vendredi 29 février 2008

Des oublis à réparer (Max Weinstein)

FTP_Moi___Fresnes

              

Des oublis à réparer

Max WEINSTEIN

ancien résistant de l’Union de la jeunesse juive
et ses groupes de combat (zone Sud) (*)

            

Le documentaire sur la Résistance, diffusé mardi soir 19 février soir sur France 2, s’il était plein de bonnes intentions, n’a pas donné la réalité des événements tels qu’ils se sont passés. Parler du sauvetage des enfants juifs à partir des dirigeants de l’UGIF (Union générale des israélites de France) me semble réducteur. C’est oublier que l’UGIF a été constituée à l’initiative de l’occupant nazi, tout comme le Judenreich en Allemagne. Même et y compris si certains des dirigeants de l’UGIF espéraient s’en servir pour la bonne cause - la défense et la sauvegarde des familles juives -, la réalité, qui n’apparaît pas tellement dans le document, a fait que les fichiers constitués ont été utiles aux Allemands et à la police française pour accentuer la répression contre les familles juives, les arrêter et les déporter.

Ce documentaire est réalisé de telle sorte qu’on a l’impression que la population française s’est dès le début de l’occupation portée au secours des juifs. On a aussi l’impression que la résistance à l’ennemi et ses soutiens s’est développée sans attendre, ce qui est faux. Il a fallu du temps à ceux de la société française qui voulaient résister pour s’organiser, mettre en place les réseaux. La révolte des mineurs du Nord de la France est montrée comme un phénomène spontané alors que les militants communistes en étaient les initiateurs et dirigeants.

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l'affiche Rouge sur un mur de Paris
en 1944
(source)

C’est tout du même tonneau dans cette émission : éviter d’avoir à faire connaître le rôle qu’ont joué les communistes dès l’entrée des armées nazies en France. C’était aussi une façon d’éviter d’avoir à évoquer le rôle important des communistes juifs de la MOI (Main-d’oeuvre immigrée) dès le début de la guerre. Ils en ont payé le prix fort.                

Ce documentaire, tout à fait dans la ligne des campagnes qui ont visé à minimiser la résistance des communistes depuis de longues années, les reprend à son compte en la faisant partir de l’invasion hitlérienne de l’URSS. Je ne sache pas qu’il y ait eu un seul autre parti, en tant que tel, qui se soit engagé comme l’a fait le PCF.

De plus, il ignore complètement, en faisant la part belle aux Éclaireurs israélites de France et autres mouvements, l’action décisive des résistants de l’UJRE (Union des juifs pour la résistance et l’entraide) pour le sauvetage des enfants, en particulier, le coup de Vénissieux dont il est largement fait écho. Ma tante Sabine, actuellement en Israël, âgée de quatre-vingt-quatorze ans, qui fut de ces femmes de l’Union des femmes juives clandestine à participer à cette action formidable, serait sans doute indignée de cette partialité.

Et puis, parler de Mgr Salièges et de sa lettre pastorale, sans citer le nom de celui qui lui avait rendu visiteCharles_Lederman pour l’alerter sur la situation des juifs, Charles Lederman, un des dirigeants de l’OSE (Oeuvre de secours à l’enfance), sous prétexte sans doute qu’il était un militant communiste, est un scandale. Ce scandale à propos de Charles Lederman [ci-contre] est fréquent et bien des historiens se gardent bien de le citer lorsqu’ils abordent cette question.

Le regard révisionniste qu’ont porté sur l’histoire de ce temps les réalisateurs de ces films laisse mal augurer de ce que vont être les quatre films qui vont être projetés sur France 5. En tant qu’ancien résistant, communiste d’origine juive, je sais que la Résistance n’est pas l’apanage des seuls communistes, qu’elle fut multiforme.

Au fur et à mesure des mois, elle s’est organisée, elle a grandi. Laisser entendre, comme on pourrait le croire à la vue du documentaire, que les Français se sont engagés dès l’abord dans la Résistance ou dans son soutien est une façon erronée d’écrire l’histoire. Je me souviens encore de la foule énorme qui est venue acclamer Pétain peu avant le débarquement du 6 juin 1944 sur la place des Terreaux à Lyon, où je me trouvais. Il y a eu des résistants, certes, mais les juifs avaient plus de raisons que d’autres de se méfier et de s’engager dans la lutte contre l’envahisseur. Ce qui fut le cas, dès avant l’occupation allemande, par la création par les juifs de la MOI du mouvement Solidarité, puis, par la suite, des organisations de résistance active que furent l’UJRE, l’UJJ (Union de la jeunesse juive), l’UFJ (Union des femmes juives).

