mardi 19 février 2008

contact avec les amicales

Fabien


contacter les amicales

de vétérans du PCF



Daniel Renard
président de l'Amicale des vétérans du PCF
courriel : renard-dj@orange.fr
permanence le mardi de 9 h 30 à 12 h 30
place du Colonel Fabien (Paris XIXe)
tél. 01 40 40 13 43


Bouches-du-Rhône
Raymond Navarro
courriel : rnavarro@bdr13.pcf.fr

Côte d'Or
Amicale des vétérans du PCF, 3 place Abbé-Chanlon 21000 Dijon
tél. 03.80.53.11.35

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dimanche 17 février 2008

communistes du Cher morts pour la France (2002)

Maurice_Renaudat
allocution de Maurice Renaudat


Hommage aux 150 communistes du Cher

morts pour la France


Chaque année la Fédération du Cher et la section de Bourges du PCF rendent hommage aux 150 communistes du Cher morts fusillés, sous la torture, en déportation ou dans les combats de la Libération lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Ce mardi 3 septembre 2002 après l’hommage rendu à René Cherrier à 17h au cimetière du Lautier, et à Marcel Cherrier et Gaston Cornavin à 17h30 au cimetière des Capucins, Maurice Renaudat, Président de l’amicale des vétérans du PCF, ancien résistant prononça l’allocution suivante.

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En ce 58ème anniversaire de la Libération nous sommes réunis pour rendre hommage aux communistes du Cher morts pour l’indépendance de notre pays et la restauration d’une République que les hommes de Vichy avaient fait à la faveur de la défaite de juin 1940.

Cet hommage nous l’adressons aussi à tous les patriotes, ceux de la résistance de l’ombre, ceux des maquis, ceux des FFL qui avaient rejoint De Gaulle.

Rendons hommage également aux soldats alliés anglo-américains qui sont venus mourir loin de leur patrie pour la liberté, et les soldats soviétiques, dont les vicissitudes qu’a connues et que connait encore leur pays ne doivent pas nous faire oublier les 20 millions qui sont morts pour écraser le nazisme.

Chers amis, il est de bon ton aujourd’hui de parler des défauts, des erreurs des communistes. Ceux dont les noms figure sur cette stèle en ont certainement commis aux yeux de nos censeurs, et pourtant qu’elle clairvoyance ont manifesté ces hommes et ces femmes dont le parti - en tant que parti - fut le seul à aider les républicains espagnols agressés par Hitler et Mussolini, comme il fit le seul à dénoncer l’infâme accord de Munich qui livrait la Tchécoslovaquie à l’Allemagne. Si on avait écouté les communistes en 1938-39 au lieu de les emprisonner, peut-être aurait-on évité le cataclysme qui a déferlé sur le monde.

Après la défaite, alors que le général De Gaulle appelait de Londres à garder confiance dans l’issue de la guerre, le PCF fut, la encore le seul parti à mobiliser ses forces pour faire la clarté. L’appel dit du 10 juillet 1940 dénonçait les responsables du désastre et affirmait que la France voulait vivre libre et indépendante. Ceux qui se taisaient à l’époque, quand ils n’encensaient pas Pétain ont beaucoup critiqué l’appel au peuple de France signé par Maurice Thorez et Jacques Duclos.

Ce texte dit-on était peu convaincant face à l’appel prophétique du Général De Gaulle. Daniel Cordier qui fut secrétaire de Jean Moulin souligne cependant que cet appel comparé au silence des républicains de tous bords eu le mérite de "briser le consensus béat et contrit qui s’établissait autour de Pétain et de son gouvernement". Daniel Cordier affirme "qu’en appelant les Français à prendre leur destin à bras le corps, en livrant la bataille des revendications sociales, les communistes ont contribué à arracher les Français à leur apathie" en les dressant contre le "mea culpa" et les résignation générale pronée par Pétain.


Résistance communiste dans le Cher

Ce qui est sûr c’est que les communistes du Cher ont parfaitement compris qu’il fallait lutter contre Vichy et contre l’occupant allemand. Diffusant des tracts, organisant des actions revendicatives, ils deviennent très vite la cible de la répression et s’il est bien une chose qui ne peut être contesté, c’est dans leur rang que la Résistance berrichonne compta ses premiers martyrs.

st_le_Cher
Pierre Ferdonnet et Christophe Raynault
déposant la gerbe

Voilà 60 ans, en 1942, au mois de mai qu’étaient fusillés André Giraudon, Lucien Chailloux, Jacques Massé, Jean Loth, Jacques Rivet, Maurice Lelièvre, Roger Leclerc, Roger Thebault, puis Gabriel Godard, André Bavouzet, Marcel Bidaud. C’est le 6 juillet 1942, qu’Albert Kayser, Louis Buvat, Roger Rivet et plusieurs autres camarades du Cher furent déportés à Auschwitz où les nazis les firent périr immédiatement. C’est aussi au début 1942 que Marcel Cherrier va installer en forêt d’Allogny le 1er maquis avec Louis Chevrin, Roger Melnick, Henri Jacquet, Girardot, Antonin Lérault (fusillés en 1943) et organiser les premiers sabotages. Après aux, prenant la relève il y aura tous ceux dont les noms figurent sur cette stèle.

