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Virgile Barrel


BAREL (Joseph dit Virgile)

Né le 17 décembre 1889 à Drap (Alpes-Maritimes)

Décédé le 7 novembre 1979 à Nice (Alpes-Maritimes)

Député des Alpes-Maritimes de 1936 à 1940

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Alpes-Maritimes)

Député des Alpes-Maritimes de 1946 à 1951 et de 1956 à 1958

Condamné, en mai 1940, à cinq ans d'emprisonnement après avoir été déchu de son mandat, Virgile Barel connaîtra treize prisons et en dernier lieu, pendant vingt-deux mois, celle de Maison-Carrée en Algérie. Libéré le 5 février 1943, il devient secrétaire du Secours populaire en Algérie et a pour mission de faire libérer les 3 200 détenus communistes.

Puis, il est nommé Directeur adjoint du Cabinet de François Billoux, ministre d'État du Comité français de libération nationale (1943) puis ministre de la Santé publique du gouvernement provisoire de la République française (1944), avec lequel il rentre en France sur le Jeanne d'Arc, via Cherbourg, en septembre 1944.

Max_BarelÉlu à la direction de la Fédération des Alpes-Maritimes du PCF, le 22 octobre 1944, il préside la Délégation spéciale de la ville de Nice jusqu'en mai 1945. À cette époque, lui est confirmée la mort de son fils Max, ancien polytechnicien, officier d'artillerie résistant torturé et tué par la Gestapo de Lyon en juillet 1944. Il ne cessera, dès lors, de réclamer inlassablement la recherche puis l'extradition et le jugement de Klaus Barbie, présumé être le bourreau de son fils.

Élu conseiller général de Nice en septembre 1945 il le reste jusqu'en avril 1955 ; d'octobre 1945 à septembre 1947, il est président de l'Assemblée départementale et, depuis le 25 octobre 1947, conseiller municipal de Nice.

Il se présente aux élections générales du 21 octobre 1945 à la tête de la liste communiste et les électeurs des Alpes-Maritimes l'envoient siéger à la première Assemblée nationale constituante. Appartenant aux commissions de l'éducation nationale et de la jeunesse, des affaires économiques et de la Défense nationale, il manifeste à nouveau, par ses interventions et ses propositions l'intérêt qu'il porte au développement du tourisme populaire ; c'est ainsi qu'il dépose et rapporte une proposition de résolution tendant à réglementer les réquisitions d'hôtels de tourisme. En s'occupant, d'autre part, des écoles et des cantines scolaires, il marque qu'il se souvient de son ancienne profession.

Réélu le 2 juin 1946 membre de la seconde Assemblée nationale Constituante, il appartient aux mêmes commissions, sauf à la Commission de la défense nationale. Il présente un rapport et intervient sur des questions intéressant les instituteurs.

Réélu pour la troisième fois le 10 novembre 1946, il siège à l'Assemblée nationale au cours de la première législature. Membre des commissions des affaires économiques et de la presse, puis des commissions de l'intérieur et des moyens de communication, au nom desquelles il présente huit rapports et déploie une très grande activité. Il continue à marquer un vif intérêt pour tout ce qui touche au tourisme et à la vie économique et sociale des Alpes-Maritimes et du Sud-Est, mais il s'intéresse aussi aux problèmes de la radiodiffusion et du cinéma : on citera seulement à ce sujet sa proposition de loi sur la composition et les attributions du Conseil supérieur de la radiodiffusion française et ses interventions et amendements sur le projet de loi instituant une aide temporaire à l'industrie cinématographique. Il s'emploie, d'autre part, à défendre les intérêts des fonctionnaires de l'État en activité ou en retraite et intervient dans la discussion du projet de loi relatif à la répression de certaines atteintes à la sûreté extérieure de l'Etat (1950).

La loi électorale dite des "apparentements" empêche sa réélection, le 17 juin 1951, mais il prend sa revanche le 2 janvier 1956. À nouveau député au cours de la troisième législature, membre des commissions des moyens de communication et de la presse, il multiplie les interventions sur les mêmes sujets : citons à titre d'exemple, sa proposition de loi tendant à exonérer de la taxe locale et de l'impôt sur les spectacles les services rendus par les associations de tourisme et de culture populaire, et sa proposition de résolution réclamant la majoration des subventions allouées à ces associations. Il dépose aussi plusieurs demandes d'interpellation sur des questions politiques d'intérêt local.

Avec son groupe il vote la confiance à Guy Mollet (31 janvier 1956) et les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars) puis s'oppose aux gouvernements Maurice Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard. Il soutient Pierre Pflimlin sur la déclaration de l'état d'urgence en métropole (16 mai 1958) puis refuse la confiance au général de Gaulle (le 1er juin) ainsi que les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle (2 juin).

source : site de l'Assemblée nationale


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