Amicale des vétérans du PCF

samedi 19 juin 2010

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Vétérans du PCF

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samedi 12 juin 2010

édito du bulletin n° 51

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Prolétaires de tous les pays,

unissez-vous !



Le capitalisme européen a franchi une nouvelle étape dans sa guerre contre les droits et les acquis sociaux des salariés, des chômeurs, des retraités. Diminution des traitements des fonctionnaires et réduction drastique de leur nombre, attaques contre les retraites, hausse des impôts frappant la population, suppression de diverses indemnités à caractère social.

La France n'est pas épargnée, puisque les dépenses publiques sont gelées pour trois ans. Le prétexte, partout invoqué, est la réduction du déficit public, mais on ne parle pas des recettes que pourrait fournir une fiscalité démocratique, la mise à contribution des ressources immenses détenues pas les banques, les compagnies d'assurances, les fonds de pension et autres outils de spéculation.

Quant aux dépenses, on oublie les dépenses d'armement alors qu'aucune menace agressive ne vise notre pays. On subit la nocivité du traité de Lisbonne, des dogmes de l'Europe actuelle, avec la libre circulation des capitaux, l'indépendance de la BCE, la concurrence libre et non faussée. Les gouvernements n'ont pas le souci du bien-être des peuples, mais n'ont qu'une volonté : servir les marchés financiers. La souveraineté ne réside plus dans les citoyens assemblés, mais dans le capitalisme sous sa forme actuelle, les marchés assoiffés de profits maximaux et de spéculation. Un problème fondamental est posé, celui de la démocratie.

On en est à vouloir soumettre les budgets nationaux aux eurocrates ultra-libéraux de la Commission de Bruxelles qui n'ont nul compte à rendre aux citoyens européens ! L'autre dimension du débat à développer en France réside dans la concentration des pouvoirs, sans cesse aggravée, due à l'élection au suffrage universel du président de la République. Avec le PCF et nos alliés, nous militons pour en finir avec ce système qui en fait le déterminant de tout et incite à ne pas avancer de projet politique mais à s'enfermer dans des postures électoralistes.

Une donnée dans notre combat contre la déferlante anti-sociale et anti-démocratique, tient, hélàs, à ce que la mise en œuvre de ces mesures est assurée par Papandréou, Zapatero, Socrates, Strauss-Kahn, importants responsables socialistes. Quelle abdication ! Strauss-Kahn/Sarkozy, ce n'est pas le changement dont les Français ont besoin.

Aujourd'hui, notre tâche c'est de faire la lumière sur ce combat de classe, c'est de travailler au développement d'un mouvement populaire majoritaire pour une réelle alternative. C'est d'unir nos résistances avec celles des peuples grec, espagnol, portugais, italien, bientôt anglais et allemand. Le mot d'ordre de Karl Marx est d'une brûlante actualité : prolétaires de tous les pays, unisses-vous !

Daniel Renard

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jeudi 8 avril 2010

compte-rendu du BN de l'Amicale

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élections régionales

compte-rendu du Bureau national

de l'Amicale


Le Bureau national de l'Amicale s'est réuni le 8 avril 2010.

Il est revenu sur le résultat des élections régionales. La situation politique qui ressort est tout à fait différente du lendemain des élections européennes. La Droite s'est effondrée. La Parti socialiste remporte un grand succès. Le Front de Gauche connaît son ancrage. Pour le moment, l'alliance centriste avec le Modem est un échec. Le NPA paye le prix de son sectarisme, de ses visées politiciennes, il est affaibli. Cet ensemble constitue une oxygénation pour battre le pouvoir sarkoziste et faire triompher une politique à l'opposé.

Une dimension importante est représentée par l'abstentionnisme. Plusieurs causes en sont à l'origine. Pour certains, c'est une façon de d'exprimer leur mécontentement. D'autres disent : à quoi ça sert de voter puisque les votes ne sont pas respectés (exemple ; le traité constitutionnel européen rejeté par référendum et cependant appliqué). Tenir compte de l'hégémonie de l'élection présidentielle rabaisse le rôle et l'importance de tous les autres scrutins. Nous avons là un défi à relever.