Rendant hommage aux communistes, je n’oublie pas qu’en 1942, des prêtres sont arrêtés pour leur hostilité à l’occupant et que des militants socialistes recherchaient des contacts pour créer d’autres mouvements de résistance. Peut-on oublier que ce sont les sacrifices de tous ces patriotes qui ont permis de rétablir la souveraineté nationale, mais aussi la démocratie avec le retour de la République.

Le CNR avait établi un programme et quand on voit aujourd’hui les méfaits de la mondialisation, et le rôle néfaste des grandes sociétés capitalistes, je me dit que le programme du CNR avait mis le doigt là où il fallait, en préconisant une véritable démocratie économique et sociale, implquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, et en demandant le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques. Les nationalisations ont permis la reconstruction rapide du pays. Et dans une France sortant de 5 années de guerre on a pu mettre en plce des mesures sociales également prévues par le programme du CNR comme la sécurité sociale et le financement de la retraite des vieux travailleurs.

Aujourd’hui la mode est aux privatisations. On redonne aux financiers les sociétés nationales surtout lorsqu’elles font des bénéfices. On dira que le monde a évolué, mais je vois toujours face à face les privilégiés qui détiennent les richesses et ceux qui, même s’il n’en ont pas conscience, sont obligés de leur vendre leur force de travail, même si souvent ils ne trouvent plus à la vendre et vont constituer l’armée des sans emplois.

Et nous trouvons là la cause des difficultés qui favorisent la renaissance d’idées et de comportements que les résistants ont combattu.
Quand un jeune d’extrême droite tire sur le Président de la République, on peut dire qu’il a la tête dérangée ; quand à Bourges d’autres peignent une brassard à croix gammée et la mèche de Hitler sur le Monument de la Résistance, on peut encore prétendre qu’ils sont drogués ; mais quand l’idéologie qui oriente leurs actes, reçoit le soutien de 5 millions et demi de Françaises et de Français, il faut s’alarmer sur les dangers que court la Démocratie.

Lorsque les Allemands ont voté pour Hitler, ils ne pouvaient pas prévoir comment ça se terminerait et qu’eux aussi seraient victimes. Aujourd’hui on sait comment cela s’est terminé pour tous les peuples. Parce qu’on est mécontent, et il y a bien des raisons de l’être, a-t-on réfléchi au péril que l’on fait courir à la Démocratie en votant pour un homme qui n’a jamais caché ses sympathies pour les nazis et qui professe le racisme et la xénophobie à l’égard de ceux qui nous sont différents. Il y a là une lutte à mener contre une démagogie dangereuse qui gagne du terrain dans toute l’Europe. Une démagogie d’autant plus facile que sont délaissées les notions de solidarité pour cultiver l’individualisme et l’égoïsme.

Une partie des populations lassées par les difficultés engendrées par une société toute entière axée sur le culte de l’argent, se désintéresse de la vie publique, tandis que d’autres accordent de plus en plus de crédit aux idées d’extrême droite. N’oublions pas les leçons de l’histoire, Hitler est arrivé au pouvoir dans une Allemagne comptant 5 millions de chômeurs et 34% d’abstention lors des élections de 1933. Lui aussi clamait "L’Allemagne aux Allemands". Il désignait les juifs comme responsables des maux du peuple allemand. Il promettait d’éradiquer le chômage, de favoriser la famille, de rétablir l’ordre. Les opposants se retrouvèrent dans les camps de concentration qu’ils durent construire eux-mêmes. 10 ans plus tard l’Europe était soumise au joug de la barbarie nazie et cela s’est terminé par 50 millions de morts.

Les élections présidentielles sont un avertissement sévère dont il faut tenir compte, car les causes du mécontentement trouvent leurs origines dans la mondialisation de l’économie qualifiée de "libérale" basée sur le culte de l’argent qui est en totale contradiction avec les besoins des populations. La mondialisation ne peut qu’aggraver la situation en augmentant le nombre des exclus, tant le 1/3 monde que dans le 1/4 monde. C’est bien l’orientation prise par le nouveau gouvernement qui multiplie les cadeaux aux riches et serre la vis au peuple d’en bas. Cela promet sans doute de proches combats économiques et sociaux pour les salariés et les retraités.

Mais il est un autre combat qu’il faut avoir le courage de mener contre le racisme rampant s’installe dans notre pays. Au coeur des évènements de ce printemps la réaction d’une grande partie de la jeunesse fut réconfortante. Elle contribua grandement à la puissante mobilisation du 1er mai et au rejet de Le Pen. Elle m’a fait penser à la manifestation des étudiants sur les Champs Elysées le 11 novembre 1940. Les témoignages des anciens résistants, des anciens déportés dans les collèges et les lycées ont-ils contribué à cette prise de conscience ? Ils n’y sont sans doute pas étrangers, et cela nous encourage à poursuivre ce dialogue avec la jeunesse.

