Décès de Lucien Mathey


l'Humanité, 22 avril 2005

Avec le décès de Lucien Mathey, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans, le Parti communiste en Seine-Saint-Denis perd une figure marquante. Il en dirigea la - fédération - départementale entre 1966 et 1974. Lucien exerça également d’autres responsabilités dans son parti : il fut membre du comité central de 1958 à 1976 après avoir collaboré à plusieurs secteurs (organisation et secrétariat de la direction du PCF). À partir de 1976, il devint directeur général de l’Agence centrale de publicité. Longtemps adhérent du PCF à Saint-Denis, Lucien Mathey n’a jamais cessé de mener une activité politique et associative dans la cité Paul-Eluard, où il a habité avec son épouse Marie pendant de longues années avant de s’installer à Pierrefitte. Homme simple et attachant, il avait gardé son accent roulant de sa Saône-et-Loire, où il milita avec Waldeck Rochet et dirigea la Jeunesse communiste en 1933. Il était membre du PCF depuis 1934.

Lucien Mathey avait également derrière lui un glorieux passé de résistant. Mobilisé en 1938, il est fait prisonnier en 1940. Il s’évade d’Allemagne en 1943 et parvient à gagner la Suède. Au cours de son séjour à Stockholm, dont il conservera la maîtrise de la langue suédoise, Lucien dirige l’organisation clandestine du Parti communiste, anime un cercle d’études sociales où se retrouvent des évadés français, édite un périodique, la Marseillaise. Il s’engage dans les Forces françaises libres et regagne la France via l’Angleterre en avril 1945.

Marie-George Buffet a adressé un message à sa famille. Au nom de l’Humanité, Patrick Le Hyaric a salué «un militant expérimenté, exemplaire de dévouement et de courage» et a fait part de ses sincères condoléances à son fils Jacques et son épouse Annie.

Les obsèques de Lucien Mathey auront lieu mardi 26 avril à 11 h 30 au funérarium du cimetière des Joncherolles à Pierrefitte.

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