vendredi 21 mars 2008

dirigeants de l'Amicale des vétérans du PCF

Diapositive1

 

 

dirigeants de l'Amicale des vétérans

 

L'Amicale des vétérans du PCF a été fondée en 1959. Liste des présidents :

Lucien Midol : 1956-1979                           - biographie Lucien Midol

Fernand Grenier : 1979-1990                      - biographie Fernand Grenier

Louis Baillot : 1991-2007                           - biographie Louis Baillot

Daniel Renard : depuis 2007

 

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Bureau de l'Amicale des vétérans

à la date du 19 octobre 1976

Président d'honneur
le secrétaire général du Parti : Georges Marchais

Président
Lucien Midol (Vouzeron, Cher)                         - biographie Lucien Midol

Vice-présidents
Arthur Musmeaux (Anzin, Nord)                       - biographie Arthur Musmeaux

Paul Coudert (Bagnolet)

Fernand Grenier (Saint-Denis)                         - biographie Fernand Grenier

Secrétaire général
Lucien Monjauvis (Paris)                                 - biographie de Lucien Monjauvis

secrétaires
Marc Dupuy (Ivry)

Gaston Auguet (Paris)

autres membres du Bureau

Virgile Barel (Nice)                                        - biographie Virgile Barel

Louis Bieret (Vallauris, Alpes-Maritimes)

Jean Bartolini (Toulon, Var)

Jules Crapier (Paris)

Gaston Coquel (Arras, Pas-de-Calais)

Louis Dolly (Villejuif)

Célestin Dubois (Rouen)

Juliette Dubois (Nanterre)

Mireille Dumont (Bouches-du-Rhône)

Henri Martel (Sin-le-Noble, Nord)

Henri Neveu (Colombes)

Albert Rigal (Paris)                                      - biographie Albert Rigal

André Séguy (Champigny-sur-Marne)

Auguste Touchard (Paris)

Fernande Valignat (Noisy-le-Sec)

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Bureau de l'Amicale des vétérans

à la date de janvier 1990

 

 

 

président d'honneur
le secrétaire général du Parti : Georges Marchais

Président
Fernand Grenier (Saint-Denis)                              - biographie Fernand Grenier

Vice-présidents
Gilberte Duclos (Montreuil)

secrétaire général
Lucien Mathey (Saint-Denis)                                - biographie Lucien Mathey

 

autres membres du Bureau

Léon Berody (Angoulème, Charente)

Arthur Buchmann (Hagondange, Moselle)               - biographie Arthur Buchmann

Pierre Charret (Wasquehal, Nord)

Odette Denis (Ivry)

Louis Dolly (Villejuif)

Camille Denis (Paris)

Juliette Plissonnier-Dubois (Nanterre)

Louis Fraysse (Nanterre)

Pierre Girardot (Digne, Hautes-Alpes)

Maurice Garenq (Arles)

Marcel Hamon (Plestin-les-Grèves, Côtes d'Armor)

Gisèle Joannès (Aubagne)

Jean Jérome

Marcel Lemoine (Deols, Indre)

Colette Lorin-Jobard (Chaville, 92)

Roger Montadert (Saint-Genis-Laval, Rhône)

Jean Minard (Lyon)

Maurice Renaudat (Cher)

Roger Roucaute (Alès)

Joseph Sanguedolce (Saint-Étienne)

Claude Scipion (Bègles, Gironde)

Fernande Valignat (Fontenay-sous-Bois, 94)

Roger Vie (Montauban, Tarn-et-Garonne)

Louis Baillot (Paris)                                                    - biographie Louis Baillot

André Carrel (Bagnolet)

Marie-Thérèse Goutmann (Seine-Saint-Denis)

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Bureau de l'Amicale des vétérans

à la date du 9 octobre 1991

 

président d'honneur
le secrétaire général du Parti : Georges Marchais

Président d'honneur
Fernand Grenier (Saint-Denis)

Président
Louis Baillot (Paris)                                                 - biographie Louis Baillot

secrétaire général
Lucien Mathey (Saint-Denis)

autres membres du Bureau

Léon Berody (Angoulème, Charente)

Arthur Buchmann (Hagondange, Moselle)                    - biographie Arthur Buchmann

André Carrel (Bagnolet)

Pierre Charret (Wasquehal, Nord)

Odette Denis (Ivry)

Camille Denis (Paris)