Cher_r_sistants_hommage
minute de silence devant la stèle


Transmettre la mémoire

Transmettre la mémoire, c’est le but que s’est fixé le musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges et du Cher. En collaboration avec le Centre de Documentation Pédagogique Départemental, il édite un livre sur la Résistance dans le Cher qui paraîtra début novembre [1]. Livre d’histoire qui évoque le destin de Berrichonnes et de Berrichons qui ont su s’opposer à l’asservissement de la France et à une honteuse collaboration. Il explique l’attitude des partis politiques, des syndicats et des forces spirituelles qui seront représentées en 1944 dans les comités de Libération. Une large place est faite à la création des mouvements de résistance, au STO, à la répression, à l’action des maquis qu’il s’agissent de la reddition des 20000 hommes de la colonne Elster - l’un des hauts faits d’armes de la résistance nationale - ou des multiples combats sur les routes du Cher.

En conclusion je voudrais vous lire ce qu’écrivait le préfet du Cher dans son rapport de janvier 1943 à propos des communistes :

"il serait vain de croire que ce parti demeure inactif. Traqué il continue son action, soutenu par une foi sans égale dans la destinée des soviets. Les succès récents marqués par les armées russes confirment leurs espoirs et leurs donnent une force nouvelle. Dans l’ombre et dans le secret, mieux gardés que jamais, ils s’organisent de plus en plus et se réorganisent lorsque leurs chefs leur sont ravis. Jamais parti, en proie cependant aux risques les plus grands, n’a montré une telle force de vitalité et de reconstruction."

Quel bel hommage - involontaire - à nos camarades par l’homme chargé d’organiser la répression contre eux !

Maurice Renaudat
source

[1] Vous pouvez vous procurer ce livre par souscription auprès du Musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges et du Cher

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- cérémonie du 7 septembre 2004

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samedi 16 février 2008

La chance de ma vie (Raymond Treppo)

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le livre de Raymond Treppo



- La chance de ma vie, Raymond Treppo, éditions Publibook, 2006. (sur Publibook, lecture des premières pages du livre)

- commander le livre sur Amazon.fr

- paroles de vétérans : à propos du livre de Raymond Treppo, une rencontre-dédicace à la Fédération de Paris du PCF le jeudi 22 mars 2007 - vidéo sur dailymotion


Treppo_couv_verso


préambule

La chance de ma vie fut sans aucun doute, celle de devenir communiste.

J'aurais pu passer "à côté", j'ai pleinement conscience que mon attachement au Parti communiste français depuis plus de soixante ans, a été une source d'enrichissement humain extraordinaire.

Avec ma famille, j'existe pour nous mais peut-être également pour les générations futures, j'ai le sentiment d'avoir participé à une oeuvre utile.

Aujourd'hui à 83 ans, j'éprouve le besoin d'écrire, de témoigner sur le cheminement de ma vie qui, dans sa démarche, pourrait être celui de nombreux militants.

Raymond Treppo


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vendredi 15 février 2008

Arthur Buchmann (1924-2008)

Buchmann_portrait
André Buchmann (1924-2008) 


Arthur Buchmann


Arthur Buchmann, qui fut membre du bureau de l'Amicale des vétérans, a été inhumé le 7 janvier 2008. Un hommage ému lui a été rendu par le secrétaire de la Fédération de la Moselle et par Robert Tirlicien, membre de notre bureau national.

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Buchmann_portrait"Secrétaire de la Fédération de la Moselle du PCF et membre du Comité central du PCF de 1964 à 1988, Arthur Buchmann est mort à quatre-vingt-trois ans.

Dès 1938, il avait participé avec son père à la collecte de vivres, de vêtements et de médicaments en faveur des républicains espagnols, dans leur ville Hagondange, dirigée par les communistes.

Autre expérience marquante, l'Occupation, particulièrement éprouvante dans l'Alsace-Lorraine annexée.

Élu délégué CGT dès 1946, il devint secrétaire général de l'union départementale en 1953, qu'il dirigea jusqu'en 1964, après avoir assumé des responsabilités dans les instances nationales de la Fédération des Métaux.

Militant du PCF depuis 1945, il devint responsable départemental en 1964 et accueillit dans la fédération Marcel Servin, dirigeant national «renvoyé à la base», avec Laurent Casanova, et travailla en étroite collaboration avec lui.

Il représenta le PCF - vingt-trois ans membre de sa direction nationale, il appartint également à sa Commission de contrôle politique jusqu’en 1987 - lors de nombreuses élections et incarna une des figures les plus marquantes du «communisme syndical» en Lorraine. Il joua un rôle important dans les combats contre la casse industrielle ou les fermetures des mines de charbon ou de fer."

bulletin n° 44
et Humanité du 8 janvier 2008

acieries_Hagondange
aciéries d'Hagondange avant 1970

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Buchmann___Ansart
Arthur Buchmann en discussion ; à sa droite, De Pietri ; à sa gauche Dujoff
et au fond, Gustave Ansart (1923-1990)


Buchmann_groupe_Poperen
Jean-Claude Bour, Arthur Buchmann, Claude Poperen, alors membre du BP, et R. Guyot


Buchmann_tribune_Lajoinie_Marchais
de gauche à droite, Arthur Buchmann, André Lajoinie, Cassoni et Georges Marchais


au_bureau
au bureau : Jean-Claude Bour et Arthur Buchmann



minekraemer15
ligne ferroviaire entre la Mine Kraemer à Volmerange-les-Mines
(Moselle) et l'Usine de Dudelange (Luxembourg)
(photo collection : Emile Kreins) (source)


