl'humanité elle-même, qui se déchaîneraient si on laissait la logique capitaliste s'emparer de ces communs [les biens fondamentaux de l'humanité]. Ce besoin d'établir une organisation, et un engagement politiques globaux capables de neutraliser et de canaliser les mécanismes du marché ne revient-il pas à adopter une perspective communiste ? La référence aux "communs" justifie par conséquent la résurrection de la notion de communisme : elle nous permet de considérer la privatisation progressive des communs comme un processus de prolétarisation de ceux qui se trouvent ainsi exclus de leur propre substance.

Jack Ralite, sénateur
- La seule chose dont nous sommes porteurs indéfectiblement, c'est l'émancipation. Nous ne cherchons pas le pouvoir, nous cherchons les moyens de l'émancipation. Je n'ai jamais été favorable au changement de nom du Parti communiste pour cette raison. Pour beaucoup de travailleurs, nous sommes ceux 240101_bc_17qui peuvent les aider à s'émanciper. L'émancipation a d'ailleurs parfois été encouragé par la bourgeoisie, comme par exemple pour la création de l'école laïque, gratuite et obligatoire. Même si c'est à la suite des réflexions sur la Commune de Paris sur ce sujet qu'elle a été imaginée, c'est par des bourgeois républicains qu'elle a été mise en place.

Samir Amin, économiste tiers-mondiste
- Je préfère aujourd'hui parler d'avancées révolutionnaires plutôt que de révolution. "Révolution" inspire l'idée fausse que tous les problèmes pourraient être réglés du jour au lendemain. Des "avancées révolutionnaires" correspondent, à mes yeux, aux amorces de mise en place d'autres logiques que celles du capitalisme. Elles peuvent, à leur tout, préparer d'autres avancées, des "vagues" ultérieures. Mais il n'y a pas, en la matière, de déterminisme historique. Il y a des nécessités objectives, au sens hégélien du terme, mais pas de déterminisme absolu. Si cette transition vers le socialisme ne devait pas s'opérer, le scénario serait celui d'une longue transition vers toujours davantage de barbarie. Les deux possibilités coexistent.
Le moment de démoralisation des forces populaires, des ralliements aux idées selon lesquelles le "socialisme était définitivement vaincu" et le capitalisme était devenu "la fin de l'histoire" ont cédé la place dès la fin des années 1990 à l'appel au combat pour un autre monde, meilleur. Les forums sociaux altermondialistes ont été l'un des Samir_Amin___Egypt_onelieux donnant une visibilité aux luttes. Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir pour que la convergence de ces luttes se cristallise dans des stratégies cohérentes et efficaces, capables de mettre en déroute les projets de contrôle militaire de la planète par les États-Unis et leurs alliés, d'ouvrir ders voies nouvelles au socialisme du XXIe siècle, un socialisme plus authentiquement démocratique que celui de la vague du XXe siècle. Associer le combat démocratique au progrès social, reconstruire sur cette base l'internationalisme des peuples face au cosmopolitisme du capital, tel est le défi auquel la gauche est confrontée dans le monde entier.

Lucien Sève, philosophe
- Communisme Pourquoi ? Parce que c'est la seule alternative vraie à ce capitalisme qui, sur un rythme accéléré, conduit l'humanité à sa perte. En quoi est-ce la seule alternative  vraie ? Pour dire en trois phrases ce qui exigerait un gros livre : en ceci que le capitalisme est fondamentalement la mise en privé universelle ; il prive ainsi les humains de la maîtrise collective sur leurs puissances sociales – les avoirs, les savoirs, les pouvoirs. Il est la forme extrême de l'aliénation humaine. Sortir vraiment du capitalisme, c'est donc aller vers la mise en commun universelle de tout ce qui est social en en développant l'appropriation par tous : communisme.

seve_lucienÀ simplement considérer de façon attentive l'idée de base que le communisme est le mouvement réel dépassant toutes les grandes aliénations historiques de l'humanité, on voit se dessiner plusieurs vues stratégiques cardinales en rupture avec ce que furent trop longtemps les nôtres. Dépassement de toutes aliénations historiques : le communisme est désaliénation universelle ou n'est pas, non pas seulement parce que chaque aliénation est à résorber mais parce que toutes s'entrecroisent – ainsi l'exploitation économique a vitalement besoin de s'étayer sur la domination étatique et la mystification idéologique. Conséquence : le mouvement réel du communisme, s'il a un caractère de masse, n'est pas celui d'une classe en particulier – même si le peuple ouvrier y est au premier chef concerné – mais de toutes les forces collectives et individuelles avides de quelque désaliénation. Pour reprendre une formule à mes yeux judicieuse, la force communiste dont il est besoin doit être celle non d'une classe mais d'un projet un et divers à la fois : tout ce qui renvoie même de façon très indirecte à la logique infectieuse du capital, tout ce qui constitue un présupposé négatif ou positif de son dépassement possible peut et doit être source de mouvement communiste réel. Le champ des initiatives à prendre est immense.
Dépassement de toutes les aliénations historiques : à son tour, le mot dépassement – celui même de Marx (en allemand, Aufhebung) quand il parle du communisme comme "mouvement réel" – ajoute encore de l'essentiel à ce qui précède. Une désaliénation est inévitablement un processus en temps long, hors de portée d'un acte révolutionnaire soudain même si des décisions de pouvoir peuvent le favoriser, mais c'est un processus que rien ne peut empêcher de s'engager aujourd'hui même. Ceci condamne tout renvoi du dépassement du capitalisme à un après-conquête du pouvoir qui n'est jamais venu dans aucun pays développé, et dans la supposée préparation duquel c'est en fait la subalterne bataille électorale qui accapare sans cesse les forces. Le mouvement communiste s'engage aujourd'hui dans de tout autres batailles qu'électorales ou ne s'engagera jamais. Par-delà les vieilles images d'Épinal de la "révolution" – du moins pour ce qui concerne les pays les plus développés – il faut réfléchir à l'idée forte d'évolution révolutionnaire, processus multiforme et inégal mais poursuivi avec esprit de suite d'initiatives engagées, de succès partiels remportés, de rapports de forces modifiés, d'élévation d'enjeu des initiatives dès lors possibles… Oui, on peut faire dès aujourd'hui de bonne politique avec le communisme. Et à moins du communisme, au point où en est le capitalisme, je ne vois pas quelle bonne politique est possible


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8 octobre 2008

Daniel Renard : communisme, un nouvel élan

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Le communisme, un nouvel élan

Daniel RENARD

La profonde crise financière qui affecte le monde capitaliste illustre, à nouveau, le déclin des règles capitalistes imposées à la société. En même temps que les communistes, beaucoup de voix dénoncent la domination des marchés dérégulés, la financiarisation de l'économie, le dogme de la concurrence libre et non faussée exalté dans la constitution européenne. Oui, il faut substituer d'autres rapports sociaux à ceux d'aujourd'hui, facteurs de pauvreté, de précarité, d'inégalités croissantes et d'aventures militaires.
Le communisme, comme processus de dépassement du capitalisme, de mise en cause de toutes les dominations, de toutes les aliénations, est de pleine actualité. L'idéologie dominante, nous oppose ce qui s'est passé en Union soviétique. Certes, mais il s'agissait d'une caricature de communisme.

lutte constante au côté des exploités
Nous sommes restés trop longtemps aveugles devant cette réalité, mais l'action du Parti communiste dans la France du XXe siècle a été tout autre chose ; la lutte constante au côté des exploités, contre le fascisme, le racisme, la xénophobie, ce fut l'anti-colonialisme ; la lutte pour la paix et l'amitié entre les peuples. Et aussi les réalisations des municipalités communistes. Le Front populaire, la Résistance sont des moments prestigieux.
Aujourd'hui, la société française, comme le monde, a profondément changé. Dans des conditions économiques, sociales, idéologiques nouvelles, il nous revient de travailler à un projet global d'émancipation, à une représentation du futur qui crée l'espérance.
Un projet qui ne se suffise pas à lui-même, mais qu'il faut discuter avec tous les hommes de progrès, tous ceux qui aspirent à une transformation des rapports sociaux, un projet à amender, préciser et enrichir ; un projet hardi, radical, novateur. C'est la responsabilité du congrès et au-delà.
On peut évoquer quelques idées. La redistribution des richesses, ce qui exige de s'en prendre aux nantis, à la grande bourgeoisie. Une économie pour le bien de tous et non la cupidité d'une étroite minorité. La démocratie avec la pleine participation des citoyens aux divers niveaux des institutions, avec la reconnaissance des droits des immigrés ; dans l'entreprise, les salariés étant partie prenante de la gestion. Le but de la politique est de susciter l'intervention des citoyens eux-mêmes. L'action réelle pour une planète durable et vivable, la combinaison du progrès démocratique, social et écologique.arton50
L'action pour la paix, le désarmement, ce qui suppose l'aide aux pays qui aspirent à leur développement. La revendication d'une Europe délivrée de son carcan libéral, d'une Europe sociale et de coopération. Sans oublier des questions qui concernent la vie quotidienne des gens : une sécurité emploi-formation, la modernisation des services publics, la gratuité de la santé et des transports publics urbains.

valeurs communistes
La lutte, sur ces question fondamentales, s'inscrit dans la perspective du communisme, conçu comme le mouvement réel qui abolit l'état de choses existant. À l'opposé de la privatisation généralisée, le communisme est la maîtrise commune de toutes les grandes activités sociales. C'est la perspective de l'émancipation humaine, assurant le plein développement de la personnalité de chacun.
Pour affirmer les valeurs communistes, un parti est nécessaire, avec, de façon étroitement liée, son identité et sa recherche permanente de toutes les actions communes avec les autres forces démocratiques, de progrès, dans un esprit d'écoute, d'ouverture. Un parti dont la vie interne se fortifie de la richesse des débats, de l'apport d'une diversité soucieuse de dégage une démarche commune, qui fasse de tous ses membres des acteurs de sa politique.
C'est avec ces préoccupations que les vétérans, tout en apportant leur contribution, ne doutent pas que le 34e congrès sera très utile à notre peuple.