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Concernant le Front de Gauche, c'est la troisième force à gauche. Il n'a entraîné que les citoyens les plus politisés, il reste à gagner un large ancrage populaire. Comme l'indique la résolution du Conseil national, il nous faut construire un Front de Gauche d'une nouvelle dimension, un Front social et intellectuel d'actions et de projets, un Front populaire pour une alternative à gauche.

Le Bureau national a souligné le rôle capital qui revient au Parti communiste. créer les conditions d'un débat approfondi dans le respect de chacun.

Développer l'effort de formation. Recréer l'organisation du Parti dans les lieux de proximité. Préserver ainsi l'unité du Parti. Contrairement à quelques-uns qui ne voient pas d'avenir au Parti communiste, le Bureau national a insisté sur  l'indispensable autonomie du Parti, à un moment historique où la crise systémique du capitalisme donne sa pleine actualité à la perspective du communisme.

Le courant révolutionnaire a besoin pour se manifester, pour grandir, d'un parti, d'un parti porteur d'audace, de propositions novatrices. C'est dans cet esprit que les vétérans préparent le Congrès d'étape de juin prochain.

Le Bureau national appelle les vétérans à prendre toute leur place dans les fronts d'actions et de projets pour les retraites,les services publics, les libertés.

Il appelle à la tenue d'initiative les plus diverses. En premier lieu, une assemblée générale des vétérans dans chaque fédération. Une lettre aux vétérans pour le deuxième quinzaine de mai.

Bien fraternellement,

le Président de l'Amicale, Daniel Renard


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mardi 16 février 2010

édito bulletin février 2010

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Un souffle d'espoir

Le pouvoir prétend vouloir moraliser le capitalisme. C'est une plaisanterie éhontée. Le capitalisme n'a pas de morale. Il n'a comme règle que la poursuite de ses profits.

Si les salariés souffrent d'un chômage accru, d'un pouvoir d'achat en berne, des inégalités sociales croissantes (santé, éducation...), le capital se porte bien. La presse peut annoncer que les traders retrouvent les bonus géants d'avant-crise, que les banques enregistrent des profits historiques. Les faits démontrent la nocivité du capitalisme.

Il nous faut développer le débat d'idées pour montrer qu'une autre société est possible, rompant avec avec la logique de l'argent et oeuvrant à l'émancipation des individus. Les circonstances actuelles nous poussent à gagner la masse des citoyens à la perspective de la nécessaire transformation sociale.

C'est dans ce contexte que se déroule la campagne des élections régionales.

Nos initiatives de rencontres avec les citoyens, avec ceux qui luttent pour l'emploi, pour les salaires, pour l'hôpital public, pour l'indépendance de la justice, pour l'université et la recherche vont faire naître un nouveau souffle, un souffle d'espoir pour plus de justice, de liberté et de solidarité.

L'heure n'est pas seulement à une dure sanction contre la politique désastreuse de la droite. Elle est à ouvrir une dynamique qui place l'ensemble de la gauche devant ses responsabilités. C'est toute la résolution du Parti communiste et de ceux que se retrouvent dans le Front de Gauche pour que l'alternative se lève pour notre pays, pour l'amélioration du sort de ses citoyens.

Pour les 14 et 21 mars, pour des régions avec des majorités de gauche audacieuses. Notre ambition est de gagner le plus grand nombre de citoyens, à une alternative à la logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles productivistes.

C'est pourquoi les communistes s'attachent à créer du lien entre les gens, leurs problèmes communs, leurs aspirations communes. C'est notre activité de chaque jour, avec l'aide irremplaçable de notre journal L'Humanité, une voix libre, courageuse, une voix ouverte à tous ceux qui rêve d'un avenir humain.