- merci à Robert Tirlicien qui nous a envoyé les photos d'Arthur Buchmann (cliquer sur les images pour les agrandir)

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jeudi 14 février 2008

Louis Baillot (1924-2007)

Louis_Baillot_micro


Louis Baillot

Louis Baillot
né le 11 mai 1924
décédé le 8 mai 2007


message de Marie-George Buffet

C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre la disparition de Louis Baillot, le président de notre amicale des vétérans. Louis était un enfant de la Butte, de Montmartre dont il connaissait tous les recoins, de ce Paris populaire et rebelle qu’il aimait tant.
Il fut de ces jeunes hommes engagés au Parti communiste dans le magnifique élan de la Libération et de la Résistance. Comme tant d’autres, il portait l’espérance d’une époque où tout paraissait possible, y compris bien sûr de transformer le monde. Il avait donc le choix d’une vie : l’engagement. L’engagement pour les autres, l’engagement pour un monde plus juste, plus libre, plus solidaire.
Jeune et brillant ingénieur, militant reconnu à l’Union de la jeunesse républicaine de France, il fut rapidement confronté à la violence de la guerre froide. L’après-guerre, on l’oublie souvent, fut aussi l’époque d’une féroce lutte anticommuniste. Louis en paya le prix : on le proscrit de son travail. On l’emprisonna, aussi, aux côtés notamment de Paul Laurent, de Guy Ducoloné.
Sa carrière professionnelle dans l’industrie aéronautique était brisée. Louis consacra alors sa vie et son intelligence aux combats du Parti communiste français.
Toujours, dans la large palette de ses activités, il fut un militant attentif aux autres et respecté.
Son Parti, il en fut longtemps un dirigeant, au sein du comité central et à la direction des commissions de la défense et de la sécurité. Il le représenta aussi à Bruxelles, en tant que député européen. Tous ceux qui l’ont connu savent combien il vivait nos débats et nos combats, nos espoirs et nos doutes au plus profond de lui-même.
Sa grande autorité morale, sa profonde gentillesse, ses qualités d’écoute en firent ainsi un très bel élu du peuple. Louis représenta parfaitement son arrondissement, les hommes et les femmes de son quartier dont il avait l’estime, pendant toutes ces années où il fut conseiller de Paris et député.
Toute sa vie, il l’a consacrée aux autres. Toute sa vie, il l’a vouée à notre parti. Aussi, tout naturellement, avec le même dévouement qu’il montrait dans ses premières années à la jeunesse communiste, il défendait ces dernières années ses idées, nos idées, en tant que président de l’amicale des vétérans.
C’est là qu’il livra ses derniers combats, jusqu’à son dernier souffle, hier.
C’est là, avec toujours sa même bonté légendaire, qu’il livra ces derniers efforts pour faire vivre le Parti communiste, et avec lui l’idée qu’il est possible de bâtir un monde meilleur.
Je pense aujourd’hui évidemment à tout ce qu’il nous a apporté. Je pense à sa femme, Yvette, à ses enfants Marie-Paule et Françoise, à ses petits-enfants Claire, Aurore, Bastien et Florian, à qui je veux adresser mes plus sincères condoléances.

Marie-George Buffet,
secrétaire nationale du PCF
Paris, le 9 mai 2007

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une vie pour la justice et pour la paix

Décès de Louis Baillot, combattant contre les guerres coloniales, longtemps élu parisien. Il était depuis 1989 dirigeant de l’Amicale des vétérans du PCF.

Louis_Baillot

On le savait gravement malade depuis son opération de l’intestin. Mais nous espérions encore et nous apprêtions à lui manifester notre amitié à l’occasion de la réunion du bureau national de cette amicale des vétérans qu’il présidait depuis si longtemps. Un président grâce auquel, même dans les moments les plus difficiles de la vie de ce Parti communiste, il y eut toujours possibilité d’échanges fraternels, de dialogue ouvert. Louis est décédé hier après-midi à l’âge de quatre-vingt-trois ans.

Il était né le 11 mai 1924 dans ce Montmartre populaire, à deux pas de la butte, rue de l’Abreuvoir où il demeurait toujours, dans l’ancienne épicerie-buvette de son père, ancien combattant de la guerre de 14 et lecteur de l’Humanité. Il fait de brillantes études au lycée Colbert avant de décrocher son diplôme d’ingénieur aux Arts et Métiers puis à l’École nationale supérieure des moteurs. Il entre en 1947 à l’ONERA (Office national d’études et de recherches aéronautiques), l’ancêtre de l’Aérosopatiale. Il restera lié à ses anciens camarades d’études et de travail et il savait renoncer à toute réunion quand se tenait le banquet des anciens élèves.

Secrétaire de la fédération de la Seine de l’UJRF (Union de la jeunesse républicaine de France constituée après la Libération et qui devait redonner naissance à la Jeunesse communiste en 1956), il poursuivait sa carrière professionnelle et passait chaque soir à la fédération, 20, rue du Mail, où Paul Laurent et Lucien Germa le mettaient au courant des événements de la journée. Au cours de la journée mondiale anticolonialiste du 21 février 1949, il participe à un meeting à la Mutualité, envahie par des groupes fascistes. Il y est blessé et y perd un oeil. Il est licencié de l’ONERA et ne retrouve pas de travail.