Daniel Renard
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bulletin de l'Amicale des vétérans
numéro 46 - octobre 2008

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29 mai 2008

écho des amicales (mai 2008)

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échos des amicales

mai 2008


contact avec les amicales : cliquer ici

1er juin 2008
La Haute-Garonne prévoit un débat sur Mai 68 à la fête du Parti

15 mai 2008
Assemblée des vétérans du Morbihan

22 mai 2008
L'Oise organise la visite de Royallieu, mémorial de l'internement et de la déportation

fin mai 2008
En Saône-et-Loire, assemblée général des vétérans

29 mai 2008
Lot-et-Garonne : assemblée 

31 mai 2008
L'Oise organise une conférence sur Mai 68

31 mai 2008
Les Pyrénées-Orientales provoquent une rencontre sur le thème : Une Amérique latine sans dictateurs, avec les témoignages de Marie et Jean Laille (en savoir plus) 

septembre 2008
La Haute-Garonne prévoit un débat sur l'un des thèmes du congrès national du Parti

jeudi 16 octobre 2008
Assemblée nationale des responsables des Amicales de Vétérans, avec Marie-George Buffet


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camp de Royallieu (Oise)


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camp d'internement de Royallieu


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le camp de Royallieu était le Stalag 122


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les baraquements du camp d'internement de Royallieu


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le poète et résistant Robert Desnos fut détenu
à Royallieu en mars et avril 1944


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derrière les barbelés


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le mémorial de Royallieu


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baraque avant démolition


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les bâtiments conservés


- lien vers une page sur le camp de Compiègne-Royallieu (Onac)

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- écho des amicales, février 2008


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30 mai 2008

Daniel Renard : Où est la vraie modernité ?

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Où est la vraie modernité ?

Daniel RENARD


Un grand dramaturge, il y a peu, posait la question : "L'humanité va-t-elle se suicider ?" L'interrogation prend sa source dans l'examen de la situation du monde aujourd'hui. Les agressions militaires menées par les États-Unis et leurs menaces d'autres interventions, des centaines de millions d'hommes victimes de la famine (incroyable retour du Moyen Âge), les violentes régressions des droits à la santé, à la protection sociale, à l'éducation, à la culture, imposées par des politiques libérales, le paysage est en effet sombre.

Dans le même temps, d'immenses défis attendent le XXIe siècle : l'épuisement des ressources naturelles, le réchauffement climatique, la croissance démographique. L'alternative est claire : ou bien le capitalisme peut continuer son mode d'exploitation sauvage de la terre et des hommes et, effectivement, c'est le suicide programmé. Ou bien les peuples s'unissent et agissent pour la transformation des rapports sociaux, pour le dépassement du capitalisme.

Une ample bataille d'idées s'impose. La droite se réclame de la modernité. Pour elle, ceux qui luttent contre la liquidation des acquis sociaux, fruits de décennies de combats, contre le démantèlement des services publics outils d'égalité, contre la mise en concurrence généralisée de hommes, sont les attardés de la France ancienne alors que le libéralisme incarnerait la France nouvelle. Il nous faut faire la démonstration que les termes de cette opposition sont à inverser.

L'avenir n'est pas dans la dictature des marchés financiers, de leurs actionnaires. Il est dans le respect réel de la dignité de tout être humain, dans le développement des solidarités (et non dans la guerre de tous contre tous) dans l'émancipation de l'individu au sein d'une société de coopération et de partage.La modernité, c'est une société d'émancipation et non pas le retour au capitalisme du XIXe siècle.

Notre congrès aura à affirmer cette perspective. C'est dire qu'il nous faut redonner vigueur aux idées du communisme. L'actualité ne nous offre que trop de faits qui démontrent la réalité de la lutte de classes, les antagonismes fondamentaux entre les détenteurs du capital assoiffés de profits et l'ensemble des salariés soumis à l'exploitation la plus grande possible. Inséparablement l'idée est à diffuser qu'un autre monde est possible.

Cela suppose un parti communiste autonome, créateur et rassembleur. Un parti qui travaille à la rénovation de ses contenus politiques, de son mode de vie. Les communistes ont su inventer, en 1935-1936, pendant la Résistance, à la Libération et sous diverses formes depuis. Pourquoi ne le feraient-ils pas en 2008 ?

Daniel Renard

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- une visée émancipatrice (bulletin n° 43, octobre 2007)

- pour un changement de société (bulletin n° 44, février 2008)



bulletin de l'Amicale des vétérans
numéro 45 - mai 2008

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21 avril 2008

«Une Amérique latine sans dictateurs» à Perpignan

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- l'Amicale des vétérans du Pcf des Pyrénées-Orientales organise le samedi 31 mai 2008, après-midi au Bocal du Tech, à Perpignan, une rencontre sur le thème :

«Une Amérique latine sans dictateurs»

l'invitation est lancée à tous les membres du parti du département, à la J.C. et aux sympathisants et amis qui le souhaiteront.

À cette occasion, nos camarades Marie et Jean Laïlle, de retour du Costa-Rica et de Panama, qui ont fait de nombreux voyages en Amérique latine et écrit de nombreux articles sur le sujet, feront, carte à l’appui, un exposé à deux voies sur la situation en Amérique latine et en Amérique Centrale, ce qui permettra de débattre sur les évolutions de ce semi-continent et de lancer un débat sur notre politique internationale.

source

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Jean Laïlle, Marie et Jean LaïlleCl_mence_et_Marcel_couv

Jean et Marie Laïlle, ont été professeurs d'espagnol au lycée de Foix ; ils sont, notamment, les auteurs de : Clémence et Marcel : deux Ariégeois dans la guerre, éditions Loubatières, 2006.

 

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Perpignan

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7 avril 2008

Règlement intérieur de l'Amicale

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Règlement intérieur

de l'Amicale des vétérans du Parti

communiste français

(édition 1994)

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Art. 1
Lors du XVe congrès du Parti communiste français, en 1959, une Amicale des Vétérans a été constituée.

Les anciens adhérents du Parti socialiste qui ont contribué à fonder le P.C.F. au congrès de Tours, en décembre 1920, et tous les militants qui ont participé à la formation et aux luttes du Parti, entre 1920 et 1924, en ont été les membres fondateurs.


Art. 2

Aujourd'hui, la qualité de membre de l'Amicale est reconnue aux adhérents du Parti ayant, au moins, 40 années d'appartenance au Parti.

La carte de membre de l'Amicale des vétérans du P.C.F. est remise gratuitement et renouvelée périodiquement. Elle reçoit, chaque année, un timbre spécifique.

Cette carte mentionne les nom et prénom ainsi que la date d'adhésion au Parti. Elle est signée par le secrétaire national du Parti, président d'honneur de l'Amicale et contresignée par le président et l'adhérent.


Buts et objectifs

Art. 3
Comme tous les membres du Parti, les vétérans participent à la vie de leur cellule et aux réunions des organismes auxquels ils appartiennent.

En outre, l'Amicale se donne pour objectifs particuliers :

a) de resserrer les liens entre tous ses membres, de provoquer des contacts amicaux entre eux et, dans certains cas, sur le plan national ou à l'échelon départemental de les réunir et de faciliter leurs rencontres.

b) D'organiser une liaison plus directe entre ces militants et les organismes du Parti, Comité national et fédérations.

c) De s'assurer leur collaboration dans les activités où leurs compétences et leur expérience peuvent servir le Parti et contribuer au développement de la connaissance politique des jeunes et nouveaux membres du Parti.

La collaboration politique de ces vétérans à tous les échelons du Parti sera plus spécialement recherchée à l'occasion de manifestations commémoratives intérieures et publiques de la vie du Parti.