Louis Fraysse (Nanterre)

Maurice Garenq (Arles)

Pierre Girardot (Digne, Hautes-Alpes)

Marie-Thérèse Goutmann (Seine-Saint-Denis)

Marcel Hamon (Plestin-les-Grèves, Côtes d'Armor)

Gisèle Joannès (Aubagne)

Marcel Lemoine (Deols, Indre)

Colette Lorin-Jobard (Chaville, 92)

Roger Montadert (Saint-Genis-Laval, Rhône)

Maurice Renaudat (Cher)

Roger Roucaute (Alès)

Joseph Sanguedolce (Saint-Étienne)

Claude Scipion (Bègles, Gironde)

Roger Vie (Montauban, Tarn-et-Garonne)

 

 

 

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samedi 15 mars 2008

Lucien Midol (1883-1979)

Lucien_Midol_mars_1940
Lucien Midol lors du procès des députés communistes, mars 1940


Lucien Midol


Né le 24 septembre 1883 à Château-Châlon (Jura) ; il est ingénieur des Arts et Métiers, puis mécanicien à la Compagnie du PLM d'où il fut révoqué en 1920. De 1926 à 1938, il est membre du Comité Central du Parti Communiste, puis de 1924 à 1959, membre du Bureau Politique.
Après avoir été élu conseiller municipal de Juvisy, puis député de la circonscription de Corbeil en 1932, puis celle de Lonjumeau en 1936, il devient conseiller municipal à Athis-Mons, en 1939.

Arrêté le 8 octobre 1939 pour constitution du Groupe Ouvrier Paysan, Midol, comme tous ses camarades qui n'avaient pas répudié le Pacte germano-soviétique, fut condamné le 3 avril 1940 à 5 ans de prison et à 4.000 francs d'amende pour "reconstitution de la liste dissoute". Interné à la Maison du Puy, il est ensuite transféré à Maison-Carrée en Algérie. Libéré en 1943 par les troupes alliées, il se consacre en particulier à la reconstitution des syndicats d'Alger puis est proposé au Général de Gaulle, comme commissaire à la production industrielle dans le Comité Français de Libération Nationale.

mairie_Athis_Mons
mairie d'Athis-Mons à la fin des années 1950

Il est maire d'Athis-Mons de 1944 à 1948, réélu conseiller municipal en 1953, membre des assemblées constituantes de 1945 et de 1946, élu député de Seine-et-Oise en novembre 1946, réélu en 1951 et 1956. Il siège au secrétariat de la Fédération des Cheminots de 1944 à 1948, au comité central et au Bureau Politique de 1945 à 1959. À 73 ans, il demande à ne plus avoir de responsabilités électives mais continue d'exercer jusqu'à sa mort la présidence de l'Amicale des Vétérans du PCF. Lucien Midol meurt le 26 décembre 1979, à 96 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Une place d'Athis-Mons porte son nom.

Sources : informations extraites du Dictionnaire Maitron.

- biographie de Lucien Midol sur le site de l'Assemblée nationale


Midol_couv


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mardi 11 mars 2008

Virgile Barel (1889-1979)

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Virgile Barrel


BAREL (Joseph dit Virgile)

Né le 17 décembre 1889 à Drap (Alpes-Maritimes)

Décédé le 7 novembre 1979 à Nice (Alpes-Maritimes)

Député des Alpes-Maritimes de 1936 à 1940

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Alpes-Maritimes)

Député des Alpes-Maritimes de 1946 à 1951 et de 1956 à 1958

Condamné, en mai 1940, à cinq ans d'emprisonnement après avoir été déchu de son mandat, Virgile Barel connaîtra treize prisons et en dernier lieu, pendant vingt-deux mois, celle de Maison-Carrée en Algérie. Libéré le 5 février 1943, il devient secrétaire du Secours populaire en Algérie et a pour mission de faire libérer les 3 200 détenus communistes.

Puis, il est nommé Directeur adjoint du Cabinet de François Billoux, ministre d'État du Comité français de libération nationale (1943) puis ministre de la Santé publique du gouvernement provisoire de la République française (1944), avec lequel il rentre en France sur le Jeanne d'Arc, via Cherbourg, en septembre 1944.