C’est lui qui dirigea sur les grands boulevards parisiens la première manifestation de rue contre la guerre d’Indochine. En 1953, autre manifestation contre la venue à Paris du général américain Ridgway. La répression est vive. Jacques Duclos est arrêté le soir même par des policiers qui baptisent pigeons voyageurs deux volatiles remis à Jacques par un ami pour les mettre à la broche. Un juge d’instruction croit tenir l’affaire de sa vie, il fait arrêter et inculpe André Stil, rédacteur en chef de l’Humanité, Alain Le Leap, co-secrétaire général de la CGT, et des dirigeants de la jeunesse : Baillot, Laurent, Meunier, Ducoloné…

Entre-temps, de sa prison, il mène campagne pour les élections municipales dans son 18e. Il est élu et le restera plus de vingt-cinq ans, comme en témoigne la plaque dédiée aux élus parisiens pendant plus d’un quart de siècle dans le couloir proche de la salle des séances du Conseil de Paris. Il assume des responsabilités importantes à la fédération de la Seine puis de Paris du PCF. En 1955, il épouse Yvette Cabrejas dont il a deux filles.

En 1961, il entre au Comité central du PCF. Il s’y occupe particulièrement des questions de l’armée et de la police. Il noue des relations de travail avec des généraux de l’état-major et, convaincu par eux de la nécessité d’une défense nationale intégrant l’arme atomique, il amène la direction du Parti à épouser cette thèse. Dans les milieux de la police, il défend l’idée d’une police républicaine, au service des citoyens, édite un bulletin d’information favorablement accueilli. Il est l’auteur, avec Jean Chaunac, syndicaliste de la police, d’un livre sur les problèmes de sécurité, Vivre dans la peur, paru aux Éditions sociales.

En 1979, il est élu député européen et sera aussi assidu à Strasbourg qu’à l’Hôtel de Ville de Paris ou au Palais Bourbon. Dans les années soixante-quinze, il est membre de la direction collective de France-URSS. Depuis 1989, il était actif à l’Amicale des vétérans du PCF dont il devait devenir le président. À ce titre il a participé à de nombreuses réunions en province, il a animé un colloque de deux journées sur la lutte clandestine des communistes au sein de l’armée contre la guerre d’Algérie. Convaincu de la nécessité de faire connaître l’histoire des luttes menées par ce parti, il militait sans relâche pour que les vétérans participent aux activités actuelles du PCF mais aussi pour qu’ils témoignent des engagements passés. Pour ses activités d’élu, il avait reçu la Légion d’honneur et la médaille d’or de la Ville de Paris.

Louis était un ami fidèle toujours très préoccupé de la santé de chacun et de leurs proches. Nous gardons au coeur l’image si souvent souriante de son accueil dans le petit bureau du rez-de-chaussée de la place du Colonel-Fabien. À Yvette, à tous ses proches vont nos affectueuses pensées, en partageant leur peine.

* Un hommage officiel sera rendu à Louis Baillot, samedi 12 mai à 10 heures au siège national du PCF, 2, place du Colonel-Fabien (Paris XIXe). Marie-George Buffet, secrétaire nationale prendra la parole. Chacun pourra se recueillir dès 9 heures devant le cercueil de Louis Baillot.

             

Claude Lecomte
l'Humanité, 10 mai 2007

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témoignage de Daniel Gilles

Louis_Baillot_microJ'ai appris avec une grande tristesse, hier soir, le décès de Louis Baillot, le Président de l'amicale des vétérans du Parti Communiste Français.
Je savais qu'à 82 ans, Louis se battait, Armand Guillemot qui participait régulièrement au bureau de l'amicale pour la Bretagne, m'avait alerté récemment sur son état de santé mais je n'imaginais pas une néfaste issue si rapide.
La dernière fois que j'avais rencontré Louis, je l'avais interrogé sur sa silhouette de jeune homme qu'il avait repris, lui qu'on avait coutume de voir rond. Il m'avait souri et dit «mon corps change» et de me rassurer avec bonhomie, et de relancer la conversation sur «les évolutions de la situation».
J'ai le souvenir de ses conseils de ses avis de ses éléments de connaissance lorsqu'il «suivait» la fédération du Morbihan du PCF durant 9 années de 84 à 93. J'avais eu l'occasion, lors d'un congrès départemental de l'en remercier chaleureusement et, au nom des camarades et amis du Morbihan, il m'avait aidé à assumer les fonctions de 1er secrétaire, puis de membre du Conseil National.
Il est revenu souvent pour l'amicale des vétérans dans notre département à l'invitation d'Armand Guillemot et Roger Le Hyaric.
J'avais eu aussi pendant quelques années la lourde tâche de lui succéder comme animateur de la Commission «défense nationale et problèmes d'armements» du PCF, là encore il m'avait transmis avec bienveillance beaucoup de connaissances et m’avait aidé et accompagné pour mieux appréhender et connaître les problématiques et les acteurs d'un secteur à la fois particulier et essentiel.
Nous n'avions pas évidemment sur toutes les questions le même regard, sans doute l'écart générationnel et des itinéraires différents, mais est-ce notre formation commune d’ingénieur - avec 27 ans d'écart -, notre vécu des quartiers populaires de Paris, les responsabilité d'élu, (Louis a été longtemps élu de Paris et député européen) mais nous étions souvent d'accord pour avoir en tête :
- la nécessité de l'unité des communistes, et de tous ceux qui refusent l'exploitation et la domination ;
- la nécessité du travail d'élaboration, nous avions ensemble l'exigence des analyses et rapports structurés ;
- la rigueur sur une opposition résolue et radicale à la politique de la droite et des forces d'argent et l'idée de l'union nécessaire des progressistes ici et dans le monde.