Le concours de ces camarades pourra également être recherché pour les manifestations commémoratives des grandes dates nationales et internationales du mouvement ouvrier, organisées par le PArti en commun avec d'autres organisations ouvrières et démocratiques.


Fonctionnement de l'Amicale

Art. 4
Pour réaliser ces objectifs et accomplir ces tâches, l'Amicale des vétérans, sous la présidence d'honneur du secrétaire national du Parti, a pour organismes responsables:

a) le bureau de l'Amicale qui comprend :
- le président
- le secrétaire
- des membres au nombre d'une vingtaine.
Ce bureau national est composé avec l'accord du Comité national du Parti.

b) Dans chaque fédération, un camarade vétéran est désigné par la direction fédérale pour animer l'Amicale des vétérans et assurer les liaisons avec le Bureau national de l'Amicale.
Ce camarade pourra être assisté d'un collectif fédéral restreint désigné dans les mêmes conditions que nationalement.

Art. 5
L'Amicale des vétérans fonctionnant sous l'autorité du Comité national du Parti, les dépenses résultant de ses activités seront préalablement soumises à l'approbation de celui-ci et couvertes par lui.
Aucune cotisation supplémentaire à celle du Parti ne sera demandée aux membres de l'Amicale, tant pour la carte que pour le timbre annuel.

Art. 6
Le siège de l'Amicale, sur le plan national, est celui du Comité national du Parti.
À l'échelon départemental, le siège de l'Amicale est celui de la fédération du Parti.


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11 mars 2008

Virgile Barel (1889-1979)

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Virgile Barrel


BAREL (Joseph dit Virgile)

Né le 17 décembre 1889 à Drap (Alpes-Maritimes)

Décédé le 7 novembre 1979 à Nice (Alpes-Maritimes)

Député des Alpes-Maritimes de 1936 à 1940

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Alpes-Maritimes)

Député des Alpes-Maritimes de 1946 à 1951 et de 1956 à 1958

Condamné, en mai 1940, à cinq ans d'emprisonnement après avoir été déchu de son mandat, Virgile Barel connaîtra treize prisons et en dernier lieu, pendant vingt-deux mois, celle de Maison-Carrée en Algérie. Libéré le 5 février 1943, il devient secrétaire du Secours populaire en Algérie et a pour mission de faire libérer les 3 200 détenus communistes.

Puis, il est nommé Directeur adjoint du Cabinet de François Billoux, ministre d'État du Comité français de libération nationale (1943) puis ministre de la Santé publique du gouvernement provisoire de la République française (1944), avec lequel il rentre en France sur le Jeanne d'Arc, via Cherbourg, en septembre 1944.

Max_BarelÉlu à la direction de la Fédération des Alpes-Maritimes du PCF, le 22 octobre 1944, il préside la Délégation spéciale de la ville de Nice jusqu'en mai 1945. À cette époque, lui est confirmée la mort de son fils Max, ancien polytechnicien, officier d'artillerie résistant torturé et tué par la Gestapo de Lyon en juillet 1944. Il ne cessera, dès lors, de réclamer inlassablement la recherche puis l'extradition et le jugement de Klaus Barbie, présumé être le bourreau de son fils.

Élu conseiller général de Nice en septembre 1945 il le reste jusqu'en avril 1955 ; d'octobre 1945 à septembre 1947, il est président de l'Assemblée départementale et, depuis le 25 octobre 1947, conseiller municipal de Nice.

Il se présente aux élections générales du 21 octobre 1945 à la tête de la liste communiste et les électeurs des Alpes-Maritimes l'envoient siéger à la première Assemblée nationale constituante. Appartenant aux commissions de l'éducation nationale et de la jeunesse, des affaires économiques et de la Défense nationale, il manifeste à nouveau, par ses interventions et ses propositions l'intérêt qu'il porte au développement du tourisme populaire ; c'est ainsi qu'il dépose et rapporte une proposition de résolution tendant à réglementer les réquisitions d'hôtels de tourisme. En s'occupant, d'autre part, des écoles et des cantines scolaires, il marque qu'il se souvient de son ancienne profession.

Réélu le 2 juin 1946 membre de la seconde Assemblée nationale Constituante, il appartient aux mêmes commissions, sauf à la Commission de la défense nationale. Il présente un rapport et intervient sur des questions intéressant les instituteurs.

Réélu pour la troisième fois le 10 novembre 1946, il siège à l'Assemblée nationale au cours de la première législature. Membre des commissions des affaires économiques et de la presse, puis des commissions de l'intérieur et des moyens de communication, au nom desquelles il présente huit rapports et déploie une très grande activité. Il continue à marquer un vif intérêt pour tout ce qui touche au tourisme et à la vie économique et sociale des Alpes-Maritimes et du Sud-Est, mais il s'intéresse aussi aux problèmes de la radiodiffusion et du cinéma : on citera seulement à ce sujet sa proposition de loi sur la composition et les attributions du Conseil supérieur de la radiodiffusion française et ses interventions et amendements sur le projet de loi instituant une aide temporaire à l'industrie cinématographique. Il s'emploie, d'autre part, à défendre les intérêts des fonctionnaires de l'État en activité ou en retraite et intervient dans la discussion du projet de loi relatif à la répression de certaines atteintes à la sûreté extérieure de l'Etat (1950).

La loi électorale dite des "apparentements" empêche sa réélection, le 17 juin 1951, mais il prend sa revanche le 2 janvier 1956. À nouveau député au cours de la troisième législature, membre des commissions des moyens de communication et de la presse, il multiplie les interventions sur les mêmes sujets : citons à titre d'exemple, sa proposition de loi tendant à exonérer de la taxe locale et de l'impôt sur les spectacles les services rendus par les associations de tourisme et de culture populaire, et sa proposition de résolution réclamant la majoration des subventions allouées à ces associations. Il dépose aussi plusieurs demandes d'interpellation sur des questions politiques d'intérêt local.

Avec son groupe il vote la confiance à Guy Mollet (31 janvier 1956) et les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars) puis s'oppose aux gouvernements Maurice Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard. Il soutient Pierre Pflimlin sur la déclaration de l'état d'urgence en métropole (16 mai 1958) puis refuse la confiance au général de Gaulle (le 1er juin) ainsi que les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle (2 juin).

source : site de l'Assemblée nationale


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éditeur

 


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15 mars 2008

Lucien Midol (1883-1979)

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Lucien Midol lors du procès des députés communistes, mars 1940


Lucien Midol


Né le 24 septembre 1883 à Château-Châlon (Jura) ; il est ingénieur des Arts et Métiers, puis mécanicien à la Compagnie du PLM d'où il fut révoqué en 1920. De 1926 à 1938, il est membre du Comité Central du Parti Communiste, puis de 1924 à 1959, membre du Bureau Politique.
Après avoir été élu conseiller municipal de Juvisy, puis député de la circonscription de Corbeil en 1932, puis celle de Lonjumeau en 1936, il devient conseiller municipal à Athis-Mons, en 1939.

Arrêté le 8 octobre 1939 pour constitution du Groupe Ouvrier Paysan, Midol, comme tous ses camarades qui n'avaient pas répudié le Pacte germano-soviétique, fut condamné le 3 avril 1940 à 5 ans de prison et à 4.000 francs d'amende pour "reconstitution de la liste dissoute". Interné à la Maison du Puy, il est ensuite transféré à Maison-Carrée en Algérie. Libéré en 1943 par les troupes alliées, il se consacre en particulier à la reconstitution des syndicats d'Alger puis est proposé au Général de Gaulle, comme commissaire à la production industrielle dans le Comité Français de Libération Nationale.

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mairie d'Athis-Mons à la fin des années 1950

Il est maire d'Athis-Mons de 1944 à 1948, réélu conseiller municipal en 1953, membre des assemblées constituantes de 1945 et de 1946, élu député de Seine-et-Oise en novembre 1946, réélu en 1951 et 1956. Il siège au secrétariat de la Fédération des Cheminots de 1944 à 1948, au comité central et au Bureau Politique de 1945 à 1959. À 73 ans, il demande à ne plus avoir de responsabilités électives mais continue d'exercer jusqu'à sa mort la présidence de l'Amicale des Vétérans du PCF. Lucien Midol meurt le 26 décembre 1979, à 96 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Une place d'Athis-Mons porte son nom.

Sources : informations extraites du Dictionnaire Maitron.

- biographie de Lucien Midol sur le site de l'Assemblée nationale


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8 mars 2008

Arthur Musmeaux (1888-1981)

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Arthur MUSMEAUX

MUSMEAUX (Arthur, Jean)

Né le 24 juin 1888 à Anor (Nord)

Décédé le 5 juillet 1981 à Petite-Forêt (Nord)

Député du Nord de 1936 à 1940

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Nord)

Député du Nord de 1946 à 1958

Arthur Musmeaux est déchu de son mandat par la loi du 21 janvier 1940. Condamné en même temps que quarante-trois autres députés communistes pour "reconstitution de ligue dissoute", il est successivement emprisonné à la Santé, à l'île de Ré, à Tarbes et au Puy, avant d'être déporté, en mars 1941, à la prison de Maison-Carrée, en Algérie. Arthur Musmeaux ne recouvre la liberté qu'après le débarquement des forces alliées en Afrique du Nord. De retour en France à la fin de l'année 1944, il y reprend aussitôt ses activités politiques et fait son entrée, en mai 1945, au conseil municipal de Valenciennes.