Je n’oublie pas les groupes de FTP de la MOI où les jeunes juifs, aux côtés d’autres antifascistes, firent merveille. Cela ne diminue en rien les mérites des dirigeants du comité Amelot dans lequel figuraient aussi des communistes juifs. Sans doute n’est-il pas dans l’air de notre période de reconnaître enfin sans réticence, sans a priori et sans arrière-pensées ce que fut le rôle des communistes dans la résistance à l’ennemi, dès l’occupation de notre territoire, sans négliger pour autant la Résistance dans son ensemble et sa diversité.              

(*) vice-président de MRJ-MOI
tribune libre parue dans l'Humanité
le 29 février 2008


- Max Weinstein, conférence d'Annecy, 5 février 2003

- statuts de l'association Mémoire des Résistants juifs de la MOI


ftp_moi___Marseille
FTP-Moi à Marseille le 29 août 1944
(source)

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mercredi 27 février 2008

échos des amicales

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échos des amicales

février 2008


contact avec les amicales : cliquer ici

18 octobre 2007
rencontre des vétérans des Yvelines à Trappes

21 octobre 2007
assemblée des vétérans du Vaucluse à Bedarrides

22 octobre 2007
assemblée des vétérans  de l'Ariège à Varilhes

3 novembre 2007
à Montataire a été organisée une conférence sur le colonialisme avec Francis Arzalier

2 décembre 2007
assemblée des vétérans de l'Oise

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26 janvier 2008
assemblée des vétérans d'Indre-et-Loire, à Saint-Pierre-des-Corps ; débat , repas, projection de deux films sur la Fête de l'Humanité de 1964 et 1965

29 janvier 2008
assemblée des vétérans de la Gironde ; préparation d'un voyage à Cuba

31 janvier 2008
assemblée des vétérans du Val d'Oise ; projection des premières images d'un film en cours de réalisation sur le parcours de quelques vétérans du PCF

2 février 2008
assemblée des vétérans de la Côte d'Or à Dijon ; un hommage est rendu le 26 février au jeune résistant Lucien Dupont, fusillé par les nazis ; publication d'une plaquette à sa mémoire ; une exposition aura lieu du 21 au 26 avril sur les luttes de mai-juin 1968
- il y a quatre ans : assemblée générale du 28 février 2004

2 février 2008
nouveau départ de l'amicale du Loir-et-Cher ; participation de René Piquet qui a préfacé son livre ; une initiative est prévue sur mai-juin 1968

1er mars 2008
assemblée des vétérans des Bouches-du-Rhône
- voir l'annonce de cette initiative sur le site du PCF des Bouches-du-Rhône

4 mars 2008
assemblée des vétérans de la Sarthe au Mans

29 mars 2008
assemblée des vétérans de la Savoie, à Coise

29 mars 2008
assemblée des vétérans du Rhône

13 avril 2008
assemblée des vétérans de Meurthe-et-Moselle, à Audun-le-Roman


Dijon_2004
assemblée de l'amicale à Dijon, le 28 février 2004

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liens


- contacter les amicales par courriel (email)


- banquet vétérans du Val d'Oise 2007

- assemblée générale 2007 de l'Amicale Côte d'Or

- assemblée générale 2006 de l'Amicale Côte d'Or

- amicale des vétérans d'Indre-et-Loire 




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mardi 26 février 2008

Dirigeants du PCF, iconographie : 1920-1982

Thorez_et_Waldeck



quelques photos de dirigeants du PCF

1920-1982

 

Quatre_g_n_rations_militants
30 mai 1926, devant le Mur des Fédérés perpétuant le souvenir de la fin tragique de
la Commune de Paris (mai 1871) : Camelinat, Marcel Cachin, Jacques Sadoul,
Paul Vaillant-Couturier, Maurice Thorez

 

JC_manif_sous_Front_populaire
responsables de la Jeunesse communiste à l'époque du Front Populaire

 

BP_en_1937
dirigeants communistes en visite au Musée d'art français à l'Exposition de 1937 :
de gauche à droite, Julien Racamond, Pierre Sémard, Florimond Bonte, Benoît Frachon,
Gaston Monmousseau, Marcel Cachin, Paul Vaillant-Couturier, Maurice Thorez,
Jacques Duclos, Fernand Guyot, Lucien Sampaix

 

Marcel Cachin et Vaillant-Couturier
Marcel Cachin et Paul Vaillant-Couturier

 

 

Paul_Vaillant_Couturier_1936
Paul Vaillant-Couturier (1892-1937)


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Paul Vaillant-Couturier



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Pierre Semard (1887-1942)

- obsèques de Pierre Semard, le 30 mars 1945 (vidéo)

 

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Pierre Villon (1901-1980)


Pierre_Villon        Pierre_Villon___la_t_l_
Pierre Villon (à droite, le 16 novembre 1968 à la télévision)

- biographie de Pierre Villon sur le site judaisme.sdv.fr



Marty_en_44_Vel_d_Hiv
André Marty au Vel d'Hiv, 15 septembre 1944

 

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Jacques Duclos au Vel d'Hiv, 15 septembre 1944