Daniel Renard

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lire le bulletin en format pdf

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mercredi 10 février 2010

élections des 14 et 21 mars

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élections régionales

déclaration du Bureau national

de l'Amicale

Face à la gravité de la situation en France, les élections régionales des 14 et 21 mars 2010 représentent un enjeu exceptionnel pour l'avenir de notre pays.
Réuni le 21 janvier dernier le Bureau national de l'Amicale tient à s'adresser à tous les vétérans communistes.
Quels que soient les choix souverains qu'ils ont exprimés dans chaque région du pays, les communistes ont partout la même ambition :
- sanctionner sévèrement la politique brutale de la droite ;
- faire des régions un point d'appui des mouvements sociaux ;
- créer les conditions pour la satisfaction des besoins des citoyens, du pays, au plan social, au plan écologique, au plan démocratique.
Ce que veulent les communistes, ce sont des majorités de gauche qui rendent possible la transformation sociale dès maintenant.
Avec leurs alliés, ils feront donc tout pour que naisse et se développe une véritable alternative à la politique de la droite.
Notre parti compte des dizaines de milliers de vétérans dans ses rangs. Ils représentent une force importante. Dans leurs fédérations respectives, ils contribueront efficacement à l'effort d'ensemble de tous les communistes pour montrer qu'il est possible de changer, qu'il est possible de répondre à l'attente de renouveau de notre peuple.
Le Bureau national de l'Amicale est persuadé que chaque vétéran communiste aura à cœur de prendre toute sa place, selon ses possibilités, dans cette bataille importante. 

- Daniel Renard (Val d'Oise), Jacques Bessière (Charente-Maritime), Jean Chaulet (Gard), Daniel Doumerc (Haute-Garonne), Claude Lagrange (Indre-et-Loire), Micheline Laurent (Yvelines), Jacques Lesbats (Gironde), Yvette Lucas (Pyrénées-Orientales), Raymond Navarro (Bouches-du-Rhône), Jean Portejoie (Hautes-Pyrénées), Robert Tirlicien (Meurte-et-Moselle), Jacques Thomas (Val de Marne), Ivana Véderine (Côte d'Or), Yves Le Yaouanc (Yvelines).

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lundi 20 juillet 2009

disparition de Georges Valbon (1924-2009)

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Disparition de Georges Valbon,

résistant et bâtisseur


Fils d’immigrés italiens, il participa à la libération du territoire, aux portes de Paris, qui devint la Seine Saint-Denis, et dont il fut le premier président. Il est mort samedi dans sa quatre-vingt-cinquième année.

Il était une figure du communisme en Seine-Saint-Denis, qu’il a parcourue toute au long de sa vie de militant, du Bagnolet des années de jeunesse à Bobigny, où il a présidé le Conseil général dès 1968 à la création du département, jusqu’en 1993. La mort de Georges Valbon, samedi, a suscité une vive émotion dans le 93. Il fut parmi les plus importants artisans des réalisations sociales et culturelles audacieuses qui firent la fierté des collectivités gérée par les communistes.

On ne peut réduire le rôle de Georges Valbon aux limites géographiques du territoire séquano-dyonisien, mais il incarnait à lui seul plusieurs caractéristiques de cette banlieue ouvrière depuis les années trente, où l’on travaillait dur, et où l’on se battait dur contre les patrons. Dans le combat de classe se forgeait la solidarité avec les travailleurs immigrés fuyant la misère, les persécutions antisémites, le fascisme ou le franquisme.

Georges Valbon est fils d’immigrés italiens. Son père Pie-Julien Valbon, a quitté le val d’Aoste où vient de triompher Mussolini. Après un court séjour à Lunery (Cher), lieu de naissance de Georges en 1924, la famille s’installe à Bagnolet.. Sa mère Cécile est couturière et Pie-Julien se fixe comme plombier couvreur. Bon élève, le jeune homme obtient son certificat d’études primaires avec mention très bien. Il passe ensuite le concours de l’école Chaix où pendant quatre ans il apprendra le métier de typographe. Avec l’occupation nazie, l’adolescent est rattrapé par le fascisme que ses parents ont fui. Il est encore élève typographe, quand il imprime ses premiers tracts antinazis sur les presses de l’école.

Réfractaire au STO, il devient clandestin. En juillet 1944, lieutenant FTP il commande un groupe armé à Bagnolet, participe à la libération de la mairie des Lilas, puis de Montreuil, des forts de Rosny et de Romainville. Il combat les Allemands place de la République à Paris. Engagé volontaire en septembre 1944, il quitte l’armée en 1946 en refusant d’aller faire la guerre colonial en Indochine.