Max_BarelÉlu à la direction de la Fédération des Alpes-Maritimes du PCF, le 22 octobre 1944, il préside la Délégation spéciale de la ville de Nice jusqu'en mai 1945. À cette époque, lui est confirmée la mort de son fils Max, ancien polytechnicien, officier d'artillerie résistant torturé et tué par la Gestapo de Lyon en juillet 1944. Il ne cessera, dès lors, de réclamer inlassablement la recherche puis l'extradition et le jugement de Klaus Barbie, présumé être le bourreau de son fils.

Élu conseiller général de Nice en septembre 1945 il le reste jusqu'en avril 1955 ; d'octobre 1945 à septembre 1947, il est président de l'Assemblée départementale et, depuis le 25 octobre 1947, conseiller municipal de Nice.

Il se présente aux élections générales du 21 octobre 1945 à la tête de la liste communiste et les électeurs des Alpes-Maritimes l'envoient siéger à la première Assemblée nationale constituante. Appartenant aux commissions de l'éducation nationale et de la jeunesse, des affaires économiques et de la Défense nationale, il manifeste à nouveau, par ses interventions et ses propositions l'intérêt qu'il porte au développement du tourisme populaire ; c'est ainsi qu'il dépose et rapporte une proposition de résolution tendant à réglementer les réquisitions d'hôtels de tourisme. En s'occupant, d'autre part, des écoles et des cantines scolaires, il marque qu'il se souvient de son ancienne profession.

Réélu le 2 juin 1946 membre de la seconde Assemblée nationale Constituante, il appartient aux mêmes commissions, sauf à la Commission de la défense nationale. Il présente un rapport et intervient sur des questions intéressant les instituteurs.

Réélu pour la troisième fois le 10 novembre 1946, il siège à l'Assemblée nationale au cours de la première législature. Membre des commissions des affaires économiques et de la presse, puis des commissions de l'intérieur et des moyens de communication, au nom desquelles il présente huit rapports et déploie une très grande activité. Il continue à marquer un vif intérêt pour tout ce qui touche au tourisme et à la vie économique et sociale des Alpes-Maritimes et du Sud-Est, mais il s'intéresse aussi aux problèmes de la radiodiffusion et du cinéma : on citera seulement à ce sujet sa proposition de loi sur la composition et les attributions du Conseil supérieur de la radiodiffusion française et ses interventions et amendements sur le projet de loi instituant une aide temporaire à l'industrie cinématographique. Il s'emploie, d'autre part, à défendre les intérêts des fonctionnaires de l'État en activité ou en retraite et intervient dans la discussion du projet de loi relatif à la répression de certaines atteintes à la sûreté extérieure de l'Etat (1950).

La loi électorale dite des "apparentements" empêche sa réélection, le 17 juin 1951, mais il prend sa revanche le 2 janvier 1956. À nouveau député au cours de la troisième législature, membre des commissions des moyens de communication et de la presse, il multiplie les interventions sur les mêmes sujets : citons à titre d'exemple, sa proposition de loi tendant à exonérer de la taxe locale et de l'impôt sur les spectacles les services rendus par les associations de tourisme et de culture populaire, et sa proposition de résolution réclamant la majoration des subventions allouées à ces associations. Il dépose aussi plusieurs demandes d'interpellation sur des questions politiques d'intérêt local.

Avec son groupe il vote la confiance à Guy Mollet (31 janvier 1956) et les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars) puis s'oppose aux gouvernements Maurice Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard. Il soutient Pierre Pflimlin sur la déclaration de l'état d'urgence en métropole (16 mai 1958) puis refuse la confiance au général de Gaulle (le 1er juin) ainsi que les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle (2 juin).

source : site de l'Assemblée nationale


Virgile_Barel_couv
éditeur

 


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lundi 10 mars 2008

Fernand Grenier (1901-1992)

Fernand_Grenier_en_1970


 

Fernand Grenier

GRENIER (Fernand, Joseph)

Né le 9 juillet 1901 à Tourcoing (Nord)

Décédé le 12 août 1992 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

Député de la Seine de 1937 à 1940

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante.