 

14_juillet_1947
défilé du 14 juilley 1947 : de g. à d., visage de Julien Racamond (caché par le jeune homme),
Georges Cogniot (derrière), Auguste Gillot, Raymond Bossus (derrière), Maurice Thorez,
Jacques Duclos, André Marty, Raymond Guyot, Charles Tillon, Étienne Fajon, Lucien Midol

 

cogniot2
Georges Cogniot (1901-1978), à gauche, avec sa famille

- éléments biographiques sur Georges Cogniot

 

famille_Thorez
Maurice Thorez en famille en 1949 : sur les genoux de Thorez, Paul ;
sur les genoux de Jeannette Vermeersch, Pierre : debout Maurice et Jean ;
aux côtés de Jeannette, sa mère
 

 

Tillon_ministre_de_l_Air
Charles Tillon (1897-1993)

 

charles_tillon_1      Tillon
Charles Tillon (1897-1993)

- Charles Tillon, résistant, ministre (l'Humanité, 25 août 2004)

- sur Charles Tillon et Rennes

- biographie de Charles Tillon, député, sur le site de l'Assemblée nationale

- interview de Charles Tillon en 1970 (archives Ina)



Thorez_et_Laurent_Casanova_16_avril_1953
Thorez à son retour d'URSS, avec Laurent Casanova à gauche,
le 16 avril 1953 en gare de Saint-Quentin


Joanny_Berlioz
Joanny Berlioz (1892-1965)

 

- biographie de Joanny Berlioz sur le site de l'Assemblée nationale

 

Thorez_et_vendeurs_Avant_Garde
Maurice Thorez et vendeurs d'Avant-Garde à Choisy

 

Thorez_camp_jeunes_URSS_1er_janvier_1961
Maurice Thorez dans un camp de jeunes en URSS, le 1er janvier 1961

 

Thorez_1er_janvier_1961_URSS
Maurice Thorez dans un camp de jeunes en URSS, le 1er janvier 1961

 

XVIIe_congr_s_mai_1964
Maurice Thorez, discours de clôture, au XVIIe congrès en mai 1964

 

L_on_Feix
Léon Feix, député (1908-1974)

- biographie de Léon Feix sur le site de l'Assemblée nationale

 

Ballanger
Robert Ballanger en 1967, député, président du groupe communiste à l'Assemblée

 

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Robert Ballanger (1912-1981)

 

- biographie de Robert Ballanger sur le site de l'Assemblée nationale

 

 

Jeannette
Jeannette Veermersch en février 1967

 

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François Billoux, le 1er juin 1968 (rencontre FGDS-PCF)

 

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Paul Laurent et Henri Krasucki, le 1er juin 1968 (rencontre FGDS-PCF)

 

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Étienne Fajon, Gaston Plissonnier et Georges Marchais en 1968

 

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Waldeck Rochet et la délégation du PCF de retour d'URSS en 1968 (Tchécoslovaquie)
à gauche Gaston Plissonnier, à droite Jacques Duclos, derrière de dos Georges Marchais

 

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Étienne Fajon et Roland Leroy en 1969, lors d'une réception offerte au Bolchoï

 

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Roland Leroy en 1969

 

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Benoït Frachon, le 13 février 1969

 

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Louis Aragon, le 13 février 1969

 

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René Andrieu, le 28 mai 1969

 

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Étienne Fajon en 1969

 

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Georges Séguy en 1970

 

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Jean Kanapa (1921-1978)

 

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Georges Marchais en 1970

 

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René Piquet en 1972

 

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François Billoux, Jacques Duclos, Gaston Plissoonier, le 9 juillet 1972

 

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Madeleine Vincent (1920-2005)

 

- hommage à Madeleine Vincent sur le site PCF d'Issy-les-Moulineaux

- déclaration de Marie-George Buffet, 22 novembre 2005 dans l'Humanité

 

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Jacques Chambaz (1923-2004)

- Jacques Chambaz : un érudit passionnément engagé (Jack Ralite)

 

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Jean Colpin, le 11 octobre 1977

 

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Jean Colpin et Roland Leroy, le 11 octobre 1977

 

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Guy Hermier (1940-2001)

- hommage à Guy Hermier (2006)

- message d'Alain Bocquet après le décès de Guy Hermier

 

 

PCF_1982
7 février 1982, XXIVe congrès, Georges Marchais entouré des ministres communistes
du gouvernement Mauroy : de g. à d., Marcel Rigout, Anicet Le Pors, Jack Ralite
et Charles Fiterman ; de profil à gauche, Raymond Guyot ;
sur la tribune à droite, Georges Gosnat, trésorier du PCF et député d'Ivry

 

 

 

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lundi 25 février 2008

banquet vétérans Val d'Oise (2007)

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banquet des vétérans du PCF

Val d'Oise (2007)


- Un banquet des vétérans du PCF organisé par la Fédération du Val d'Oise s'est tenu le 10 février 2007. Cliquer sur chaque photo pour l'agrandir.


