vendredi 30 mai 2008

Daniel Renard : Où est la vraie modernité ?

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Où est la vraie modernité ?

Daniel RENARD


Un grand dramaturge, il y a peu, posait la question : "L'humanité va-t-elle se suicider ?" L'interrogation prend sa source dans l'examen de la situation du monde aujourd'hui. Les agressions militaires menées par les États-Unis et leurs menaces d'autres interventions, des centaines de millions d'hommes victimes de la famine (incroyable retour du Moyen Âge), les violentes régressions des droits à la santé, à la protection sociale, à l'éducation, à la culture, imposées par des politiques libérales, le paysage est en effet sombre.

Dans le même temps, d'immenses défis attendent le XXIe siècle : l'épuisement des ressources naturelles, le réchauffement climatique, la croissance démographique. L'alternative est claire : ou bien le capitalisme peut continuer son mode d'exploitation sauvage de la terre et des hommes et, effectivement, c'est le suicide programmé. Ou bien les peuples s'unissent et agissent pour la transformation des rapports sociaux, pour le dépassement du capitalisme.

Une ample bataille d'idées s'impose. La droite se réclame de la modernité. Pour elle, ceux qui luttent contre la liquidation des acquis sociaux, fruits de décennies de combats, contre le démantèlement des services publics outils d'égalité, contre la mise en concurrence généralisée de hommes, sont les attardés de la France ancienne alors que le libéralisme incarnerait la France nouvelle. Il nous faut faire la démonstration que les termes de cette opposition sont à inverser.

L'avenir n'est pas dans la dictature des marchés financiers, de leurs actionnaires. Il est dans le respect réel de la dignité de tout être humain, dans le développement des solidarités (et non dans la guerre de tous contre tous) dans l'émancipation de l'individu au sein d'une société de coopération et de partage.La modernité, c'est une société d'émancipation et non pas le retour au capitalisme du XIXe siècle.

Notre congrès aura à affirmer cette perspective. C'est dire qu'il nous faut redonner vigueur aux idées du communisme. L'actualité ne nous offre que trop de faits qui démontrent la réalité de la lutte de classes, les antagonismes fondamentaux entre les détenteurs du capital assoiffés de profits et l'ensemble des salariés soumis à l'exploitation la plus grande possible. Inséparablement l'idée est à diffuser qu'un autre monde est possible.

Cela suppose un parti communiste autonome, créateur et rassembleur. Un parti qui travaille à la rénovation de ses contenus politiques, de son mode de vie. Les communistes ont su inventer, en 1935-1936, pendant la Résistance, à la Libération et sous diverses formes depuis. Pourquoi ne le feraient-ils pas en 2008 ?

Daniel Renard

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- une visée émancipatrice (bulletin n° 43, octobre 2007)

- pour un changement de société (bulletin n° 44, février 2008)



bulletin de l'Amicale des vétérans
numéro 45 - mai 2008

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Posté par danielrenard à 07:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]