« Ce n’est pas, expliquait Georges Valbon, parce que des hommes,
des femmes, des enfants sont nés pauvres qu’ils doivent avoir
un enseignement au rabais. »

Dans le pays à reconstruire, Georges Valbon sera l’un des bâtisseurs de cette partie du département de la Seine, où il a combattu les armes à la main. À Bagnolet, d’abord, où il devient secrétaire de la section du parti communiste puis il occupe des responsabilité dans la fédération Seine-Nord-est. Jean-Claude Lefort, député honoraire du Val de Marne, et lui même originaire de Bagnolet, se souvient : «mes parents étaient les gardiens de la section, c’est là que je suis né. Georges n’a plus quitté notre vie depuis ces terps pourtant lointains». «C’était un homme d’une immense culture. Il a côtoyé les « grands » avec autant de bonheur que es simples gens ».

Ce goût de la culture, cet amour de la musique ne furent pas un violon d’Ingres cultivé dans le jardin secret de l’homme politique. L’ambition, révolutionnaire, des communistes de faire de la culture un bien commun a profondément marqué la gestion des communes puis du département par les communistes. Dès 1970, la Seine-Saint-Denis comptait une trentaine de conservatoires. La culture n’est pas un luxe, pas davantage qu’elle ne doit rester l’apanage des classes favorisées. Cette politique qui fait de l’accès aux activités culturelles une priorité recueille l’adhésion de la population.

À Bobigny, dont Georges Valbon est maire de 1965 à 1996, la fréquentation du conservatoire de musique passe de 300 jeunes en 1971 à 1600 cinq ans plus tard. «Ce n’est pas, expliquera Georges Valbon, parce que des hommes, des femmes, des enfants sont nés pauvres, de par la responsabilité des riches qu’ils doivent avoir en enseignement au rabais. Notre conservatoire est un instrument de qualité, de lutte contre l’inégalité». Ce qui vaut pour le droit des travailleurs à la musique, l’est tout autant pour les autres facettes du champ culturel. La Seine-Saint-Denis doit à cette gestion émancipatrice, le nombre de ses cinémas municipaux, de ces théâtres, du dynamisme de la création artistiques que tant d’habitants de la capitale découvrent dans le « 9.3 »

Tout en continuant d’exercer des responsabilités au plan national dans les instances du PCF, Georges Valbon ne sacrifia qu’une parenthèse de sa vie militante hors de son département. En 1982, après la victoire de François Mitterrand et la formation pour la première fois depuis 1947 d’un gouvernement à participation communiste, il accepta de quitter la présidence du département pour devenir président des Charbonnages de France à la demande du nouveau gouvernement. Le militant, habité par le sens de l’intérêt général, ne pouvait se dérober. Mais un an et demi plus tard, ne voulant servir de caution à une politique s’éloignant des objectifs de 1981, Georges Valbon prenait ses responsabilité en démissionnant, neuf mois avant que les ministres communistes fassent de même en juillet 1984… Et revenait à Bobigny.

Jean-Paul Piérot
L'Humanité
, 20 juillet 2009

- une vidéo Ina sur Georges Valbon


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lundi 29 juin 2009

édito du bulletin des vétérans, n°48, juillet 2009

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les communistes dans les luttes

et dans le rassemblement


Des élections européennes, on peut retenir d'abord l'abstention massive et l'espoir représenté par le Front de Gauche.
L'abstention est essentiellement celle des couches populaires, de ceux qui ont le plu à  souffrir de la crise. Ils ont exprimé par là leur aversion d'une Europe qui ne sert que les intérêts des financiers et des lobbies économiques. Il s'agit d'une sanction de l'Europe libérale, d'un rejet non pas de l'Europe mais des institutions et de la politique de Bruxelles. On peut noter qu'il en a été de même dans les autres nations.

Le Front de Gauche a dénoncé clairement l'Europe de la concurrence libre et non faussée, il a avancé des propositions concrètes.