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une vue du banquet (photothèque PCF Val d'Oise)


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une vue du banquet (photothèque PCF Val d'Oise)


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allocutions ; au micro, Bernard Calabuig (photothèque PCF Val d'Oise)


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vendredi 22 février 2008

Pour un changement de société

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Pour un changement de société

Daniel RENARD


Les luttes se développent, sous leurs formes propres. Des magistrats et avocats aux chauffeurs de taxi, des fonctionnaires aux étudiants, des employés de la grande distribution aux travailleurs qui s'opposent à la fermeture de leurs entreprises, la résistance sociale s'affirme. Certes, le pouvoir mène, à grand renfort des radios et des chaînes de télévision, une offensive idéologique manipulatrice et mensongère. Il nous revient de rétablir les faits, par exemple sur le discours que les caisses de l'État seraient vides.

Il est vrai, qu'aujourd'hui, d'importantes revendications se posent dans le contexte de l'Europe. La mondialisation, l'Europe sont désormais des terrains de lutte pour les forces progressistes. Malgré le vote de forfaiture du Congrès de Versailles, le combat pour une Europe démocratique et sociale continue.

Alors que les luttes grandissent et que le président de la République chute dans les sondages, pour vaincre cette politique de régression sociale et démocratique, il est plus nécessaire que jamais que se constitue un front citoyen et populaire, rassemblant toutes les forces de progrès, de justice sociale, de démocratie, de transformation profonde de la société.

Dans cette situation, les communistes ont d'éminentes responsabilités. Ils s'efforcent de contribuer à la construction de cette perspective politique. C'est ainsi qu'à l'occasion des élections municipales, le PCF a fait les plus grands efforts pour rassembler la gauche dans toutes les villes du pays. Il est dommageable que cette volonté ait été trop souvent entravée par des entreprises de division.

D'ici le congrès fin 2008, les communistes vont travailler à un projet qui, tout à la fois, fasse la clarté sur les causes de la situation actuelle (l'argent pour l'argent) et exprime clairement la nature de la société que nous proposons de construire avec les gens. Un projet porteur d'avenir, ouvrant les chemins de l'émancipation pour tous, un projet donc qui mobilise l'espérance. Les révolutions ne se font pas par en haut. Elles supposent l'engagement conscient des couches populaires, avec une claire appropriation des objectifs poursuivis. Notre volonté est, de façon étroitement liée, de faire vivre le communisme du vingt-et-unième siècle et de contribuer au rassemblement dans l'action de tous ceux qui aspirent au monde nouveau que le niveau de civilisation atteint par l'humanité permet.

Daniel Renard

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- écho de l'activité des amicales

- une visée émancipatrice (bulletin n° 43, octobre 2007)






bulletin de l'Amicale des vétérans
numéro 44 - février 2008

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mercredi 20 février 2008

hommage à François Billoux

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Hommage à François Billoux

  

à la Fédération du PCF des Bouches-du-Rhône
280, rue de Lyon - 13015 Marseille

Vendredi 25 janvier 2008 à 17 h

 

Il y a 30 ans disparaissait notre camarade François Billoux, grand dirigeant du Parti Communiste Français, Député et Conseiller municipal de Marseille, qui nous laisse le souvenir d’un militant infatigable, entièrement dévoué à l’intérêt général.

Afin de lui rendre l’hommage qu’il mérite, nous nous réunirons en présence de sa fille, Hélène Brun, dirigeante de la Fédération du PCF de l’Yonne et conseillère régionale de Bourgogne pour la pose d’une plaque commémorative dans la salle de l’Exécutif départemental.

La Fédération PCF des Bouches-du-Rhône, son amicale des vétérans, rendront un solennel hommage à François Billoux, grande figure du PCF, qui fût de 1936 à 1978, député des Bouches-du-Rhône, dirigeant national du Parti, ministre du général De Gaulle de 1944 à 1947.

À la suite de l’hommage que Jean Marc Coppola, secrétaire départemental, membre de l’Exécutif national du PCF, lui rendra, la salle de l’Exécutif des locaux de la fédération sera baptisée «Salle François Billoux».

Cette manifestation est ouverte à tous ceux qui ont apprécié sa longue fidélité au monde du travail, de la démocratie et de la paix.

Fédération des Bouches-du-Rhône du PCF, 2008

 

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Trente ans après sa disparition, l'hommage du PCF

à François Billoux :

la lutte, un éternel recommencement

 

Rue de Lyon, ses faubourgs ouvriers, ses petits cafés, sa sucrière où Saint-Louis n’a pas toujours rendu la justice aux hommes et femmes, et puis ce bâtiment, le siège du parti communiste.