Député de la Seine de 1946 à 1958

Mobilisé en septembre 1939, Fernand Grenier est affecté comme sapeur à la 5ème compagnie du bataillon du Génie stationnée à Laval, dans la Mayenne. Démobilisé près d'Annecy, il regagne Paris au début d'août 1940 ; malgré l'interdiction officielle du PC et la déchéance de ses mandats de député de la Seine et de conseiller municipal de Saint-Denis, il assure la remise en marche des organisations communistes de Saint-Denis, à ciel ouvert, en pleine occupation nazie. Il est finalement arrêté le 5 octobre 1940 par la police de Saint-Denis et interné au sanatorium d'Aincourt (Seine-et-Oise). Transféré le 4 décembre suivant à Fontevrault (Maine-et-Loire) puis le 20 janvier 1941 à la centrale de Clairvaux (Aube), il échoue finalement au camp de Chateaubriant (Loire-Inférieure) dont il parvient à s'échapper, le 19 juin 1941.

Revenu à Paris, Fernand Grenier se cache soigneusement dans un appartement et rédige des articles dans la presse clandestine du PC ; à la fin de l'année 1942, il est chargé par le Comité central clandestin d'établir les premiers rapports avec les formations de la Résistance non communiste, et en particulier avec les gaullistes. Le 25 novembre 1942, il rencontre Rémy, agent de liaison de De Gaulle pour préparer un voyage à Londres, afin d'établir le contact direct entre les communistes et le général de Gaulle.

Voyageant en compagnie de Rémy, Fernand Grenier arrive le 11 janvier 1943 à Londres, porteur d'une première lettre du Comité central donnant "l'adhésion du PCF à la France combattante pour la Libération de la France" et d'une seconde, signée de Charles Tillon, au nom des FTP. Délégué du PCF auprès du comité de la France Libre, Fernand Grenier reçoit le titre, sans grande signification, de conseiller au Commissariat de l'Intérieur de la France Libre. Cependant, en août, puis en septembre 1943, de Gaulle lui offre une place au Comité français de Libération nationale à Londres ; Fernand Grenier en réfère alors à Duclos, qui préfère décliner pour l'instant.

À son arrivée, à Alger, en octobre 1943, comme délégué au Comité consultatif, Fernand Grenier se voit offrir un portefeuille ministériel, celui du commerce, de l'industrie et de l'agriculture. Le PC juge le poste trop "mince" on lui propose alors le lendemain celui du ravitaillement, qui d'ailleurs n'est guère plus important ; il s'agit en fait d'un épisode du conflit de principe qui oppose de Gaulle, qui entend choisir ses ministres communistes, et la direction du PCF, qui entend les lui imposer.

L'activité parlementaire de Fernand Grenier, interrompue durant près de quatre années par la guerre, reprend le 9 novembre 1943, lorsque sa désignation à l'Assemblée consultative provisoire est validée ; il est alors nommé membre de la Commission du règlement, de la Commission des affaires étrangères et de la Commission de l'information et de la propagande.

Fernand Grenier n'est l'auteur que d'une seule proposition de résolution, le 30 novembre 1944, "tendant à inviter le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour restaurer dans leurs biens et pour indemniser toutes les victimes politiques de la guerre, du fascisme et de la collaboration avec l'ennemi et de toutes les lois d'exception". À la tribune, il intervient cependant à de nombreuses reprises, en qualité de délégué, au début de l'année 1944, au cours de la discussion de la proposition de résolution sur l'organisation des pouvoirs publics en France ; il dépose notamment le 24 mars, un amendement tendant à établir le principe du vote des femmes, puis, le 27 mars un autre amendement tendant à étendre le droit de vote aux militaires.

Après une nouvelle proposition de De Gaulle visant à l'entrée du PCF au sein du gouvernement provisoire, le 18 mars 1944, la délégation du Comité central sollicite une audience, le 29 mars, qui est accordée à Bonte, Fajon, Billoux, Lozeray, Marty et Grenier. Après un compromis de part et d'autre, De Gaulle nomme, le 4 avril 1944, Billoux au commissariat d'Etat et Fernand Grenier commissaire à l'Air, montrant ainsi la confiance personnelle qu'il avait envers ce dernier. De Gaulle écrira d'eux dans ses Mémoires de guerre : "Fernand Grenier et François Billoux, l'un brusque, l'autre habile, tous deux capables, divisent leur sourcilleuse attention entre, d'une part, leurs postes respectifs, et, d'autre part, leur parti qui veille sur eux du dehors". Fernand Grenier explique quant à lui en 1981, dans un entretien accordé au Monde : "De Gaulle m'a choisi, car il a sans doute apprécié mon sentiment national et parce qu'il savait que je n'en profiterais pas pour faire l'éloge des thèses soutenues par le Parti communiste".