Le 21 octobre 1945, Arthur Musmeaux est candidat aux élections pour l'Assemblée constituante, en deuxième position sur la liste communiste conduite par Henri Martel dans la 3ème circonscription du Nord. Dans cette région très ancrée à gauche, la liste recueille 159 623 voix sur 430 182 suffrages exprimés, et obtient quatre des neuf sièges à pourvoir ; les autres sièges échoient à la SFIO (trois élus) et au MRP (deux élus).

Arthur Musmeaux est nommé membre de la Commission des pensions civiles et militaires et des victimes de la guerre et de la répression, de la Commission du travail et de la sécurité sociale, et de la Commission du conseil supérieur des assurances sociales ; il est par ailleurs nommé juré à la Haute cour de justice. Il intervient le 9 avril 1946, au cours de la discussion du projet de loi relatif au statut des délégués du personnel dans l'entreprise, pour proposer à ses collègues de reprendre par voie d'amendement le texte du gouvernement en vertu duquel est attribuée aux salariés "la faculté de présenter eux-mêmes leurs réclamations à l'employeur et à ses représentants".

Avec ses collègues communistes, Arthur Musmeaux vote les nationalisations et soutient, le 19 avril 1946, le premier projet de Constitution de la IVème République ; le texte est cependant rejeté lors du référendum du 5 mai, ce qui donne lieu à la convocation d'une nouvelle Assemblée Constituante.

Les élections se tiennent le 2 juin ; Arthur Musmeaux figure de nouveau en deuxième position sur la liste communiste, dont les positions accusent un léger repli, avec 153 5901 voix sur 439 159 suffrages exprimés.

Arthur Musmeaux retrouve la Commission des pensions, la Commission du travail et de la Sécurité sociale, dont il est élu successivement secrétaire puis vice-président, et le Conseil supérieur de la Sécurité sociale. Il intervient à la tribune de l'Assemblée le 28 août 1946, au cours de la discussion sur le projet de Constitution, pour s'élever contre l'amendement relatif au Préambule du texte déposé par Joseph Denais et Henry-Emmanuel Bergasse, visant à retirer du Préambule la mention d'un "droit des salariés à la gestion des entreprises" : "la classe ouvrière a conquis le droit de participer à la gestion des entreprises par l'intermédiaire de ses délégués aux comités d'entreprise. Ce sont ces droits que MM. Denais et Bergasse voudraient lui ravir", s'indigne-t-il.

Tout comme les autres parlementaires communistes, Arthur Musmeaux soutient le second projet de Constitution, voté par l'Assemblée le 28 septembre 1946 et ratifié par référendum le 13 octobre ; il présente sa candidature aux élections législatives qui suivent, quatre semaines plus tard. La liste communiste regagne une partie du terrain perdu, recueillant 160 074 voix sur 435 161 suffrages exprimés ; l'élection d'Arthur Musmeaux est d'autant plus aisée que ce sont cette fois dix sièges qui sont à pourvoir dans la 3ème circonscription du Nord, et que la SFIO et le MRP sont fragilisés par le succès rencontré par la liste du gaulliste Robert Nisse, qui obtient deux élus.

Arthur Musmeaux est de nouveau choisi pour siéger au sein de la Commission du travail et de la sécurité sociale. Pendant la législature, il est, au sein du groupe communiste, l'un des parlementaires les plus actifs sur les dossiers sociaux, privilégiant les problèmes liés au financement des prestations sociales, et en particulier des retraites, et à la représentation des salariés dans l'entreprise.

Arthur Musmeaux est candidat au renouvellement de son mandat de parlementaire aux élections législatives du 17 juin 1951 ; dans cette 3ème circonscription du Nord, les positions communistes sont stables, avec 163 809 voix sur 440 256 suffrages exprimés. Arthur Musmeaux retrouve la Commission du travail et de la sécurité sociale, dont il est élu vice-président. Son activité parlementaire au cours de la législature témoigne d'une implication accrue dans des débats d'ordre plus général. Il instruit ainsi sans ménagement à la tribune de l'Assemblée, le 6 janvier 1954, le procès de la politique sociale menée par les gouvernements successifs. Le 23 décembre 1954, c'est à la politique extérieure du régime qu'il s'attaque, dénonçant la complaisance que manifeste selon lui le gouvernement vis-à-vis du réarmement de l'Allemagne.

Au cours de la législature, Arthur Musmeaux consolide son ancrage électoral dans le département du Nord : régulièrement réélu conseiller municipal de Valenciennes, il devient en 1955 conseiller général du canton de Valenciennes ; il le restera jusqu'en 1967, avec une interruption de 1958 à 1961.

Opposé à la politique menée par Edgar Faure, Arthur Musmeaux doit retourner devant les électeurs lorsque celui-ci décide, le 2 décembre 1955, de dissoudre l'Assemblée Nationale. Il bénéficie de la bonne tenue de la liste communiste dans la 3ème circonscription du Nord, qui, avec 181 593 voix sur 485 909 suffrages exprimés, voit ses quatre députés sortants réélus.

Réélu vice-président de la Commission du travail et de la sécurité sociale, Arthur Musmeaux dépose plusieurs textes visant à infléchir la législation sociale dans un sens qu'il souhaite plus favorable aux intérêts des travailleurs ; le plus ambitieux à cet égard est une proposition de loi, déposée le 16 février 1956, visant à modifier l'ordonnance du 19 octobre 1945 sur les retraites en vue de ramener l'âge du droit à pension à 60 ans pour les hommes et à 55 ans pour les femmes et les assurés "ayant exercé une activité particulièrement pénible", de fixer le taux de la pension à 50% du salaire annuel de l'année la plus favorable, et de fixer le taux minimum de la pension vieillesse à 50% du salaire minimum garanti.

Au cours de cette législature comme au cours des précédentes, Arthur Musmeaux se conforme, lors des principaux scrutins, aux positions arrêtées par le Parti communiste. Opposé au retour au pouvoir du général de Gaulle, il est battu aux élections législatives de novembre 1958 ; il retrouve toutefois aux élections suivantes son siège de député, qu'il conserve jusqu'en 1973.

source : site Assemblée nationale

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6 mars 2008

assemblée des vétérans des Bouches-du-Rhône, le 1er mars 2008

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La valeur traverse le nombre des années

les vétérans du PCF ont débattu des enjeux des scrutins des 9 et 16 mars


5 mars 2008

Ils étaient une bonne centaine à avoir répondu samedi, à l’invita­tion de l’amicale des Marseille_afficheBouches-­du-Rhône, des vétérans du Parti communiste français.

Il s’agissait, outre le sacrifice à une tradition bien établie, de trouver dans la convivialité et l’esprit de camaraderie, matière à trouver des ressources supplé­mentaires - il n’en manque déjà pas - pour aborder la dernière semaine de campagne avant le premier tour des élections mu­nicipales et cantonales.

C’était l’objet du débat au­quel ont participé Daniel Re­nard, président national de l’amicale, et Jean-Marc Coppola, secrétaire départemental du PCF On s’en doute, ce fut l’occa­sion, tant pour les invités que pour les participants, de mettre en accusation la politique de Sarkozy. De quoi donner envie d’aller lui dire non avec son bul­letin de vote.

Jean-Marc Coppola a d’ailleurs fortement insisté là-dessus, dans une allocution particulièrement offensive, en même temps qu’il y a souligné l’importance d’élire en nombre important, des conseillers généraux, des conseillers munici­paux, et pour Marseille, des conseillers d’arrondissements communistes. II a également mis l’accent sur la possibilité de battre Gaudin à Marseille, persuadé que si les listes Guérini l’enlèvent, «les communistes auront pris tou­te leur place dans cette victoire de la gauche». Restait à accompa­gner ces motivations politiques d’un moment de fraternité. D’abord autour de l’apéro, puis du banquet au cours duquel les échanges de souvenirs sont tou­jours au menu.

Christian Carrère, La Marseillaise,
le 5 mars 2008 - source


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Jean-Marc Coppola en campagne en 2007

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Marseille dans les années 1930

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Marseille dans les années 1960

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9 février 2008

les JC de Nîmes avec les vétérans

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un débat-repas des JC

avec les vétérans à Nîmes

10 novembre 2007

Samedi 10 novembre [2007] en fin de matinée, l'initiative que nous préparions depuis plusieurs semaines autour de la résistance et de Guy Môquet s'est déroulée dans une ambiance fraternelle et conviviale au Prolé de Nîmes. À 11h30, un débat réunissait Betty Jallaguier, Jacqueline Vigne, résistantes, Claude Mazauric, historien, Alain Clary, élu, et Enzo Luchelli, responsable des JC de Nîmes.