C’est là qu’hier soir plusieurs générations de militants progressistes sont venues, parfois en famille, rendre hommage à la mémoire de François Billoux, le militant, le résistant, le ministre, le député, et pour beaucoup le visionnaire. Le temps présent ne saurait leur donner tort bien longtemps.

Dans l’assemblée, la convivialité se tisse autour des conversations. La manif de la veille, les municipales de demain et cette victoire sur la droite qu’on sent à portée de main. Les conversations s’en nourrissent, parées d’une dignité comme inscrite dans les briques des murs alentour.

Tous sont venus pour honorer l’un des leurs, disparu un triste 14 janvier de 1978. Mais l’homme avait sans doute déjà fait son ouvrage et rendu son établi propre.

Pour la fédération des Bouches-du-Rhône du PCF, Jean–Marc Coppola retrace le parcours politique d’un homme. Parfois, deux ou trois citations suffisent à brosser l’étoffe et le partage offerts comme un présent : «Nous avons été arrêtés parce que nous étions communistes, nous sommes restés communistes.» «Nous luttons pour le pain, la liberté et la paix.»

Aux côtés d’Hélène, la fille de François Billoux, qui dira toute sa fierté filiale de n’avoir jamais vu son père, «ce camarade qui avait beaucoup de responsabilités», manquer une seule réunion de cellule avec les marins de Marseille, Jean-Marc égrènera ces jalons qui font des sillons. Battre Gaudin ? Il a renvoyé Sabiani à ses infamies fascistes. Lutter pour la paix ? Il a combattu la guerre. Avoir du courage ? Le courage n’est inaccessible à quiconque reconnaît son chemin.

«Ils partirent en bagnards, sous les bravos des cheminots de Saint-Charles, et revinrent en ministres», lance-t-il avant de rappeler à tout un chacun l’urgence des menaces de notre temps. «Le Medef, le gouvernement disent qu’il faut en finir avec les acquis de la Libération et ils font injure à l’apport des communistes, au conseil national de la Résistance qui apparaît comme un socle insupportable à Sarkozy.»

Dans une salle du siège de la fédération, une plaque est inaugurée à la mémoire de François Billoux, «l’international, le national, le Marseillais», en présence de Frédéric Dutoit et d’Alain Hayot, deux héritiers du «parti des fusillés». La Marseillaise, pour sa part, était représentée par Paul Biaggini, directeur général de notre titre. Aux vivants à présent d’écrire leur propre page car la lutte est un éternel recommencement.

Jeff Sicurani
La Marseillaise, le 26 janvier 2008

 

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Billoux et PRINCE BERTIL DE SUEDE ET BILLOUX, MINISTRE RECONSTRUCTION
François Billoux et le prince Bertil de Suède, Nord Matin, 16 mars 1946 (source)

 

Billoux au Havre 31 mars 1946
François Billoux au Havre, avec le maire Pierre Courant, le 31 mars 1946 (source)

 

François Billoux 1947
François Billoux et le camarade Nentcheef à la fête de section d'Istres en 1947
(source : blog de Nicolas Maury)

 

François Billoux 1951
François Billoux, 1951

 

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François Billoux (source Ina)

 

Billoux Ina
François Billoux, années 1970 (source Ina)

 

 

François Billoux Ina (2)
François Billoux, L'Humanité, 1978 (source Ina)

 

 

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- François Billoux, 1903-1978
- Quand nous étions ministres, éditions Sociales, 1972

 

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mardi 19 février 2008

contact avec les amicales

Fabien


contacter les amicales

de vétérans du PCF



Daniel Renard
président de l'Amicale des vétérans du PCF
courriel : renard-dj@orange.fr
permanence le mardi de 9 h 30 à 12 h 30
place du Colonel Fabien (Paris XIXe)
tél. 01 40 40 13 43


Bouches-du-Rhône
Raymond Navarro
courriel : rnavarro@bdr13.pcf.fr

Côte d'Or
Amicale des vétérans du PCF, 3 place Abbé-Chanlon 21000 Dijon
tél. 03.80.53.11.35

Indre-et-Loire
site internet

Morbihan
à venir

Oise
à venir

Lot-et-Garonne
à venir

Pyrénées-Orientales
à venir

page en cours de rédaction


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dimanche 17 février 2008

communistes du Cher morts pour la France (2002)

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allocution de Maurice Renaudat


Hommage aux 150 communistes du Cher

morts pour la France


Chaque année la Fédération du Cher et la section de Bourges du PCF rendent hommage aux 150 communistes du Cher morts fusillés, sous la torture, en déportation ou dans les combats de la Libération lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Ce mardi 3 septembre 2002 après l’hommage rendu à René Cherrier à 17h au cimetière du Lautier, et à Marcel Cherrier et Gaston Cornavin à 17h30 au cimetière des Capucins, Maurice Renaudat, Président de l’amicale des vétérans du PCF, ancien résistant prononça l’allocution suivante.