Daniel Gilles

avatar






source

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à Louis Baillot

Un hommage national a été rendu, comme il se doit, à notre camarade Louis Baillot, président de l'Amicale des vétérans lors de son décès en mai 2007.

Néanmoins, je voudrais dire ici la peine que j'ai ressentie lors de sa disparition et montrer l'homme véritable qu'il était. Car j'ai eu la chance de connaître Louis, il était devenu un ami. Il était toujours disponible, prêt à conseiller et aider ses camarades.

Lorsque j'ai entrepris des recherches sur la résistance communiste à l'envahisseur nazi, Louis m'a encouragé à écrire sur le sujet ! C'est ainsi qu'est née La résistance communiste en France, 1940-1944.
Cela n'a pu être possible que grâce à l'aide de Louis Baillot. Il m'a ouvert les portes de l'Amicale des vétérans, me permettant de prendre contact avec les responsables départementaux et, par là, les anciens résistants communistes. Je profite de la Lettre pour remercier vivement tous ces camarades.

C'est aussi Louis qui m'a facilité l'accès aux archives du Parti clandestin.

Enfin, il a eu la gentillesse de me faire l'honneur de préfacer l'ouvrage. Voilà l'homme communiste qu'était Louis Baillot, cela bien entendu dans un désintéressement total. C'est aussi pourquoi les droits d'auteur de l'ouvrage sont versés au PCF, en fonction des aides apportées ici ou là !

Pierre_MauryPierre Maury
Lettre aux vétérans, bulletin de l'Amicale n° 43, octobre 2007


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- hommage de Claude Lecomte à Louis Baillot (autre édition)

 

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rue de l'Abreuvoir dans le XVIIIe arrondissement de Paris (années 1970 ?)
Louis Baillot était né dans cette rue en 1924


Louis_Baillot_micro
Louis Baillot (1924-2007)


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mercredi 13 février 2008

Michel Ghesquière

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Michel Ghesquière


Notre camarade Michel Ghesquière, Militant de longue date nous a quittés cette semaine [mars 2007]. Nous adressons nos condoléances fraternelles à Marie-Thérèse, son épouse et à toute sa famille.


hommage prononcé par Pierre Charret aux obsèques

de Michel Ghesquière le 27 mars 2007


"Au nom de la Section du PCF, de son Amicale des Vétérans et de ses nombreux amis, je viens rendre hommage à notre regretté camarade Michel.
Avec lui disparaît un des derniers témoins de la tragédie de 1940 où nos généraux furent incapables d’arrêter l’invasion hitlérienne et où Pétain et son gouvernement capitulèrent, livrant près de 2 millions de soldats français à l’envahisseur.

Michel, le jeune ouvrier tisserand était de ceux qu’on allait emmener en captivité en Allemagne. Ils ne savaient pas qu’ils y passeraient 5 longues années.
Une dure captivité attendait Michel. Après une tentative d’évasion, c’est à la terrible prison de Rawa-Ruska qu’il va être interné.

Avec ses compagnons, ils attendront longtemps le débarquement allié espéré mais qui n’arrivera qu’en 1944 alors qu’approche l’armée rouge libératrice.
À son retour en 1945 il trouvera une région dévastée où il faudra, dans les difficultés, refaire sa vie. Il adhère au PCF qui anime alors l’effort de reconstruction de la France avec ses ministres récemment libérés aussi des prisons et des camps hitlériens.

Pendant de longues années, Michel vendra chaque matin Liberté. Et lorsqu’il travaillera à la CIMA, il restera avec ses camarades, chaque dimanche, diffuseur de la presse communiste, toujours en contact de la population ouvrière de Croix qui l’élira au Conseil Municipal reconnaissant son dévouement désintéressé.
Tout en élevant avec affection, avec Marie-Thérèse, ses 5 enfants, il poursuivra son activité militante jusque dans ses années de retraite et il participait récemment encore aux réunions de son parti.

Après tant d’épreuves, il restait confiant dans son idéal.

L’évocation d’une existence si semblable à celle de toute une génération de travailleurs exploités par des patrons qui ferment aujourd’hui les usines et mettent à l’abri leurs fortunes à l’étranger, nous confirme quant à  nous dans notre volonté de poursuivre ton combat, Michel, pour une société plus juste, fraternelle et pacifique.

Avec la jeunesse à qui il appartient maintenant de reprendre ce flambeau, la détermination dans la récente lutte qui mit le CPE montre que nous avons raison de lui faire confiance.
Elle n’acceptera pas cet avenir bouché, de précarités, de bas salaires, de chômage, qui la prive des moyens de fonder une famille, cette société de  plus en plus autoritaire qui bafoue les libertés démocratiques et détruit les acquis sociaux.

