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Michel Ghesquière


Notre camarade Michel Ghesquière, Militant de longue date nous a quittés cette semaine [mars 2007]. Nous adressons nos condoléances fraternelles à Marie-Thérèse, son épouse et à toute sa famille.


hommage prononcé par Pierre Charret aux obsèques

de Michel Ghesquière le 27 mars 2007


"Au nom de la Section du PCF, de son Amicale des Vétérans et de ses nombreux amis, je viens rendre hommage à notre regretté camarade Michel.
Avec lui disparaît un des derniers témoins de la tragédie de 1940 où nos généraux furent incapables d’arrêter l’invasion hitlérienne et où Pétain et son gouvernement capitulèrent, livrant près de 2 millions de soldats français à l’envahisseur.

Michel, le jeune ouvrier tisserand était de ceux qu’on allait emmener en captivité en Allemagne. Ils ne savaient pas qu’ils y passeraient 5 longues années.
Une dure captivité attendait Michel. Après une tentative d’évasion, c’est à la terrible prison de Rawa-Ruska qu’il va être interné.

Avec ses compagnons, ils attendront longtemps le débarquement allié espéré mais qui n’arrivera qu’en 1944 alors qu’approche l’armée rouge libératrice.
À son retour en 1945 il trouvera une région dévastée où il faudra, dans les difficultés, refaire sa vie. Il adhère au PCF qui anime alors l’effort de reconstruction de la France avec ses ministres récemment libérés aussi des prisons et des camps hitlériens.

Pendant de longues années, Michel vendra chaque matin Liberté. Et lorsqu’il travaillera à la CIMA, il restera avec ses camarades, chaque dimanche, diffuseur de la presse communiste, toujours en contact de la population ouvrière de Croix qui l’élira au Conseil Municipal reconnaissant son dévouement désintéressé.
Tout en élevant avec affection, avec Marie-Thérèse, ses 5 enfants, il poursuivra son activité militante jusque dans ses années de retraite et il participait récemment encore aux réunions de son parti.

Après tant d’épreuves, il restait confiant dans son idéal.

L’évocation d’une existence si semblable à celle de toute une génération de travailleurs exploités par des patrons qui ferment aujourd’hui les usines et mettent à l’abri leurs fortunes à l’étranger, nous confirme quant à  nous dans notre volonté de poursuivre ton combat, Michel, pour une société plus juste, fraternelle et pacifique.

Avec la jeunesse à qui il appartient maintenant de reprendre ce flambeau, la détermination dans la récente lutte qui mit le CPE montre que nous avons raison de lui faire confiance.
Elle n’acceptera pas cet avenir bouché, de précarités, de bas salaires, de chômage, qui la prive des moyens de fonder une famille, cette société de  plus en plus autoritaire qui bafoue les libertés démocratiques et détruit les acquis sociaux.

C’est sur cet espoir, Michel, que nous t’adressons ce dernier adieu et présentons à Marie-Thérèse, ta courageuse compagne, ainsi qu’à tes enfants et à toute ta famille, nos condoléances les plus fraternelles."

Pierre Charret
source

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Michel Ghesquière en 2003


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