Nos deux camarades résistantes ont pu témoigner du quotidien de la guerre et de la résistance à l'occupant. De nombreuses prises de parole dans la salle ont apporté leur contribution au débat avec également des interrogations auxquelles M. Mazauric a pu apporter une réponse historique.

Alain Clary a clos le débat en faisant le lien avec les combats contemporains des communistes, des acquis du CNR au désir perpétuel d'émancipation de l'être humain. Après ce moment fort instructif pour nous, nouvelles générations, la discussion a pu se poursuivre et s'appronfondir autour du repas, dans la convivialité.

Ce fut l'occasion pour nos Vétérans de transmettre une partie de leur vécu aux plus jeunes, qui ont eux répondu présent et montré qu'ils étaient prêts à prendre en main le flambeau pour que reste à jamais éclairée la flamme de la résistance. Cela passe par un devoir de mémoire auquel cette rencontre aura également contribué. Le repas se conclua par une Internationale pleine de conviction, entonnée en choeur par jeunes et moins jeunes.

Les Jeunes communistes de Nîmes remercient chaleureusement les Vétérans du PC et les résistant(e)s, pour avoir répondu favorablement à notre invitation, et notamment Betty Jallaguier et Jacqueline Vigne pour leur contribution au débat ; Claude Mazauric ; Alain Clary ; la section de Nîmes du PCF qui était également à l'initiative (mention spéciale pour Simone Dupré qui s'est occupée du repas) ; les responsables du Prolé qui nous ont prêtés leurs locaux ; et celles et ceux qui nous ont fait le plaisir de venir assister à cette rencontre. Devant le succès et l'engouement de celle-ci, nul doute que de nouvelles se tiendront bientôt.

par JC Nîmes, le mercredi 14 novembre 2007
source

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plaques de rue


PlaquePendus01               PlaquePendus02

PlaquePendus03


le maquis de Rochefort-sur-le-Gard


chaine


panneau


monument


crypto

- source de ces photos : nimausensis.com

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6 mars 2008

secrétaires généraux du PCF

secrétaires généraux (ou nationaux)

du PCF



Pierre Sémard (1897-1942) : 1925-1929

Henri Barbé (1902-1966) : 1929-1931

Maurice Thorez (1900-1964) :

Waldeck Rochet (1905-1983) : 1964-1972

Georges Marchais (1920-1997) : 1972-1994

Robert Hue (1946) : 1994-2001

Marie-George Buffet (1949) : depuis 2001

Pierre Laurent

 

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Pierre Semard

Pierre Semard, 1887-1942. Histoire singulière d'un cheminot dirigeant syndical et politique, et figure héroïque

 

 

Résumé

À l’occasion du 120e anniversaire de la naissance de Pierre Semard, du 90e anniversaire de la Fédération des cheminots CGT, mais aussi du 70e anniversaire de la SNCF, l’Institut d’histoire sociale des cheminots CGT et l’Université de Bourgogne ont décidé d’organiser un colloque autour de la figure de celui qui fut secrétaire général de la fédération des cheminots, mais aussi un dirigeant du mouvement communiste, et dont l’exécution par les autorités allemandes d’occupation en 1942 suscita une émotion et une réprobation qui firent dès lors de Pierre Semard une figure de la lutte des cheminots pour l’indépendance nationale.



Annonce

Pierre Semard : Né le 15 février 1887 à Bragny-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; fusillé le 7 mars 1942 à la prison d'Évreux (Eure) ; secrétaire général de la Fédération CGTU des cheminots (1922-1924) puis de la Fédération réunifiée des cheminots (1935-1939) ; secrétaire général du Parti communiste (1924-1928).

À l’occasion du 120e anniversaire de la naissance de Pierre Semard, du 90e anniversaire de la Fédération des cheminots CGT, mais aussi du 70e anniversaire de la SNCF, l’Institut d’histoire sociale des cheminots CGT et l’Université de Bourgogne ont décidé d’organiser un colloque autour de la figure de celui qui fut secrétaire général de la fédération des cheminots, mais aussi un dirigeant du mouvement communiste, et dont l’exécution par les autorités allemandes d’occupation en 1942 suscita une émotion et une réprobation qui firent dès lors de Pierre Semard une figure de la lutte des cheminots pour l’indépendance nationale. Ainsi le nom de Semard, certainement l'un des plus familiers – notamment parce que nombre de cités, places et rues portent son nom – est devenu, après 1945, emblématique de l'action syndicale et patriotique des cheminots. Semard est un des dirigeants ouvriers dont le souvenir a été entretenu durablement dans les années d'après-guerre par des commémorations organisées par le PCF et la CGT.

L’objectif de ce colloque est de mieux connaître et donc comprendre pourquoi Semard est devenu ce symbole. Sa vie durant il fut l’un des acteurs essentiels de l’histoire sociale et politique des organisations ouvrières politiques et syndicales. Socialiste, syndicaliste puis dirigeant communiste français et membre de l’Internationale communiste, il occupa, dès les années 1920, des responsabilités de premier plan. Homme de conviction, à plusieurs reprises emprisonné, il fut de ceux qui ne se renièrent pas. Pour autant, sa réflexion et son expérience, le conduisirent également à se méfier et à refuser le volontarisme et l’activisme tant syndical que politique. Il s’opposa ainsi à certaines orientations dont il pressentait et dénonçait le sectarisme. Critiqué il fut souvent l’objet d’intrigues dont il fut à différents titres victime. Mais sa constance, sa connaissance des dossiers, son goût de l’écriture et du contact avec les militants en firent un personnage dont la popularité s’affirma progressivement au cours des années 1930, lorsqu’après avoir été secrétaire général du PCF, il prit en charge la direction de l’une des plus grandes fédérations syndicales, celle des cheminots, qui joua de plus un rôle essentiel dans la réunification de 1936.

Combattant inlassable d’un syndicalisme d’action et de masse, il n’en devint pas moins l’un des représentant autorisé du mouvement syndical au sein du conseil d’administration de la SNCF où il fit entendre les propositions syndicales en faveur d’un système de transport développé et d’une amélioration des conditions de travail de l’ensemble des cheminots. Sa fidélité aux engagements antifascistes, son implication dans l’orientation de la CGT contre le nazisme, lui valurent bien des inimitiés. Son arrestation, à l’automne 1939, son internement, comme sa condamnation par un tribunal militaire en avril 1940, puis son exécution en 1942 comme otage, jalonnent la fin d’une vie au cours de laquelle Pierre Semard a affronté la répression avec la conviction que celle-ci confortait ses engagements et son expérience.

Les nombreuses archives d’organisation comme les écrits personnels, ainsi que les recherches engagées ces dernières années sur les organisations ouvrières où Semard a joué un rôle central, permettent la tenue d’un colloque qui s’intéressera également à la manière dont la connaissance historique peut s’enrichir de l’évocation mémorielle d’un dirigeant historique de la Fédération CGT des cheminots au moment où celle-ci porte un regard sur son histoire et celle de la SNCF.

Serge Wolikow
source

normal_tombe_pierre_semard

Pierre Semard est né en 1887 à Bragny-sur-Saône en Saône-et-Loire, il est mort fusillé par les Allemands le 7 mars 1942 à la prison d'Évreux, secrétaire général de la Fédération des cheminots et dirigeant du PCF dont il fut secrétaire général de 1924 à 1928.

cimetière du Père-Lachaise division 97 (source)

 

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Henri Barbé

 

 

 

 

 

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Maurice Thorez










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Waldeck Rochet

              

 


            

Waldeck Rochet. Repères biographiques 

1905. Naissance de Waldeck Émile Rochet.

1917. Obtient son certificat d’études primaires, classé premier du canton.              

1924. Adhère au Parti communiste français.

1936. Est élu député de Puteaux

1937. Est nommé directeur de la Terre.

1939. Le 8 octobre, il est arrêté avec trente-deux autres députés communistes.1943. Rejoint de Gaulle à Londres pour représenter le PCF.1945. Est élu député de Saône-et-Loire.

1946. Devient président de la commission de l’Agriculture de l’Assemblée nationale.1958. Député de la Seine.              

1964. Devient secrétaire général du PCF, au 17e Congrès du PCF.

1965. Rencontre en secret François Mitterrand pour mettre au point un accord électoral.              

1967. Réaffirme lors du 18e Congrès l’objectif de créer «les conditions favorables à un passage pacifique au socialisme». Est élu député de la 3e circonscription de la Seine-Saint-Denis.

1968. Le 21 août, il préside la cession du Comité central du PCF qui désapprouve sans équivoque l’intervention des troupes du pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie.              

