samedi 12 juin 2010

édito du bulletin n° 51

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Prolétaires de tous les pays,

unissez-vous !



Le capitalisme européen a franchi une nouvelle étape dans sa guerre contre les droits et les acquis sociaux des salariés, des chômeurs, des retraités. Diminution des traitements des fonctionnaires et réduction drastique de leur nombre, attaques contre les retraites, hausse des impôts frappant la population, suppression de diverses indemnités à caractère social.

La France n'est pas épargnée, puisque les dépenses publiques sont gelées pour trois ans. Le prétexte, partout invoqué, est la réduction du déficit public, mais on ne parle pas des recettes que pourrait fournir une fiscalité démocratique, la mise à contribution des ressources immenses détenues pas les banques, les compagnies d'assurances, les fonds de pension et autres outils de spéculation.

Quant aux dépenses, on oublie les dépenses d'armement alors qu'aucune menace agressive ne vise notre pays. On subit la nocivité du traité de Lisbonne, des dogmes de l'Europe actuelle, avec la libre circulation des capitaux, l'indépendance de la BCE, la concurrence libre et non faussée. Les gouvernements n'ont pas le souci du bien-être des peuples, mais n'ont qu'une volonté : servir les marchés financiers. La souveraineté ne réside plus dans les citoyens assemblés, mais dans le capitalisme sous sa forme actuelle, les marchés assoiffés de profits maximaux et de spéculation. Un problème fondamental est posé, celui de la démocratie.

On en est à vouloir soumettre les budgets nationaux aux eurocrates ultra-libéraux de la Commission de Bruxelles qui n'ont nul compte à rendre aux citoyens européens ! L'autre dimension du débat à développer en France réside dans la concentration des pouvoirs, sans cesse aggravée, due à l'élection au suffrage universel du président de la République. Avec le PCF et nos alliés, nous militons pour en finir avec ce système qui en fait le déterminant de tout et incite à ne pas avancer de projet politique mais à s'enfermer dans des postures électoralistes.

Une donnée dans notre combat contre la déferlante anti-sociale et anti-démocratique, tient, hélàs, à ce que la mise en œuvre de ces mesures est assurée par Papandréou, Zapatero, Socrates, Strauss-Kahn, importants responsables socialistes. Quelle abdication ! Strauss-Kahn/Sarkozy, ce n'est pas le changement dont les Français ont besoin.

Aujourd'hui, notre tâche c'est de faire la lumière sur ce combat de classe, c'est de travailler au développement d'un mouvement populaire majoritaire pour une réelle alternative. C'est d'unir nos résistances avec celles des peuples grec, espagnol, portugais, italien, bientôt anglais et allemand. Le mot d'ordre de Karl Marx est d'une brûlante actualité : prolétaires de tous les pays, unisses-vous !

Daniel Renard

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Posté par danielrenard à 17:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]