C’est sur cet espoir, Michel, que nous t’adressons ce dernier adieu et présentons à Marie-Thérèse, ta courageuse compagne, ainsi qu’à tes enfants et à toute ta famille, nos condoléances les plus fraternelles."

Pierre Charret
source

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Michel Ghesquière en 2003


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mardi 12 février 2008

le livre de René Piquet

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Le soleil s'attarde

comme une récompense

le livre de René Piquet


- Le soleil s'attarde comme une récompense, René Piquet, éd. Le Temps des Cerises, 2007.

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Nous sommes tous citoyens d’une mer orageuse.

Être soi dans la communauté des hommes n’est pas affaire simple, particulièrement pour un dirigeant communiste.

Une période historique du combat politique et révolutionnaire se termine. Mais le passé, tout le passé fait héritage. Qu’on le souhaite ou non. Et la pensée, pour être fertile, pour dessiner le nouveau, ne peut ignorer l’expérience, même si l’expérience , "comme la lanterne que l’on porte dans le dos, n’éclaire que le chemin parcouru".

Je cherche donc à expliquer ce que j’ai fait, à titre individuel, en différents moments de mon parcours et à diverses époques de la vie du Parti communiste, pour illustrer un engagement singulier et rappeler l’esprit dans lequel je l’ai assumé. Chacun appréciera la validité des conduites, des idées et des actes évoqués. La vie se construit aussi avec les erreurs de l’honnêteté.

Le lecteur ancien militant se retrouvera, sans doute, dans un monde familier. L’esprit critique qui a combattu le choix communiste y découvrira, peut-être, les aspects ignorés d’une activité désintéressée. Enfin, l’acteur politique contemporain - à qui il revient de dire ce que sera demain - pourra éventuellement conforter, en ce début de siècle, les raisons de son engagement dans un combat humaniste plus que jamais universel. Mais qui sait bien pourquoi le sable retombe ici plutôt que là ...

René Piquet

l'auteur

René Piquet, secrétaire départemental du P.C.F. dans le Loir-et-Cher entre, en 1961, au comité central de ce parti et, en 1964, à trente et un ans, au bureau politique et au secrétariat. Il est élu député européen en 1979. Il quitte progressivement ses diverses responsabilités pour cesser ses activités nationales en 1997.


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- face à face René Piquet et Alexandre Sanguinetti, 18 novembre 1972, palais des sports de Toulouse, (archives INA)

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René Piquet en 1972

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René Piquet en 1972


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lundi 11 février 2008

une visée émancipatrice

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Horizon, par Henriette Muenchhausen (source)


 

Une visée émancipatrice

Daniel RENARD


Les communistes sont engagés dans un profond travail de réflexion en vue du Congrès extraordinaire de décembre 2007 et de celui de 2008. Pourquoi ce déclin qui frappe le Parti communiste depuis une trentaine d'années ? Comment faire vivre et grandir une force qui entend travailler à la transformation de la société ? Comment affirmer la visée émancipatrice du communisme ? Autant de questions auxquelles il nous faut répondre.

Un premier constat s'impose, partagé par bien d'autres que nous : un capitalisme qui fait régner l'insécurité des rapports sociaux et du travail, qui vit une crise suicidaire à moyen terme pour l'humanité. Une politique de droite qui entend revenir sur tous les compromis sociaux que le rapport des forces avait permis, qui veut assurer un pouvoir économique, social, politique sans limite à la classe dominante.

La première tâche est de bien résister, de rassembler le plus largement possible pour faire échec à tous les mauvais coups. De façon indissociable, il faut faire renaître l'espoir. Ce qui suppose de travailler à un projet, à une autre façon de voir le monde diamétralement opposé à celle de la bourgeoisie, à une conception novatrice de la vie en société permettant le développement maximal de la personnalité de chacun, le sens des solidarités, la démocratie dans la cité et dans l'entreprise, la recherche de la satisfaction des besoins de l'être humain.

La plupart des médias reviennent constamment sur l'idée que le communisme c'est du passé, c'est quelque chose de mort. En réalité, ce qui est mort, c'est un communisme d'État, un système dont les conditions historiques et les fautes des hommes ont fait la pire contrefaçon des visées émancipatrices de Marx, Engels, Jaurès, Gramsci et de tant de militants à travers tous les continents.

Mais, face à l'injustice fondamentale, à la violence du capitalisme, son dépassement est plus que jamais à l'ordre du jour. On ne peut se résigner à l'état de choses d'aujourd'hui ni se borner à des adaptations à la marge. Oui, il est nécessaire de travailler aux conditions du changement dans la société française, dans l'Europe, dans le monde.

Les militants communistes, depuis 1920, ont écrit une riche et belle histoire dont nous sommes les héritiers. Le livre est loin d'être achevé, il nous revient d'en écrire un nouveau chapitre. Le contexte ne ressemble en rien à celui des années 1930, 1950 ou 1970. Face à un capitalisme désormais mondialisé, à une nouvelle configuration des classes sociales, notre tâche est d'inventer un socle d'idées, des perspectives d'avenir mobilisatrices et motrices de grands rassemblements populaires. Pour cela, une force communiste, ouverte, moderne, est indispensable.