La campagne du Front de Gauche a commencé à ouvrir des perspectives pour un changement radical de politique, pour une véritable alternative. Il est nécessaire de formuler un projet politique qui ouvre un débouché au mouvement social, un projet qui réponde aux aspirations populaires et respecte les différents courants.

sortir du capitalisme en crise

Les communistes entendent poursuivre et amplifier la démarche qui a été celle du Front de Gauche : autour de contenus profondément transformateurs, interpeller toutes les forces politiques et sociales à gauche. Des exigences nouvelles se font jour, incitant à ne pas couper l'écologie du social, les dégâts environnementaux étant dus à la soif de profit immédiat du mode de production capitaliste.

Les communistes vont mener de front l'appel à élargir le Front de Gauche et à l'enraciner localement et la popularisation de leurs propositions, comme le projet emploi-sécurité-formation, la constitution d'un pôle public bancaire, la sauvegarde et le développement des services publics, une démocratie nouvelle qui rompe avec le présidentialisme à la Sarkozy, l'attention portée à la santé, la protection sociale, l'éducation et la recherche.

La crise met au centre des réflexions le débat de fond.

Le communisme est-il, comme le prétend la droite, une vieille idée, totalement surannée ou, au contraire, la voie qui fasse reculer, dans le monde, la misère, la pauvreté, l'exploitation, qui permette l'émancipation de chaque femme, de chaque homme ?

Comme l'a dit Samir Amin, l'enjeu ce n'est pas de sortir de la crise du capitalisme, mais de sortir du capitalisme en crise.

Nous mettrons à profit toutes les rencontres de cet été et, particulièrement, la Fête de l'Humanité, pour porter nos idées à la connaissance du plus grand nombre de citoyens.

Daniel Renard

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meeting du Front de Gauche, le 8 mars 2009 au Zénith

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mardi 9 juin 2009

Janine Cordaillat

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le 11 février 2007


Janine Cordaillat

Janine Cordaillat s'est éteinte le 8 juin. Elle nous quitte après une vie d'une très grande richesse.

Résistante de la première heure dans la Loire, le Rhône, l'Ain, militante communiste intègre, dévouée, disponible au service de tous, combattante de tous les instants sur tous les terrains.

D'une très grande culture, elle était l'ami de Roger Vailland, Jo Vareille, René Ballet, Henri Bourbon entre autres.
Elle apportait ses connaissances, sa réflexion, inlassablement à tout son entourage. Ses rapports avec tous, ses débats pertinents vont cruellement nous manquer.

Très attentive à la jeunesse, elle ne manquait pas une discussion avec elle, une manif, un contact avec les jeunes, une aide, une réflexion politique. Elle avait conservé la fougue de sa jeunesse.

Pendant des années elle a été d’un très grand apport politique à notre direction fédérale de l’Ain. Même après avoir quitté ses responsabilités. Intraitable sur les questions de la santé publique, elle a été de toutes les luttes sur le plateau d’Hauteville et au plan national puisqu’elle participait à la réflexion nationale sur ses questions. Y compris pendant toute sa maladie elle a eu un apport et des échanges avec les Professeurs et médecins qui la soignaient.

Prolixe dans tous les débats, quelques soient les thèmes abordés, sur tout les aspects de la vie, de la société, elle était fraternellement redoutable.

Adieu Janine notre camarade, adieu mon amie.

Guy Jacquin

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témoignage de Bernard Burato, 9 juin 2009 à 10 h 20

Chers camarades, chers amis

J’ai la douleur de vous faire part de la disparition de notre camarade Jeanine. Sa crémation aura lieu dans l’intimité à Lyon cette semaine Une cérémonie de dispersion des cendres aura lieu ultérieurement. Je ne dispose pas d’autres éléments pour l’instant Nous venons de perdre une grande dame de l’histoire de notre parti .

Toute sa vie aura été marquée par son combat pour la justice la dignité et l’humanisme. Par sa défense acharnée de principes qui fondent notre combat elle a souvent été présentée comme une gardienne du temple. Elle était tout son contraire, ouverte aux autres, à l’écoute des différences et d’un humanisme qui interpellait ceux qui la côtoyaient vraiment. Nous continuerons son combat

Un jour pourtant Un jour viendra Couleur d’orange Un jour de palmes Un jour de feuillages au front Un jour d’épaules nues Où les gens s’aimeront Un jour comme un oiseau Sur la plus haute branche.