Le passage de Fernand Grenier au commissariat de l'Air est marqué par l'échec sanglant du soulèvement du maquis du Vercors, en juillet 1944 : en charge de l'aviation militaire de transport, il est mis en cause dans ce désastre pour n'avoir pas su obtenir la constitution réelle de l'unité aérienne "La Patrie", qui aurait dû réaliser des parachutages d'armes sur le Vercors. Pour avoir critiqué l'attentisme de De Gaulle dans cette affaire, Fernand Grenier se voit exiger de ce dernier, le 26 juillet 1944, une lettre d'excuses ou de démission. Alors qu'il penche à titre personnel pour la seconde solution, Fernand Grenier doit se résoudre à écrire une lettre de rétractation, sur ordre du Comité central, qui voulait éviter une crise à la veille de la Libération de Paris. Cependant, peu de temps après son retour à Paris en septembre 1944, via Cherbourg, à bord de la Jeanne d'Arc, Fernand Grenier perd son poste de commissaire à l'Air au profit de Charles Tillon.

Fernand Grenier est candidat dans la sixième circonscription de la Seine lors de l'élection de la première Assemblée nationale Constituante, le 21 octobre 1945 ; en troisième position sur la liste communiste emmenée par Jacques Duclos et Charles Tillon, il emporte néanmoins l'un des sept sièges à pourvoir, puisque sa liste recueille 143 942 voix sur 308 887 suffrages exprimés.

Fernand Grenier est nommé membre de la Commission de la presse, de la radio et du cinéma et membre de la Commission des affaires étrangères ; son activité parlementaire se concentre autour d'interventions à la tribune destinées à défendre et à organiser la liberté de la presse et à établir le monopole et la nationalisation de l'électricité et du gaz.

Aux élections à la seconde Assemblée nationale Constituante, il retrouve sans peine son siège, puisque la liste communiste, toujours conduite par Duclos et Tillon, obtient 141 254 voix sur 309 546 suffrages exprimés. Il siège dans les mêmes commissions que durant la première Assemblée constituante ; c'est d'ailleurs, au nom de la Commission de la presse, de la radio et du cinéma qu'il dépose, le 18 septembre 1946, deux rapports, l'un portant sur la création du Centre national de la cinématographie, l'autre sur la création d'un commissariat au cinéma.

Tout au long de ces deux Assemblées Constituantes, Fernand Grenier se conforme aux consignes de vote du groupe communiste auquel il appartient.

Son élection lors des premières élections législatives est encore plus aisée que les précédentes (146 573 voix sur 304 886 suffrages exprimés) ; il est vrai que le PCF jouit dans la sixième circonscription de la Seine d'une audience remarquable, et décroche invariablement, lors de ces trois premières consultations nationales, quatre des sept sièges à pourvoir. Fernand Grenier est durant cette première législature nommé membre de la Commission des affaires étrangères (1946, 1948) et de la Commission de la presse (1946, 1948, 1949, 1950, 1951) ; il est, par ailleurs, élu vice-président de cette dernière Commission.

Fernand Grenier déploit une activité parlementaire très intense pour toutes les questions relatives à la représentation des intérêts français dans le cinéma et dans la presse ; il dépose ainsi le 26 janvier 1948 une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à promouvoir la révision des accords Blum-Byrnes, afin d'"assurer la protection du film français". Ses interventions, très nombreuses durant cette législature, témoignent aussi de son intérêt pour la mise en place des moyens de diffusion de presse (proposition de loi du 21 février 1947 tendant à constituer des sociétés de messagerie), et de la vigueur de son engagement aux côtés de l'URSS contre l'impérialisme économique américain qu'il n'a de cesse de dénoncer (demande d'interpellation, déposée le 12 décembre 1947, sur "les actes d'hostilité contre l'URSS et les conséquences de ces procédés").

Candidat au renouvellement de son mandat aux élections législatives du 17 juin 1951, la tâche lui est moins facile en raison de la forte percée, dans la sixième circonscription de la Seine, de la liste RPF conduite par l'ancien directeur du cabinet à Londres du général de Gaulle, Gaston Palewski ; sur les 298 719 suffrages exprimés, la liste communiste du trio Duclos-Tillon-Grenier emporte 131 212 voix et trois sièges, celle du RPF, 88 497 voix et deux sièges - les deux sièges restants allant à la SFIO et au MRP.

