lundi 11 février 2008

une visée émancipatrice

Diapositive2
Horizon, par Henriette Muenchhausen (source)


 

Une visée émancipatrice

Daniel RENARD


Les communistes sont engagés dans un profond travail de réflexion en vue du Congrès extraordinaire de décembre 2007 et de celui de 2008. Pourquoi ce déclin qui frappe le Parti communiste depuis une trentaine d'années ? Comment faire vivre et grandir une force qui entend travailler à la transformation de la société ? Comment affirmer la visée émancipatrice du communisme ? Autant de questions auxquelles il nous faut répondre.

Un premier constat s'impose, partagé par bien d'autres que nous : un capitalisme qui fait régner l'insécurité des rapports sociaux et du travail, qui vit une crise suicidaire à moyen terme pour l'humanité. Une politique de droite qui entend revenir sur tous les compromis sociaux que le rapport des forces avait permis, qui veut assurer un pouvoir économique, social, politique sans limite à la classe dominante.

La première tâche est de bien résister, de rassembler le plus largement possible pour faire échec à tous les mauvais coups. De façon indissociable, il faut faire renaître l'espoir. Ce qui suppose de travailler à un projet, à une autre façon de voir le monde diamétralement opposé à celle de la bourgeoisie, à une conception novatrice de la vie en société permettant le développement maximal de la personnalité de chacun, le sens des solidarités, la démocratie dans la cité et dans l'entreprise, la recherche de la satisfaction des besoins de l'être humain.

La plupart des médias reviennent constamment sur l'idée que le communisme c'est du passé, c'est quelque chose de mort. En réalité, ce qui est mort, c'est un communisme d'État, un système dont les conditions historiques et les fautes des hommes ont fait la pire contrefaçon des visées émancipatrices de Marx, Engels, Jaurès, Gramsci et de tant de militants à travers tous les continents.

Mais, face à l'injustice fondamentale, à la violence du capitalisme, son dépassement est plus que jamais à l'ordre du jour. On ne peut se résigner à l'état de choses d'aujourd'hui ni se borner à des adaptations à la marge. Oui, il est nécessaire de travailler aux conditions du changement dans la société française, dans l'Europe, dans le monde.

Les militants communistes, depuis 1920, ont écrit une riche et belle histoire dont nous sommes les héritiers. Le livre est loin d'être achevé, il nous revient d'en écrire un nouveau chapitre. Le contexte ne ressemble en rien à celui des années 1930, 1950 ou 1970. Face à un capitalisme désormais mondialisé, à une nouvelle configuration des classes sociales, notre tâche est d'inventer un socle d'idées, des perspectives d'avenir mobilisatrices et motrices de grands rassemblements populaires. Pour cela, une force communiste, ouverte, moderne, est indispensable.

La Fête de l'Humanité a montré qu'un potentiel important de lutte, de détermination existe. Nous le ferons vivre dans les actions et dans les débats avec toutes les forces progressistes, avec tous les citoyens qui rêvent de démocratie et de progrès social. Nous lançons un appel aux vétérans pour qu'ils participent pleinement à cette nouvelle phase du combat.

Daniel Renard

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bulletin de l'Amicale des vétérans
numéro 43 - octobre 2007

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Posté par danielrenard à 06:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]