Bernard Burato
secrétaire de la section du PCF

témoignage de Vincent Duthel, le 9 juin 2009 à 12 h 31

Que ce soit par sa présence ou son souvenir, Jeanine était et sera toujours pour nous tous  l’exemple de la volonté, de la ténacité, de l’engagement, du militantisme.

Vincent

 

témoignage de Jean-Pierre Merlo, le 9 juin à 12 h 36

Chères et chers camarades,

Si ma compagne Catherine et moi avons un lien affectif avec vous, avec Hauteville et le plateau c’est à l’amitié de Jeanine que nous le devons. Depuis des dizaines d’années pour certains d’entre nous nous vivions avec cette communiste hors du commun, présente dans tous les combats, attentive à toutes les campagnes et encore pour les dernières sénatoriales, défendant nos idées avec sa dernière Huma en prenant un café chaque jour au bistrot tant qu’elle en eut la force.

Nous nous souvenons de toutes ces campagnes législatives, de nos réunions chez elle, de nos quelques séjours à Cormaranche. Pour ma première campagne législative Jeanine m’avait fait découvrir Hauteville et les villages alentour, les vieux bistrots, une vieille dame de St Rambert héroine d’un roman de Roger Vailland, Jeanine devint une amie intime, on se téléphonait régulièrement.

Jeanine était aussi une grande intellectuelle, les murs de sa maison de Cormaranche sont tapissés de bouquins, elle admirait Roger Vailland. Je le la taquinais parfois en lui demandant de nous parler plus de sa relation avec lui. Jeanine anima longtemps l’association des amis de Roger Vailland.

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Cormaranche

En plus de la militante indomptable et jusqu’au boutiste qui se donnait à fond sur des sujets comme la filière bois, les hôpitaux, la mémoire de la Résistance et des enfants d’Ysieux. Jeanine était une amie des artistes. Jeanine organisa plusieurs fois des expositions de sculpture en plein air.

Quand on se voyait ou se téléphonait elle avait toujours un mot gentil pour Catherine qui est sculpteure et me disait : tu sais il faut prendre soin des artistes ils sont fragiles et sensibles. Je me souviens d’une réunion où Jeanine était venue il y a deux ans à Saint-Genis-Pouilly avec d’anciens résistants du CERN dont Herbert Herz ancien de la MOI, Marcel Vivargent et Albert Girardet.

Dans la dernière période au milieu de ses souffrances qu’elle surmontait avec humour, "tu sais je suis toujours là me disait-elle", Jeanine a pu voir les progrès du parti sur Hauteville. Vous les nouveaux adhérents, vous êtes aussi le fruit même indirect de son travail de conviction inlassable de toutes ces années.

C’est une grande peine d’apprendre la fin de Jeanine. Mais on est content d’avoir pu côtoyer une telle personnalité même si par moment sa ténacité à aboutir ou à défendre son point de vue pouvait un peu déranger. Mais Jeanine était intelligente et savait entendre les autres.

Nous devrons nous y faire il ne sera pas possible de retrouver une autre Jeanine. C’est aussi ce qui fera la force de son souvenir et qui fortifiera notre conviction de lutter même autrement pour un monde meilleur.

Chers amis, transmettez ma sympathie et mes pensées à la famille de Jeanine, à sa nièce proche.

Avec toute mon affection.

Jean-Pierre Merlo

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témoignage de Katia Philippe, le 9 juin 2009 à 15 h 12

Je serai présente aux funérailles ce vendredi 14 h 45. J’ai pu rendre visite une dernière fois à Jeanine le jeudi 4 juin, le lendemain de son hospitalisation à Lyon-Sud. François Auguste était avec moi.

source : site de la Fédération de l'Ain du PCF

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Roger Vailland (1907-1965)


La dame du Grand Liaz ne descendra plus aux Rencontres

Les Amis de Roger Vailland viennent de perdre leur pionnière, car enfin les plus jeunes d’entre nous n’étaient pas encore nés que Jeannine Cordaillat était déjà l’amie de Roger Vailland. Pour les uns, c’était «Jeannine», la «copine» ; pour les autres, «Madame Cordaillat» mais, pour tous, c’était une «dame», avec le parfum aristocratique de ce terme. Et Jeannine avait effectivement suivi la filière de formation d’une nouvelle aristocratie.