Une fois son élection validée, le 6 juillet 1951, Fernand Grenier retrouve son siège à la Commission de la presse. Toujours soucieux de contrer la propagande américaine en France, il est notamment l'auteur, le 1er avril 1952, d'une proposition de résolution tendant à la nomination d'une commission d'enquête sur "l'origine des fonds considérables dépensés par "Paix et liberté" et sur la constitution, le fonctionnement et la direction de cette officine", qu'il accuse à deux reprises d'être financée par les fonds secrets de la Présidence du Conseil. Fernand Grenier multiplie aussi les interventions à la tribune pour alerter la représentation nationale sur les problèmes du cinéma : fiscalité excessive pénalisant les productions nationales, censure des films soviétiques en France et, à l'inverse, pénétration massive et déloyale des produits de l'industrie cinématographique américaine. Il s'inquiète aussi des éventuelles dérives de la politique atomique entreprise par la France (11 décembre 1951 et 28 janvier 1955).

L'élection législative de 1956 est un grand succès pour les communistes de la sixième circonscription de la Seine : la liste à laquelle Fernand Grenier appartient, cette fois à la deuxième position derrière Jacques Duclos, bénéficie de l'effondrement du RPF (Gaston Palewski, à la tête des Républicains sociaux, manque la députation avec 5,6 % des suffrages) et de la très forte dispersion des listes à droite. La liste du PCF emporte trois sièges, avec 169 271 voix sur 371 902 suffrages exprimés ; les autres sièges reviennent à la SFIO (le député sortant Gérard Jaquet), aux radicaux-socialistes (Charles Hernu), au RGR (le député sortant et maire de Vincennes Antoine Quinson) et aux Indépendants et Paysans (Jean Dides).

Fernand Grenier retrouve son siège à la Commission de la presse ; la quasi-totalité de ses dépôts de textes sont relatifs à l'industrie cinématographique (et notamment sa proposition de loi du 26 octobre 1956 tendant à supprimer la censure cinématographique). À la tribune, il prend part avec vigueur à la discussion du projet de loi portant réforme et statut de l'Agence France-Presse. Il est aussi rappelé à l'ordre, et par deux fois inscrit au procès-verbal, lors de la discussion des interpellations sur les événements de Hongrie, le 7 novembre 1956.

Élu membre suppléant du Comité central du PCF au congrès de juin 1945 à Paris, Fernand Grenier en est élu membre titulaire au congrès de Strasbourg, en juin 1947, et conserve ce siège tout au long de la IVème République.

Avec son groupe, il s'oppose au retour du général de Gaulle et refuse la confiance au gouvernement (1er juin 1958), les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle (2 juin).

Sous la Vème République, aux élections de novembre 1958, Étienne Fajon est réélu député dans la 40ème circonscription de la Seine (Saint-Denis). Il conserve ce mandat lors des renouvellements de 1962 et de 1967.

Membre à la Libération du comité national de l'Association France-URSS, Fernand Grenier est l'auteur de plusieurs livres partiellement autobiographiques dans lesquels il exalte la Résistance communiste durant l'Occupation (Lettre à un ami (1945), C'était ainsi (1949) et exprime son admiration pour l'URSS (Au pays de Staline (1950), La Marche radieuse (1951).

source : site de l'Assemblée nationale


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Fernand Grenier, documentaire diffusé à la télévision le 29 octobre 1971


- Fernand Grenier, C'était ainsi, éditions Sociales, 1959.

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Sommaire : la débâcle - les premiers pas - un bloc sans fissure - en centrale - le bagne de Clairvaux - Châteaubriant - terreur sur Nantes - Paris sous la botte - chaque jour tenir - un départ mouvementé - mission à Londres - Alger - une tragédie : le Vercors - un enfer : Dachau. Document : texte intégral de l'émission de radio-Londres sur l'enfer d'Auschwitz.





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dimanche 9 mars 2008

Lucien Mathey (1916-2005)



 


Décès de Lucien Mathey


l'Humanité, 22 avril 2005

Avec le décès de Lucien Mathey, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans, le Parti communiste en Seine-Saint-Denis perd une figure marquante. Il en dirigea la - fédération - départementale entre 1966 et 1974. Lucien exerça également d’autres responsabilités dans son parti : il fut membre du comité central de 1958 à 1976 après avoir collaboré à plusieurs secteurs (organisation et secrétariat de la direction du PCF). À partir de 1976, il devint directeur général de l’Agence centrale de publicité. Longtemps adhérent du PCF à Saint-Denis, Lucien Mathey n’a jamais cessé de mener une activité politique et associative dans la cité Paul-Eluard, où il a habité avec son épouse Marie pendant de longues années avant de s’installer à Pierrefitte. Homme simple et attachant, il avait gardé son accent roulant de sa Saône-et-Loire, où il milita avec Waldeck Rochet et dirigea la Jeunesse communiste en 1933. Il était membre du PCF depuis 1934.