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En ce 58ème anniversaire de la Libération nous sommes réunis pour rendre hommage aux communistes du Cher morts pour l’indépendance de notre pays et la restauration d’une République que les hommes de Vichy avaient fait à la faveur de la défaite de juin 1940.

Cet hommage nous l’adressons aussi à tous les patriotes, ceux de la résistance de l’ombre, ceux des maquis, ceux des FFL qui avaient rejoint De Gaulle.

Rendons hommage également aux soldats alliés anglo-américains qui sont venus mourir loin de leur patrie pour la liberté, et les soldats soviétiques, dont les vicissitudes qu’a connues et que connait encore leur pays ne doivent pas nous faire oublier les 20 millions qui sont morts pour écraser le nazisme.

Chers amis, il est de bon ton aujourd’hui de parler des défauts, des erreurs des communistes. Ceux dont les noms figure sur cette stèle en ont certainement commis aux yeux de nos censeurs, et pourtant qu’elle clairvoyance ont manifesté ces hommes et ces femmes dont le parti - en tant que parti - fut le seul à aider les républicains espagnols agressés par Hitler et Mussolini, comme il fit le seul à dénoncer l’infâme accord de Munich qui livrait la Tchécoslovaquie à l’Allemagne. Si on avait écouté les communistes en 1938-39 au lieu de les emprisonner, peut-être aurait-on évité le cataclysme qui a déferlé sur le monde.

Après la défaite, alors que le général De Gaulle appelait de Londres à garder confiance dans l’issue de la guerre, le PCF fut, la encore le seul parti à mobiliser ses forces pour faire la clarté. L’appel dit du 10 juillet 1940 dénonçait les responsables du désastre et affirmait que la France voulait vivre libre et indépendante. Ceux qui se taisaient à l’époque, quand ils n’encensaient pas Pétain ont beaucoup critiqué l’appel au peuple de France signé par Maurice Thorez et Jacques Duclos.

Ce texte dit-on était peu convaincant face à l’appel prophétique du Général De Gaulle. Daniel Cordier qui fut secrétaire de Jean Moulin souligne cependant que cet appel comparé au silence des républicains de tous bords eu le mérite de "briser le consensus béat et contrit qui s’établissait autour de Pétain et de son gouvernement". Daniel Cordier affirme "qu’en appelant les Français à prendre leur destin à bras le corps, en livrant la bataille des revendications sociales, les communistes ont contribué à arracher les Français à leur apathie" en les dressant contre le "mea culpa" et les résignation générale pronée par Pétain.


Résistance communiste dans le Cher

Ce qui est sûr c’est que les communistes du Cher ont parfaitement compris qu’il fallait lutter contre Vichy et contre l’occupant allemand. Diffusant des tracts, organisant des actions revendicatives, ils deviennent très vite la cible de la répression et s’il est bien une chose qui ne peut être contesté, c’est dans leur rang que la Résistance berrichonne compta ses premiers martyrs.

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Pierre Ferdonnet et Christophe Raynault
déposant la gerbe

Voilà 60 ans, en 1942, au mois de mai qu’étaient fusillés André Giraudon, Lucien Chailloux, Jacques Massé, Jean Loth, Jacques Rivet, Maurice Lelièvre, Roger Leclerc, Roger Thebault, puis Gabriel Godard, André Bavouzet, Marcel Bidaud. C’est le 6 juillet 1942, qu’Albert Kayser, Louis Buvat, Roger Rivet et plusieurs autres camarades du Cher furent déportés à Auschwitz où les nazis les firent périr immédiatement. C’est aussi au début 1942 que Marcel Cherrier va installer en forêt d’Allogny le 1er maquis avec Louis Chevrin, Roger Melnick, Henri Jacquet, Girardot, Antonin Lérault (fusillés en 1943) et organiser les premiers sabotages. Après aux, prenant la relève il y aura tous ceux dont les noms figurent sur cette stèle.

Rendant hommage aux communistes, je n’oublie pas qu’en 1942, des prêtres sont arrêtés pour leur hostilité à l’occupant et que des militants socialistes recherchaient des contacts pour créer d’autres mouvements de résistance. Peut-on oublier que ce sont les sacrifices de tous ces patriotes qui ont permis de rétablir la souveraineté nationale, mais aussi la démocratie avec le retour de la République.

Le CNR avait établi un programme et quand on voit aujourd’hui les méfaits de la mondialisation, et le rôle néfaste des grandes sociétés capitalistes, je me dit que le programme du CNR avait mis le doigt là où il fallait, en préconisant une véritable démocratie économique et sociale, implquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, et en demandant le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques. Les nationalisations ont permis la reconstruction rapide du pays. Et dans une France sortant de 5 années de guerre on a pu mettre en plce des mesures sociales également prévues par le programme du CNR comme la sécurité sociale et le financement de la retraite des vieux travailleurs.