Une adolescence dans le bassin métallo-minier de Saint-Étienne, puis la résistance dans la Loire, le Rhône et l’Ain au gré des réseaux et de la répression, puis le parti communiste ; la «grande filière» comme d’autres le disent de l’ENA. Une riche école – Mes universités, disait Maxime Gorki – initiatrice à tous les sens du terme. Lors d’une Rencontre Roger Vailland à Bourg-en-Bresse, à un lycéen lui demandant : «Ce devait être dur la Résistance ?», Jeannine répondit : «Oui et non. Le danger, la peur de la torture, de la mort mais il y avait des compensations, une liberté anticipée ; on n’a jamais autant fait l’amour que pendant cette période.»

La route du Grand Liaz où habitait Jeannine au-dessus de Cormaranche, au cœur du plateau était devenue un important nœud de communication (automobile et idéologique). Auraient pu s’y croiser les voitures de Jo Vareille, journaliste du journal de la Résistance, Les Allobroges, Roger Vailland – le libertin rouge, Henri Bourbon – le bolchevik et aussi celles des permanents de la «fédé» de Bourg-en-Bresse, de dirigeants nationaux du «parti». Ces «hautes fréquentations», comme elle disait en se moquant d’elle-même, ne lui faisaient pas négliger le «travail de base».

Il y a quelques mois encore, chaque matin, sitôt levée, Jeannine allait prendre un café au bistrot de Cormaranche en y lisant le quotidien local ; je vais «tenir ma permanence», disait-elle. On y venait de loin (géographiquement et politiquement) pour lui parler, lui poser des questions, demander une explication ou de l’aide.

D’où que l’on vienne, de près ou de loin, de droite ou de gauche, ce n’était jamais en vain. Rentrée chez elle, Jeannine plongeait dans «sa soute», une grande pièce comble de livres, de brochures, de feuilles noires de notes sous le feu d’une radio qui crachotait en permanence et d’un téléphone qui crépitait en rafales avec, au milieu, un fastueux escalier en marbre de Carrare construit et offert par des «camarades» italiens.

Il n’y aura plus de «permanence» au bistrot de Cormaranche. De loin j’entends les regrets des habitués. «La dame du Grand Liaz n’allait jamais à la messe, soupire une vieille croyante, mais elle mériterait bien de monter tout droit au ciel.» «Elle ne se serait pas laissée balader, la Jeannine, corrige un camarade, elle savait bien que dieu ne lui aurait pas ouvert la porte. Le diable non plus. Il la savait trop proche des damnés de la terre… et d’ailleurs. Elle aurait fini par foutre la pagaille dans son affaire.»

René Ballet

source : site Les Amis de Roger Vailland

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C’est avec beaucoup de peine que nous vous avons appris le décès de notre camarade et amie Jeanine Cordaillat. Jeanine pour nous est une figure militante communiste, militante de la culture,  qui a marqué  notre propre vie militante. Grande gueule certes, nous la voyons la  «clope au bec» et entendons« sa voix éraillée» nous dire «hein….tu vois…».
Son image est aux portes des entreprises au petit matin, elle est aussi dans l’amitié avec Roger Vaillant qu’elle  inspira  dans Beau Masque, dans son amour pour Aragon, dans sa fidélité à la résistance qu’elle fit dans cette région de haute résistance où elle repose désormais…
Infatigable, elle était pour nous solide comme un roc…Depuis quelques années  elle était malade mais avec courage  elle continuait d’appeler à la section pour savoir comment  «ça se passait à Vitry» et jusqu’au bout du possible elle est venue à la fête de l’Huma.
Celles et ceux d’entre nous qui l’ont connu sont tristes parce que cette personnalité forte était tellement attachante dans ses excès et sa fougue… Jusqu’au bout rebelle et anti conformiste.
À sa famille, à ses camarades de l’Ain, au nom des communistes de Vitry nous adressons nos condoléances attristées.