Lucien Mathey avait également derrière lui un glorieux passé de résistant. Mobilisé en 1938, il est fait prisonnier en 1940. Il s’évade d’Allemagne en 1943 et parvient à gagner la Suède. Au cours de son séjour à Stockholm, dont il conservera la maîtrise de la langue suédoise, Lucien dirige l’organisation clandestine du Parti communiste, anime un cercle d’études sociales où se retrouvent des évadés français, édite un périodique, la Marseillaise. Il s’engage dans les Forces françaises libres et regagne la France via l’Angleterre en avril 1945.

Marie-George Buffet a adressé un message à sa famille. Au nom de l’Humanité, Patrick Le Hyaric a salué «un militant expérimenté, exemplaire de dévouement et de courage» et a fait part de ses sincères condoléances à son fils Jacques et son épouse Annie.

Les obsèques de Lucien Mathey auront lieu mardi 26 avril à 11 h 30 au funérarium du cimetière des Joncherolles à Pierrefitte.

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samedi 8 mars 2008

Arthur Musmeaux (1888-1981)

Musmeaux


Arthur MUSMEAUX

MUSMEAUX (Arthur, Jean)

Né le 24 juin 1888 à Anor (Nord)

Décédé le 5 juillet 1981 à Petite-Forêt (Nord)

Député du Nord de 1936 à 1940

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Nord)

Député du Nord de 1946 à 1958

Arthur Musmeaux est déchu de son mandat par la loi du 21 janvier 1940. Condamné en même temps que quarante-trois autres députés communistes pour "reconstitution de ligue dissoute", il est successivement emprisonné à la Santé, à l'île de Ré, à Tarbes et au Puy, avant d'être déporté, en mars 1941, à la prison de Maison-Carrée, en Algérie. Arthur Musmeaux ne recouvre la liberté qu'après le débarquement des forces alliées en Afrique du Nord. De retour en France à la fin de l'année 1944, il y reprend aussitôt ses activités politiques et fait son entrée, en mai 1945, au conseil municipal de Valenciennes.

Le 21 octobre 1945, Arthur Musmeaux est candidat aux élections pour l'Assemblée constituante, en deuxième position sur la liste communiste conduite par Henri Martel dans la 3ème circonscription du Nord. Dans cette région très ancrée à gauche, la liste recueille 159 623 voix sur 430 182 suffrages exprimés, et obtient quatre des neuf sièges à pourvoir ; les autres sièges échoient à la SFIO (trois élus) et au MRP (deux élus).

Arthur Musmeaux est nommé membre de la Commission des pensions civiles et militaires et des victimes de la guerre et de la répression, de la Commission du travail et de la sécurité sociale, et de la Commission du conseil supérieur des assurances sociales ; il est par ailleurs nommé juré à la Haute cour de justice. Il intervient le 9 avril 1946, au cours de la discussion du projet de loi relatif au statut des délégués du personnel dans l'entreprise, pour proposer à ses collègues de reprendre par voie d'amendement le texte du gouvernement en vertu duquel est attribuée aux salariés "la faculté de présenter eux-mêmes leurs réclamations à l'employeur et à ses représentants".

Avec ses collègues communistes, Arthur Musmeaux vote les nationalisations et soutient, le 19 avril 1946, le premier projet de Constitution de la IVème République ; le texte est cependant rejeté lors du référendum du 5 mai, ce qui donne lieu à la convocation d'une nouvelle Assemblée Constituante.

Les élections se tiennent le 2 juin ; Arthur Musmeaux figure de nouveau en deuxième position sur la liste communiste, dont les positions accusent un léger repli, avec 153 5901 voix sur 439 159 suffrages exprimés.