Aujourd’hui la mode est aux privatisations. On redonne aux financiers les sociétés nationales surtout lorsqu’elles font des bénéfices. On dira que le monde a évolué, mais je vois toujours face à face les privilégiés qui détiennent les richesses et ceux qui, même s’il n’en ont pas conscience, sont obligés de leur vendre leur force de travail, même si souvent ils ne trouvent plus à la vendre et vont constituer l’armée des sans emplois.

Et nous trouvons là la cause des difficultés qui favorisent la renaissance d’idées et de comportements que les résistants ont combattu.
Quand un jeune d’extrême droite tire sur le Président de la République, on peut dire qu’il a la tête dérangée ; quand à Bourges d’autres peignent une brassard à croix gammée et la mèche de Hitler sur le Monument de la Résistance, on peut encore prétendre qu’ils sont drogués ; mais quand l’idéologie qui oriente leurs actes, reçoit le soutien de 5 millions et demi de Françaises et de Français, il faut s’alarmer sur les dangers que court la Démocratie.

Lorsque les Allemands ont voté pour Hitler, ils ne pouvaient pas prévoir comment ça se terminerait et qu’eux aussi seraient victimes. Aujourd’hui on sait comment cela s’est terminé pour tous les peuples. Parce qu’on est mécontent, et il y a bien des raisons de l’être, a-t-on réfléchi au péril que l’on fait courir à la Démocratie en votant pour un homme qui n’a jamais caché ses sympathies pour les nazis et qui professe le racisme et la xénophobie à l’égard de ceux qui nous sont différents. Il y a là une lutte à mener contre une démagogie dangereuse qui gagne du terrain dans toute l’Europe. Une démagogie d’autant plus facile que sont délaissées les notions de solidarité pour cultiver l’individualisme et l’égoïsme.

Une partie des populations lassées par les difficultés engendrées par une société toute entière axée sur le culte de l’argent, se désintéresse de la vie publique, tandis que d’autres accordent de plus en plus de crédit aux idées d’extrême droite. N’oublions pas les leçons de l’histoire, Hitler est arrivé au pouvoir dans une Allemagne comptant 5 millions de chômeurs et 34% d’abstention lors des élections de 1933. Lui aussi clamait "L’Allemagne aux Allemands". Il désignait les juifs comme responsables des maux du peuple allemand. Il promettait d’éradiquer le chômage, de favoriser la famille, de rétablir l’ordre. Les opposants se retrouvèrent dans les camps de concentration qu’ils durent construire eux-mêmes. 10 ans plus tard l’Europe était soumise au joug de la barbarie nazie et cela s’est terminé par 50 millions de morts.

Les élections présidentielles sont un avertissement sévère dont il faut tenir compte, car les causes du mécontentement trouvent leurs origines dans la mondialisation de l’économie qualifiée de "libérale" basée sur le culte de l’argent qui est en totale contradiction avec les besoins des populations. La mondialisation ne peut qu’aggraver la situation en augmentant le nombre des exclus, tant le 1/3 monde que dans le 1/4 monde. C’est bien l’orientation prise par le nouveau gouvernement qui multiplie les cadeaux aux riches et serre la vis au peuple d’en bas. Cela promet sans doute de proches combats économiques et sociaux pour les salariés et les retraités.

Mais il est un autre combat qu’il faut avoir le courage de mener contre le racisme rampant s’installe dans notre pays. Au coeur des évènements de ce printemps la réaction d’une grande partie de la jeunesse fut réconfortante. Elle contribua grandement à la puissante mobilisation du 1er mai et au rejet de Le Pen. Elle m’a fait penser à la manifestation des étudiants sur les Champs Elysées le 11 novembre 1940. Les témoignages des anciens résistants, des anciens déportés dans les collèges et les lycées ont-ils contribué à cette prise de conscience ? Ils n’y sont sans doute pas étrangers, et cela nous encourage à poursuivre ce dialogue avec la jeunesse.

Cher_r_sistants_hommage
minute de silence devant la stèle


Transmettre la mémoire

Transmettre la mémoire, c’est le but que s’est fixé le musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges et du Cher. En collaboration avec le Centre de Documentation Pédagogique Départemental, il édite un livre sur la Résistance dans le Cher qui paraîtra début novembre [1]. Livre d’histoire qui évoque le destin de Berrichonnes et de Berrichons qui ont su s’opposer à l’asservissement de la France et à une honteuse collaboration. Il explique l’attitude des partis politiques, des syndicats et des forces spirituelles qui seront représentées en 1944 dans les comités de Libération. Une large place est faite à la création des mouvements de résistance, au STO, à la répression, à l’action des maquis qu’il s’agissent de la reddition des 20000 hommes de la colonne Elster - l’un des hauts faits d’armes de la résistance nationale - ou des multiples combats sur les routes du Cher.