Fabienne Pourre
secrétaire de section de Vitry sur Seine
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jeudi 23 avril 2009

Retirada

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"la Retirada" - Espagne républicaine

compte rendu d'initiative de l'Amicale des vétérans du PCF à Marseille


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1939-2009… il y a 70 ans
«la Retirada»
Fin de la guerre d’Espagne

2009… Cette année sera marquée par les manifestations du 70ème anniversaire de «la rRtirada», c’est-à-dire la fin de la guerre d’Espagne en 1939.

Depuis le début de l’année des manifestations très importantes ont commencé ou sont prévues dans de très nombreux pays. En Espagne, bien sûr, mais aussi dans toute la péninsule Ibérique, dans tous les pays d’Europe, ceux d’Amérique du Sud comme ceux d’Afrique du Nord et dans d’autres pays du monde.

En France, les manifestations prennent un tour particulier car c’est le pays qui «accueillit» l’immense majorité de toutes celles et tous ceux, femmes, qui «tras el pirinéo» ( derrière les Pyrénées) fuyaient Franco et le fascisme.

Ils seront en tout un peu plus de 500 000 à passer la frontière entre l’Espagne et la France. Parmi eux il y a, bien sûr, les soldats de l’armée républicaine mais la majorité étaient des civils, des femmes, des enfants, des ouvriers, des paysans, des intellectuels, des poètes, des musiciens, des écrivains etc. Ils sont tous arrachés à leur terre, à leur langue, à leur culture et à leurs racines. 1939. C’est l’exode d’un peuple.

Les femmes ont tenu dans cette histoire un rôle essentiel. Elles ont été des combattantes de la liberté à l’égal des hommes.

Mais en guise d’accueil, ce furent les camps du mépris.

Remarquons en effet, qu’en plus de la déception provoquée par la politique de non-intervention de la France, les réfugiés seront parqués dans des camps de concentration. La France de 1938, en effet, celle de Daladier, s’était dotée d’un arsenal de lois honteuses pour le pays des droits de l’Homme, mais qui permirent de surveiller et de réprimer les étrangers. C’est en fonction de ce cadre législatif que les républicains espagnols étaient appelés : «les indésirables».

L’exode des Espagnols en France, ce sera plus de 10 000 morts dans les camps de concentration français, plus de 7 000 morts au camp de Mauthausen, et environ 8 000 morts pendant la seconde guerre mondiale.

L’histoire des Républicains Espagnols exilés en France : la souffrance, l’héroïsme, l’injustice.

L’amicale des vétérans avec d’autres partenaires :
Mémoires Vivantes – FTP- l’ACER – le Cercle Catala – la MOI
- le photographe Francis Blaise organise deux jours d’hommage
pour ce 70ème anniversaire de la «Retirada».


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"Espagne", Henri-Cartier Bresson, 1933

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Henri-Cartier Bresson


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la "Retirada"

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Posté par danielrenard à 17:44 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
samedi 7 mars 2009

programme de réunions

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assemblées départementales

de vétérans P.C.F.


Voici la liste des assemblées départementales ou régionales de nos amicales :

Côte d'Or                                                    31 janvier 2009

Val d'Oise                                                     3 février

Indre                                                          27 février

réunion régionale Midi-Pyrénées               26 mars

Aisne à Tergnier                                           28 mars

Gard à Nîmes                                                 3 avril

Lot-et-Garonne                                             7 avril

Loiret à Orléans                                           14 avril

Loiret à Chalette                                          16 avril

Dordogne à Périgueux                                 22 avril

Rhône                                                        25 avril

Hautes-Pyrénées à Tarbes                          26 avril

Loire-Atlantique à Nantes                           28 avril


1970_01_janvier_PCF_Contre_les_monopoles_et_leur_pouvoir
janvier 1970

1989_04_Avril_PCF_REvolution_les_communistes_te_saluent
1989, bicentenaire de la Révolution française


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