La Fête de l'Humanité a montré qu'un potentiel important de lutte, de détermination existe. Nous le ferons vivre dans les actions et dans les débats avec toutes les forces progressistes, avec tous les citoyens qui rêvent de démocratie et de progrès social. Nous lançons un appel aux vétérans pour qu'ils participent pleinement à cette nouvelle phase du combat.

Daniel Renard

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bulletin de l'Amicale des vétérans
numéro 43 - octobre 2007

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dimanche 10 février 2008

assemblée amicale de la Côte d'Or (janvier 2007)

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entrée des usines métallurgiques et canal de Bourgogne à Montbard (Côte d'Or)
avec une population ouvrière posant, au tout début du XXe siècle



Les vétérans du PCF font campagne



 L'amicale des vétérans du Parti communiste français : Jean Theuret, Marcel Harbelot, président de l'amicale, Annie Chevalier, Isabelle De Almeida, secrétaire départementale de la fédération du Parti communiste (photo Amélie Gaure)
L'amicale des vétérans du Parti communiste français :
Jean Theuret, Marcel Harbelot, président de l'amicale,
Annie Chevalier, Isabelle De Almeida, secrétaire
départementale de la fédération du Parti
communiste (photo Amélie Gaure)


L'Amicale des vétérans du Parti communiste français (PCF) s'est rassemblée samedi 27 janvier [2007] dans les locaux du PCF, à Chenôve, pour d'une part, débattre de l'élection présidentielle à venir, et d'autre part, pour se retrouver.

«L'espoir est le mot d'ordre pour cette année 2007», a lancé Marcel Harbelot, président et fondateur de l'amicale du PCF, lors de cette assemblée annuelle.

Cette réunion, suivie d'un repas, a été l'occasion pour les adhérents de débattre sur la question de l'élection présidentielle et des élections législatives prochaines. Il a ajouté être déçu «du manque d'union au sein des forces antilibérales», citant la candidature de José Bové, qui, selon les vétérans du PCF, «accroît la division».

Et Marcel Harbelot de conclure : «La candidature populaire et citoyenne de Marie-George Buffet répond à notre attente d'une gauche de responsabilité et de combat pour lutter contre la baisse du pouvoir d'achat, et en finir avec cette situation intolérable, car il est révoltant de voir nos enfants vivre plus mal que nous».

Créée en 1959, et forte de ses 139 adhérents, l'Amicale des vétérans du PCF souhaite dans cette campagne améliorer la solidarité.

mercredi 31 janvier 2007
source



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samedi 9 février 2008

les JC de Nîmes avec les vétérans

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un débat-repas des JC

avec les vétérans à Nîmes

10 novembre 2007

Samedi 10 novembre [2007] en fin de matinée, l'initiative que nous préparions depuis plusieurs semaines autour de la résistance et de Guy Môquet s'est déroulée dans une ambiance fraternelle et conviviale au Prolé de Nîmes. À 11h30, un débat réunissait Betty Jallaguier, Jacqueline Vigne, résistantes, Claude Mazauric, historien, Alain Clary, élu, et Enzo Luchelli, responsable des JC de Nîmes.

Nos deux camarades résistantes ont pu témoigner du quotidien de la guerre et de la résistance à l'occupant. De nombreuses prises de parole dans la salle ont apporté leur contribution au débat avec également des interrogations auxquelles M. Mazauric a pu apporter une réponse historique.

Alain Clary a clos le débat en faisant le lien avec les combats contemporains des communistes, des acquis du CNR au désir perpétuel d'émancipation de l'être humain. Après ce moment fort instructif pour nous, nouvelles générations, la discussion a pu se poursuivre et s'appronfondir autour du repas, dans la convivialité.

Ce fut l'occasion pour nos Vétérans de transmettre une partie de leur vécu aux plus jeunes, qui ont eux répondu présent et montré qu'ils étaient prêts à prendre en main le flambeau pour que reste à jamais éclairée la flamme de la résistance. Cela passe par un devoir de mémoire auquel cette rencontre aura également contribué. Le repas se conclua par une Internationale pleine de conviction, entonnée en choeur par jeunes et moins jeunes.

Les Jeunes communistes de Nîmes remercient chaleureusement les Vétérans du PC et les résistant(e)s, pour avoir répondu favorablement à notre invitation, et notamment Betty Jallaguier et Jacqueline Vigne pour leur contribution au débat ; Claude Mazauric ; Alain Clary ; la section de Nîmes du PCF qui était également à l'initiative (mention spéciale pour Simone Dupré qui s'est occupée du repas) ; les responsables du Prolé qui nous ont prêtés leurs locaux ; et celles et ceux qui nous ont fait le plaisir de venir assister à cette rencontre. Devant le succès et l'engouement de celle-ci, nul doute que de nouvelles se tiendront bientôt.

par JC Nîmes, le mercredi 14 novembre 2007
source

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plaques de rue


PlaquePendus01               PlaquePendus02

PlaquePendus03


le maquis de Rochefort-sur-le-Gard


chaine


panneau


monument


crypto

- source de ces photos : nimausensis.com

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