1972. Malade, il cède son poste à Georges Marchais.

1983. Mort de Waldeck Rochet.              

Sources : dictionnaire Maitron, notice Waldeck-Rochet, volume 40, et Who’s Who, 1975-1976

l'Humanité, 2 avril 2005

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Georges Marchais




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Robert Hue



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Marie-George Buffet





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10 février 2008

assemblée amicale de la Côte d'Or (janvier 2007)

Montbard_C_te_d_Or_usines
entrée des usines métallurgiques et canal de Bourgogne à Montbard (Côte d'Or)
avec une population ouvrière posant, au tout début du XXe siècle



Les vétérans du PCF font campagne



 L'amicale des vétérans du Parti communiste français : Jean Theuret, Marcel Harbelot, président de l'amicale, Annie Chevalier, Isabelle De Almeida, secrétaire départementale de la fédération du Parti communiste (photo Amélie Gaure)
L'amicale des vétérans du Parti communiste français :
Jean Theuret, Marcel Harbelot, président de l'amicale,
Annie Chevalier, Isabelle De Almeida, secrétaire
départementale de la fédération du Parti
communiste (photo Amélie Gaure)


L'Amicale des vétérans du Parti communiste français (PCF) s'est rassemblée samedi 27 janvier [2007] dans les locaux du PCF, à Chenôve, pour d'une part, débattre de l'élection présidentielle à venir, et d'autre part, pour se retrouver.

«L'espoir est le mot d'ordre pour cette année 2007», a lancé Marcel Harbelot, président et fondateur de l'amicale du PCF, lors de cette assemblée annuelle.

Cette réunion, suivie d'un repas, a été l'occasion pour les adhérents de débattre sur la question de l'élection présidentielle et des élections législatives prochaines. Il a ajouté être déçu «du manque d'union au sein des forces antilibérales», citant la candidature de José Bové, qui, selon les vétérans du PCF, «accroît la division».

Et Marcel Harbelot de conclure : «La candidature populaire et citoyenne de Marie-George Buffet répond à notre attente d'une gauche de responsabilité et de combat pour lutter contre la baisse du pouvoir d'achat, et en finir avec cette situation intolérable, car il est révoltant de voir nos enfants vivre plus mal que nous».

Créée en 1959, et forte de ses 139 adhérents, l'Amicale des vétérans du PCF souhaite dans cette campagne améliorer la solidarité.

mercredi 31 janvier 2007
source



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7 mars 2008

80 ans de luttes du Parti communiste français dans le Var

cercle_ouvrier_et_paysan_Carnoules
fin années 1920-début années 1930 à Carnoules (Var) :
le Cercle ouvrier et paysan avec la faucille et le marteau sur la place du Valla


80 ans de luttes

du Parti communiste français

dans le Var

 

Il est paru, le magnifique ouvrage de 280 pages, sur papier glacé, avec une couverture plastifiée aux belles couleurs, plein de documents authentiques, mais aussi d'aquarelles de Paul Cèze illustrant les luttes dans le Var, l'Arsenal, Henri Martin, les actions anticoloniales, les ouvriers et paysans.

Une équipe de militants et d'amis entraînés par Danielle De March Ronco, travaillant avec les spécialistes de l'histoire du Var, Jacques Girault et René Merle, a réalisé ce riche ensemble. L'Association "Charles Gaou présent", créée tardivement et présidée par Arthur Maquet, aidé de Jean Baptiste Marcellesi a pu réaliser les enquêtes autour de Charles Gaou sur le terrain, et recueillir témoignages et photos dans les cantons de Saint-Maximin, Rians  et du Val : ceux d'Henri Alibert, de Gustave Aubert, de Raoul Bertin, de Denise Giraud née Verlaque, de Marius Guibaut.

Ils ont ainsi pu suivre un peu les traces des Gaou, Ernest Jean, Raoul Blanc, Paul Bertin, les 4 frères Verlaque, Henri Roux et tous ceux qui, à Pourcieux de manière continue et à Saint-Maximin pendant 12 ans à la Libération et 12 ans encore dans les années 80 à Cabasse, ainsi que les maires de Rougiers (G. Beinc) et de Cabasse (R. Dufresne), ont travaillé et réalisé des recherches dans les municipalités.

La section PCF de Saint-Maximin tient l'ouvrage à la disposition de ceux et celles qui veulent l'acquérir soit pour eux-mêmes, soit pour en faire cadeau.

Prix unitaire : 30 euros
S'adresser à J.B.MARCELLESI, 2 Orée du Golf - 83860 Nans les Pins.
E.mail :
cjbmarcel@tele2.fr 

source

livre_PCF_Var_80_ans


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DeMarch

Danielle De March (participe) au travail de mémorisation engagé par l'amicale des vétérans communistes. En février 2004, elle devint présidente de l'amicale des vétérans communistes varois qui avait entrepris la rédaction d'un ouvrage J'écris ton nom liberté. 80 ans de luttes du Parti communiste français dans le Var, publié l'année suivante.

Jacques Girault
source

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Pour la mémoire vivante du Parti communiste dans le Var
livre_PCF_Var_80_ansJ'écris ton nom, liberté [Texte imprimé] : 80 ans de luttes du Parti communiste français dans le Var / Association Mémoire vivante des communistes dans le Var. - La Valette (Espace Bale Nuée, 83160 ) : Mémoire vivante des communistes dans le Var, 2005 (83-La Valette-du-Var : Impr. Hémisud). - 280 p. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 31 cm.
Notice réd. d'après la couv. - Bibliogr. p. 9. - DLE-20050419-18953. - 335.409 22 (21).
- ISBN 2-9523611-1-8 (rel.) : 30 EUR.

source : bibliographie nationale BnF

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- voir : Jacques Girault, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier seynois


cercle_ouvrier_et_paysan_Carnoules_d_tail
le Cercle ouvrier et paysan de la commune de Carnoules dans le Var :
qu'est-il devenu ?


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5 mars 2008

Maurice Thorez : iconographie thorézienne

Thoez___la_Lib_ration



Maurice Thorez, iconographie



- Maurice Thorez, 1900-1964


Thorez_f_te_Huma_1946
le vert de la fête "champêtre", une France debout (étendard tricolore vertical)
et républicaine mais curieusement amputée d'une partie de son territoire,
les masses à l'assaut du fort de Vincennes (nouvelle Bastille ?),
et la figure tutélaire de Thorez


Thorez_il_faut_que__a_change
discours au Vélodrome d'Hiver, le 2 octobre 1947


Fils_du_peuple_couv_1


Fils_du_peuple_couv_2


Fils_du_peuple_couv_3


Thorez_partisans_paix


Cahiers_com_1950


Thorez_oeuvres_2
tome premier du livre deuxième des oeuvres
de  Maurice Thorez rasssemblant des textes
allant de 1930 à juin 1931


Thorez_NC_1953

Huma_mort_Thorez


Thorez_timbre_URSS


- Le fonds Thorez aux archives communales d'Ivry-sur-Seine

- voir aussi les photos de l'article : dirigeants du PCF, 1920-1982


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9 février 2008

assemblée générale 2006 de l'Amicale Côte d'Or

sortie_ouvriers_usines_Terrot_Dijon
sortie des ouvrires des usines Terrot à Dijon, carte postale ancienne

 


Assemblée générale

 PCF : Les vétérans  sont dans la lutte


 En présence d'André Gervais, représentant le PCF21, Marcel Harbelot a tenu l'assemblée générale de l'amicale des vétérans. A ses côtés, le secrétaire général, Daniel Renard, et les membres du bureau de Côte-d'Or, Yvonne Véderine, Jean Theuret et Gaston Boulay (photo BP-LD)       
En présence d'André Gervais, représentant
le PCF21, Marcel Harbelot a tenu l'assemblée
générale de l'amicale des vétérans. A ses côtés,
le secrétaire général, Daniel Renard, et les
membres du bureau de Côte-d'Or, Yvonne
Véderine, Jean Theuret et Gaston Boulay (photo BP-LD)

 

«Nous les anciens, nous sommes battus pour améliorer notre sort ; aujourd'hui que tous ces acquis sont remis en cause, nous allons nous battre pour que nos enfants ne vivent pas plus mal que nous !»

Samedi, une trentaine de membres de l'amicale des vétérans du PCF étaient venus entendre leur président, Marcel Harbelot, s'exprimer en ces termes au cours de l'assemblée générale annuelle de l'association. Plus que jamais celui-ci entendait rappeler que les vétérans, forts de leurs 35 années d'adhésion au parti requises dans l'amicale, y poursuivent la lutte. «Il ne faut pas hésiter à mener la bataille, car en France il y a l'argent nécessaire pour satisfaire nos revendications ; et rappelez-vous qu'il n'y a pas que la grève, il y a aussi la rue : occupons-la !», arguait-il.

En Côte-d'Or, près de 70 % des membres du PCF, soit 231, se sont prononcés en faveur de la «base commune» proposée par la direction nationale, et sur lequel porteront les débats du 33e congrès du PCF prochain.