En conclusion je voudrais vous lire ce qu’écrivait le préfet du Cher dans son rapport de janvier 1943 à propos des communistes :

"il serait vain de croire que ce parti demeure inactif. Traqué il continue son action, soutenu par une foi sans égale dans la destinée des soviets. Les succès récents marqués par les armées russes confirment leurs espoirs et leurs donnent une force nouvelle. Dans l’ombre et dans le secret, mieux gardés que jamais, ils s’organisent de plus en plus et se réorganisent lorsque leurs chefs leur sont ravis. Jamais parti, en proie cependant aux risques les plus grands, n’a montré une telle force de vitalité et de reconstruction."

Quel bel hommage - involontaire - à nos camarades par l’homme chargé d’organiser la répression contre eux !

Maurice Renaudat
source

[1] Vous pouvez vous procurer ce livre par souscription auprès du Musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges et du Cher

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- cérémonie du 7 septembre 2004

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samedi 16 février 2008

La chance de ma vie (Raymond Treppo)

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le livre de Raymond Treppo



- La chance de ma vie, Raymond Treppo, éditions Publibook, 2006. (sur Publibook, lecture des premières pages du livre)

- commander le livre sur Amazon.fr

- paroles de vétérans : à propos du livre de Raymond Treppo, une rencontre-dédicace à la Fédération de Paris du PCF le jeudi 22 mars 2007 - vidéo sur dailymotion


Treppo_couv_verso


préambule

La chance de ma vie fut sans aucun doute, celle de devenir communiste.

J'aurais pu passer "à côté", j'ai pleinement conscience que mon attachement au Parti communiste français depuis plus de soixante ans, a été une source d'enrichissement humain extraordinaire.

Avec ma famille, j'existe pour nous mais peut-être également pour les générations futures, j'ai le sentiment d'avoir participé à une oeuvre utile.

Aujourd'hui à 83 ans, j'éprouve le besoin d'écrire, de témoigner sur le cheminement de ma vie qui, dans sa démarche, pourrait être celui de nombreux militants.

Raymond Treppo


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vendredi 15 février 2008

Arthur Buchmann (1924-2008)

Buchmann_portrait
André Buchmann (1924-2008) 


Arthur Buchmann


Arthur Buchmann, qui fut membre du bureau de l'Amicale des vétérans, a été inhumé le 7 janvier 2008. Un hommage ému lui a été rendu par le secrétaire de la Fédération de la Moselle et par Robert Tirlicien, membre de notre bureau national.

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Buchmann_portrait"Secrétaire de la Fédération de la Moselle du PCF et membre du Comité central du PCF de 1964 à 1988, Arthur Buchmann est mort à quatre-vingt-trois ans.

Dès 1938, il avait participé avec son père à la collecte de vivres, de vêtements et de médicaments en faveur des républicains espagnols, dans leur ville Hagondange, dirigée par les communistes.

Autre expérience marquante, l'Occupation, particulièrement éprouvante dans l'Alsace-Lorraine annexée.

Élu délégué CGT dès 1946, il devint secrétaire général de l'union départementale en 1953, qu'il dirigea jusqu'en 1964, après avoir assumé des responsabilités dans les instances nationales de la Fédération des Métaux.

Militant du PCF depuis 1945, il devint responsable départemental en 1964 et accueillit dans la fédération Marcel Servin, dirigeant national «renvoyé à la base», avec Laurent Casanova, et travailla en étroite collaboration avec lui.

Il représenta le PCF - vingt-trois ans membre de sa direction nationale, il appartint également à sa Commission de contrôle politique jusqu’en 1987 - lors de nombreuses élections et incarna une des figures les plus marquantes du «communisme syndical» en Lorraine. Il joua un rôle important dans les combats contre la casse industrielle ou les fermetures des mines de charbon ou de fer."

bulletin n° 44
et Humanité du 8 janvier 2008

acieries_Hagondange
aciéries d'Hagondange avant 1970

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Buchmann___Ansart
Arthur Buchmann en discussion ; à sa droite, De Pietri ; à sa gauche Dujoff
et au fond, Gustave Ansart (1923-1990)


Buchmann_groupe_Poperen
Jean-Claude Bour, Arthur Buchmann, Claude Poperen, alors membre du BP, et R. Guyot


Buchmann_tribune_Lajoinie_Marchais
de gauche à droite, Arthur Buchmann, André Lajoinie, Cassoni et Georges Marchais


au_bureau
au bureau : Jean-Claude Bour et Arthur Buchmann



minekraemer15
ligne ferroviaire entre la Mine Kraemer à Volmerange-les-Mines
(Moselle) et l'Usine de Dudelange (Luxembourg)
(photo collection : Emile Kreins) (source)


- merci à Robert Tirlicien qui nous a envoyé les photos d'Arthur Buchmann (cliquer sur les images pour les agrandir)

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Posté par danielrenard à 10:37 - - Permalien [#]