Arthur Musmeaux retrouve la Commission des pensions, la Commission du travail et de la Sécurité sociale, dont il est élu successivement secrétaire puis vice-président, et le Conseil supérieur de la Sécurité sociale. Il intervient à la tribune de l'Assemblée le 28 août 1946, au cours de la discussion sur le projet de Constitution, pour s'élever contre l'amendement relatif au Préambule du texte déposé par Joseph Denais et Henry-Emmanuel Bergasse, visant à retirer du Préambule la mention d'un "droit des salariés à la gestion des entreprises" : "la classe ouvrière a conquis le droit de participer à la gestion des entreprises par l'intermédiaire de ses délégués aux comités d'entreprise. Ce sont ces droits que MM. Denais et Bergasse voudraient lui ravir", s'indigne-t-il.

Tout comme les autres parlementaires communistes, Arthur Musmeaux soutient le second projet de Constitution, voté par l'Assemblée le 28 septembre 1946 et ratifié par référendum le 13 octobre ; il présente sa candidature aux élections législatives qui suivent, quatre semaines plus tard. La liste communiste regagne une partie du terrain perdu, recueillant 160 074 voix sur 435 161 suffrages exprimés ; l'élection d'Arthur Musmeaux est d'autant plus aisée que ce sont cette fois dix sièges qui sont à pourvoir dans la 3ème circonscription du Nord, et que la SFIO et le MRP sont fragilisés par le succès rencontré par la liste du gaulliste Robert Nisse, qui obtient deux élus.

Arthur Musmeaux est de nouveau choisi pour siéger au sein de la Commission du travail et de la sécurité sociale. Pendant la législature, il est, au sein du groupe communiste, l'un des parlementaires les plus actifs sur les dossiers sociaux, privilégiant les problèmes liés au financement des prestations sociales, et en particulier des retraites, et à la représentation des salariés dans l'entreprise.

Arthur Musmeaux est candidat au renouvellement de son mandat de parlementaire aux élections législatives du 17 juin 1951 ; dans cette 3ème circonscription du Nord, les positions communistes sont stables, avec 163 809 voix sur 440 256 suffrages exprimés. Arthur Musmeaux retrouve la Commission du travail et de la sécurité sociale, dont il est élu vice-président. Son activité parlementaire au cours de la législature témoigne d'une implication accrue dans des débats d'ordre plus général. Il instruit ainsi sans ménagement à la tribune de l'Assemblée, le 6 janvier 1954, le procès de la politique sociale menée par les gouvernements successifs. Le 23 décembre 1954, c'est à la politique extérieure du régime qu'il s'attaque, dénonçant la complaisance que manifeste selon lui le gouvernement vis-à-vis du réarmement de l'Allemagne.

Au cours de la législature, Arthur Musmeaux consolide son ancrage électoral dans le département du Nord : régulièrement réélu conseiller municipal de Valenciennes, il devient en 1955 conseiller général du canton de Valenciennes ; il le restera jusqu'en 1967, avec une interruption de 1958 à 1961.

Opposé à la politique menée par Edgar Faure, Arthur Musmeaux doit retourner devant les électeurs lorsque celui-ci décide, le 2 décembre 1955, de dissoudre l'Assemblée Nationale. Il bénéficie de la bonne tenue de la liste communiste dans la 3ème circonscription du Nord, qui, avec 181 593 voix sur 485 909 suffrages exprimés, voit ses quatre députés sortants réélus.

Réélu vice-président de la Commission du travail et de la sécurité sociale, Arthur Musmeaux dépose plusieurs textes visant à infléchir la législation sociale dans un sens qu'il souhaite plus favorable aux intérêts des travailleurs ; le plus ambitieux à cet égard est une proposition de loi, déposée le 16 février 1956, visant à modifier l'ordonnance du 19 octobre 1945 sur les retraites en vue de ramener l'âge du droit à pension à 60 ans pour les hommes et à 55 ans pour les femmes et les assurés "ayant exercé une activité particulièrement pénible", de fixer le taux de la pension à 50% du salaire annuel de l'année la plus favorable, et de fixer le taux minimum de la pension vieillesse à 50% du salaire minimum garanti.

Au cours de cette législature comme au cours des précédentes, Arthur Musmeaux se conforme, lors des principaux scrutins, aux positions arrêtées par le Parti communiste. Opposé au retour au pouvoir du général de Gaulle, il est battu aux élections législatives de novembre 1958 ; il retrouve toutefois aux élections suivantes son siège de député, qu'il conserve jusqu'en 1973.

source : site Assemblée nationale

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Posté par danielrenard à 07:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]