C'est pour travailler ce texte, en vue du congrès, que la fédération de Côte-d'Or tiendra sa conférence le week-end des 11 et 12 mars. «Le coup d'envoi est donné, et les vétérans entendent tenir toute leur place dans ces discussions», reprenait le président. «Mieux comprendre les textes, c'est pouvoir avancer dans le combat.»

Souhaitant lier «théorie» et pratique «politique», et toujours permettre aux adhérents d'«approfondir leurs connaissances», l'amicale des vétérans projette l'édition d'un livre sur les «luttes des communistes» depuis l'origine jusqu'à nos jours. Elle fêtera aussi le 70e anniversaire du Front populaire en en ravivant la mémoire. Elle aura à cœur, enfin, d'honorer la mémoire de deux résistants communistes.

J.B.
lundi 13 février 2006
source


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21 mars 2008

dirigeants de l'Amicale des vétérans du PCF

Diapositive1

 

 

dirigeants de l'Amicale des vétérans

 

L'Amicale des vétérans du PCF a été fondée en 1959. Liste des présidents :

Lucien Midol : 1956-1979                           - biographie Lucien Midol

Fernand Grenier : 1979-1990                      - biographie Fernand Grenier

Louis Baillot : 1991-2007                           - biographie Louis Baillot

Daniel Renard : 2007-2017                        - biographie Daniel Renard

 

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Bureau de l'Amicale des vétérans

à la date du 19 octobre 1976

Président d'honneur
le secrétaire général du Parti : Georges Marchais

Président
Lucien Midol (Vouzeron, Cher)                         - biographie Lucien Midol

Vice-présidents
Arthur Musmeaux (Anzin, Nord)                       - biographie Arthur Musmeaux

Paul Coudert (Bagnolet)

Fernand Grenier (Saint-Denis)                         - biographie Fernand Grenier

Secrétaire général
Lucien Monjauvis (Paris)                                 - biographie de Lucien Monjauvis

secrétaires
Marc Dupuy (Ivry)

Gaston Auguet (Paris)

autres membres du Bureau

Virgile Barel (Nice)                                        - biographie Virgile Barel

Louis Bieret (Vallauris, Alpes-Maritimes)

Jean Bartolini (Toulon, Var)

Jules Crapier (Paris)

Gaston Coquel (Arras, Pas-de-Calais)

Louis Dolly (Villejuif)

Célestin Dubois (Rouen)

Juliette Dubois (Nanterre)

Mireille Dumont (Bouches-du-Rhône)

Henri Martel (Sin-le-Noble, Nord)

Henri Neveu (Colombes)

Albert Rigal (Paris)                                      - biographie Albert Rigal

André Séguy (Champigny-sur-Marne)

Auguste Touchard (Paris)

Fernande Valignat (Noisy-le-Sec)

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Vétérans, 60e anniv PCF, 1980
1980

 

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Bureau de l'Amicale des vétérans

à la date de janvier 1990

 

 

 

président d'honneur
le secrétaire général du Parti : Georges Marchais

Président
Fernand Grenier (Saint-Denis)                              - biographie Fernand Grenier

Vice-présidents
Gilberte Duclos (Montreuil)

secrétaire général
Lucien Mathey (Saint-Denis)                                - biographie Lucien Mathey

 

autres membres du Bureau

Léon Berody (Angoulème, Charente)

Arthur Buchmann (Hagondange, Moselle)               - biographie Arthur Buchmann

Pierre Charret (Wasquehal, Nord)

Odette Denis (Ivry)

Louis Dolly (Villejuif)

Camille Denis (Paris)

Juliette Plissonnier-Dubois (Nanterre)

Louis Fraysse (Nanterre)

Pierre Girardot (Digne, Hautes-Alpes)

Maurice Garenq (Arles)

Marcel Hamon (Plestin-les-Grèves, Côtes d'Armor)

Gisèle Joannès (Aubagne)

Jean Jérome

Marcel Lemoine (Deols, Indre)

Colette Lorin-Jobard (Chaville, 92)

Roger Montadert (Saint-Genis-Laval, Rhône)

Jean Minard (Lyon)

Maurice Renaudat (Cher)

Roger Roucaute (Alès)

Joseph Sanguedolce (Saint-Étienne)

Claude Scipion (Bègles, Gironde)

Fernande Valignat (Fontenay-sous-Bois, 94)

Roger Vie (Montauban, Tarn-et-Garonne)

Louis Baillot (Paris)                                                    - biographie Louis Baillot

André Carrel (Bagnolet)

Marie-Thérèse Goutmann (Seine-Saint-Denis)

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Bureau de l'Amicale des vétérans

à la date du 9 octobre 1991

 

président d'honneur
le secrétaire général du Parti : Georges Marchais

Président d'honneur
Fernand Grenier (Saint-Denis)

Président
Louis Baillot (Paris)                                                 - biographie Louis Baillot

secrétaire général
Lucien Mathey (Saint-Denis)

autres membres du Bureau

Léon Berody (Angoulème, Charente)

Arthur Buchmann (Hagondange, Moselle)                    - biographie Arthur Buchmann

André Carrel (Bagnolet)

Pierre Charret (Wasquehal, Nord)

Odette Denis (Ivry)

Camille Denis (Paris)

Louis Fraysse (Nanterre)

Maurice Garenq (Arles)

Pierre Girardot (Digne, Hautes-Alpes)

Marie-Thérèse Goutmann (Seine-Saint-Denis)

Marcel Hamon (Plestin-les-Grèves, Côtes d'Armor)

Gisèle Joannès (Aubagne)

Marcel Lemoine (Deols, Indre)

Colette Lorin-Jobard (Chaville, 92)

Roger Montadert (Saint-Genis-Laval, Rhône)

Maurice Renaudat (Cher)

Roger Roucaute (Alès)

Joseph Sanguedolce (Saint-Étienne)

Claude Scipion (Bègles, Gironde)

Roger Vie (Montauban, Tarn-et-Garonne)

 

 

 

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26 février 2008

Dirigeants du PCF, iconographie : 1920-1982

Thorez_et_Waldeck



quelques photos de dirigeants du PCF

1920-1982

 

Quatre_g_n_rations_militants
30 mai 1926, devant le Mur des Fédérés perpétuant le souvenir de la fin tragique de
la Commune de Paris (mai 1871) : Camelinat, Marcel Cachin, Jacques Sadoul,
Paul Vaillant-Couturier, Maurice Thorez

 

JC_manif_sous_Front_populaire
responsables de la Jeunesse communiste à l'époque du Front Populaire

 

BP_en_1937
dirigeants communistes en visite au Musée d'art français à l'Exposition de 1937 :
de gauche à droite, Julien Racamond, Pierre Sémard, Florimond Bonte, Benoît Frachon,
Gaston Monmousseau, Marcel Cachin, Paul Vaillant-Couturier, Maurice Thorez,
Jacques Duclos, Fernand Guyot, Lucien Sampaix

 

Marcel Cachin et Vaillant-Couturier
Marcel Cachin et Paul Vaillant-Couturier

 

 

Paul_Vaillant_Couturier_1936
Paul Vaillant-Couturier (1892-1937)


vaillant_couturier    37_10_11_mort_de_pvc
Paul Vaillant-Couturier



Pierre_Semard
Pierre Semard (1887-1942)

- obsèques de Pierre Semard, le 30 mars 1945 (vidéo)

 

villon2
Pierre Villon (1901-1980)


Pierre_Villon        Pierre_Villon___la_t_l_
Pierre Villon (à droite, le 16 novembre 1968 à la télévision)

- biographie de Pierre Villon sur le site judaisme.sdv.fr



Marty_en_44_Vel_d_Hiv
André Marty au Vel d'Hiv, 15 septembre 1944

 

Duclos_44_Vel_d_Hiv
Jacques Duclos au Vel d'Hiv, 15 septembre 1944

 

14_juillet_1947
défilé du 14 juilley 1947 : de g. à d., visage de Julien Racamond (caché par le jeune homme),
Georges Cogniot (derrière), Auguste Gillot, Raymond Bossus (derrière), Maurice Thorez,
Jacques Duclos, André Marty, Raymond Guyot, Charles Tillon, Étienne Fajon, Lucien Midol

 

cogniot2
Georges Cogniot (1901-1978), à gauche, avec sa famille

- éléments biographiques sur Georges Cogniot

 

famille_Thorez
Maurice Thorez en famille en 1949 : sur les genoux de Thorez, Paul ;
sur les genoux de Jeannette Vermeersch, Pierre : debout Maurice et Jean ;
aux côtés de Jeannette, sa mère
 

 

Tillon_ministre_de_l_Air
Charles Tillon (1897-1993)

 

charles_tillon_1      Tillon
Charles Tillon (1897-1993)

- Charles Tillon, résistant, ministre (l'Humanité, 25 août 2004)

- sur Charles Tillon et Rennes

- biographie de Charles Tillon, député, sur le site de l'Assemblée nationale

- interview de Charles Tillon en 1970 (archives Ina)



Thorez_et_Laurent_Casanova_16_avril_1953
Thorez à son retour d'URSS, avec Laurent Casanova à gauche,
le 16 avril 1953 en gare de Saint-Quentin


Joanny_Berlioz
Joanny Berlioz (1892-1965)

 

- biographie de Joanny Berlioz sur le site de l'Assemblée nationale

 

Thorez_et_vendeurs_Avant_Garde
Maurice Thorez et vendeurs d'Avant-Garde à Choisy

 

Thorez_camp_jeunes_URSS_1er_janvier_1961
Maurice Thorez dans un camp de jeunes en URSS, le 1er janvier 1961

 

Thorez_1er_janvier_1961_URSS
Maurice Thorez dans un camp de jeunes en URSS, le 1er janvier 1961

 

XVIIe_congr_s_mai_1964
Maurice Thorez, discours de clôture, au XVIIe congrès en mai 1964

 

L_on_Feix
Léon Feix, député (1908-1974)

- biographie de Léon Feix sur le site de l'Assemblée nationale

 

Ballanger
Robert Ballanger en 1967, député, président du groupe communiste à l'Assemblée

 

352
Robert Ballanger (1912-1981)

 

- biographie de Robert Ballanger sur le site de l'Assemblée nationale

 

 

Jeannette
Jeannette Veermersch en février 1967

 

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François Billoux, le 1er juin 1968 (rencontre FGDS-PCF)

 

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Paul Laurent et Henri Krasucki, le 1er juin 1968 (rencontre FGDS-PCF)

 

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Étienne Fajon, Gaston Plissonnier et Georges Marchais en 1968

 

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Waldeck Rochet et la délégation du PCF de retour d'URSS en 1968 (Tchécoslovaquie)
à gauche Gaston Plissonnier, à droite Jacques Duclos, derrière de dos Georges Marchais

 

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Étienne Fajon et Roland Leroy en 1969, lors d'une réception offerte au Bolchoï

 

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Roland Leroy en 1969

 

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Benoït Frachon, le 13 février 1969

 

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Louis Aragon, le 13 février 1969

 

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René Andrieu, le 28 mai 1969

 

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Étienne Fajon en 1969

 

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Georges Séguy en 1970

 

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Jean Kanapa (1921-1978)

 

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Georges Marchais en 1970

 

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René Piquet en 1972

 

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François Billoux, Jacques Duclos, Gaston Plissoonier, le 9 juillet 1972

 

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Madeleine Vincent (1920-2005)

 

- hommage à Madeleine Vincent sur le site PCF d'Issy-les-Moulineaux

- déclaration de Marie-George Buffet, 22 novembre 2005 dans l'Humanité

 

Jacques_Chambaz
Jacques Chambaz (1923-2004)

- Jacques Chambaz : un érudit passionnément engagé (Jack Ralite)

 

Jean_Colpin_1977
Jean Colpin, le 11 octobre 1977

 

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Jean Colpin et Roland Leroy, le 11 octobre 1977

 

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Guy Hermier (1940-2001)

- hommage à Guy Hermier (2006)

- message d'Alain Bocquet après le décès de Guy Hermier

 

 

PCF_1982
7 février 1982, XXIVe congrès, Georges Marchais entouré des ministres communistes
du gouvernement Mauroy : de g. à d., Marcel Rigout, Anicet Le Pors, Jack Ralite
et Charles Fiterman ; de profil à gauche, Raymond Guyot ;
sur la tribune à droite, Georges Gosnat, trésorier du PCF et député d'Ivry

 

 

 

- retour à l'accueil

11 février 2008

une visée émancipatrice

Diapositive2
Horizon, par Henriette Muenchhausen (source)


 

Une visée émancipatrice

Daniel RENARD


Les communistes sont engagés dans un profond travail de réflexion en vue du Congrès extraordinaire de décembre 2007 et de celui de 2008. Pourquoi ce déclin qui frappe le Parti communiste depuis une trentaine d'années ? Comment faire vivre et grandir une force qui entend travailler à la transformation de la société ? Comment affirmer la visée émancipatrice du communisme ? Autant de questions auxquelles il nous faut répondre.

Un premier constat s'impose, partagé par bien d'autres que nous : un capitalisme qui fait régner l'insécurité des rapports sociaux et du travail, qui vit une crise suicidaire à moyen terme pour l'humanité. Une politique de droite qui entend revenir sur tous les compromis sociaux que le rapport des forces avait permis, qui veut assurer un pouvoir économique, social, politique sans limite à la classe dominante.

La première tâche est de bien résister, de rassembler le plus largement possible pour faire échec à tous les mauvais coups. De façon indissociable, il faut faire renaître l'espoir. Ce qui suppose de travailler à un projet, à une autre façon de voir le monde diamétralement opposé à celle de la bourgeoisie, à une conception novatrice de la vie en société permettant le développement maximal de la personnalité de chacun, le sens des solidarités, la démocratie dans la cité et dans l'entreprise, la recherche de la satisfaction des besoins de l'être humain.

La plupart des médias reviennent constamment sur l'idée que le communisme c'est du passé, c'est quelque chose de mort. En réalité, ce qui est mort, c'est un communisme d'État, un système dont les conditions historiques et les fautes des hommes ont fait la pire contrefaçon des visées émancipatrices de Marx, Engels, Jaurès, Gramsci et de tant de militants à travers tous les continents.

Mais, face à l'injustice fondamentale, à la violence du capitalisme, son dépassement est plus que jamais à l'ordre du jour. On ne peut se résigner à l'état de choses d'aujourd'hui ni se borner à des adaptations à la marge. Oui, il est nécessaire de travailler aux conditions du changement dans la société française, dans l'Europe, dans le monde.

Les militants communistes, depuis 1920, ont écrit une riche et belle histoire dont nous sommes les héritiers. Le livre est loin d'être achevé, il nous revient d'en écrire un nouveau chapitre. Le contexte ne ressemble en rien à celui des années 1930, 1950 ou 1970. Face à un capitalisme désormais mondialisé, à une nouvelle configuration des classes sociales, notre tâche est d'inventer un socle d'idées, des perspectives d'avenir mobilisatrices et motrices de grands rassemblements populaires. Pour cela, une force communiste, ouverte, moderne, est indispensable.

La Fête de l'Humanité a montré qu'un potentiel important de lutte, de détermination existe. Nous le ferons vivre dans les actions et dans les débats avec toutes les forces progressistes, avec tous les citoyens qui rêvent de démocratie et de progrès social. Nous lançons un appel aux vétérans pour qu'ils participent pleinement à cette nouvelle phase du combat.

Daniel Renard

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bulletin de l'Amicale des vétérans
numéro 43 - octobre 2007

- retour à l'accueil

12 février 2008

le livre de René Piquet

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Le soleil s'attarde

comme une récompense

le livre de René Piquet


- Le soleil s'attarde comme une récompense, René Piquet, éd. Le Temps des Cerises, 2007.

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Nous sommes tous citoyens d’une mer orageuse.

Être soi dans la communauté des hommes n’est pas affaire simple, particulièrement pour un dirigeant communiste.

Une période historique du combat politique et révolutionnaire se termine. Mais le passé, tout le passé fait héritage. Qu’on le souhaite ou non. Et la pensée, pour être fertile, pour dessiner le nouveau, ne peut ignorer l’expérience, même si l’expérience , "comme la lanterne que l’on porte dans le dos, n’éclaire que le chemin parcouru".

Je cherche donc à expliquer ce que j’ai fait, à titre individuel, en différents moments de mon parcours et à diverses époques de la vie du Parti communiste, pour illustrer un engagement singulier et rappeler l’esprit dans lequel je l’ai assumé. Chacun appréciera la validité des conduites, des idées et des actes évoqués. La vie se construit aussi avec les erreurs de l’honnêteté.

Le lecteur ancien militant se retrouvera, sans doute, dans un monde familier. L’esprit critique qui a combattu le choix communiste y découvrira, peut-être, les aspects ignorés d’une activité désintéressée. Enfin, l’acteur politique contemporain - à qui il revient de dire ce que sera demain - pourra éventuellement conforter, en ce début de siècle, les raisons de son engagement dans un combat humaniste plus que jamais universel. Mais qui sait bien pourquoi le sable retombe ici plutôt que là ...

René Piquet

l'auteur

René Piquet, secrétaire départemental du P.C.F. dans le Loir-et-Cher entre, en 1961, au comité central de ce parti et, en 1964, à trente et un ans, au bureau politique et au secrétariat. Il est élu député européen en 1979. Il quitte progressivement ses diverses responsabilités pour cesser ses activités nationales en 1997.


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- face à face René Piquet et Alexandre Sanguinetti, 18 novembre 1972, palais des sports de Toulouse, (archives INA)

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René Piquet en 1972

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René Piquet en 1972


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